Kia Niro restylé, un crossover de plus…
Présenté en Corée du Sud, le Kia Niro restylé arrive dans un contexte pour le moins dense. En quelques mois, Kia a déjà retouché le Stonic et le Sportage, tout en lançant le Seltos. Le constructeur se retrouve donc avec une offre de crossovers pléthorique, dans laquelle la différenciation devient parfois un exercice délicat. Le « syndrome Audi », diront certains. Dans ce paysage, le Niro évolue sans révolution, mais affine son style. La face avant adopte les codes du langage « Opposites United », maxime propre à la marque, avec des phares plus fins, une signature lumineuse plus moderne et une calandre épurée. De profil, le montant C contrasté disparaît au profit d’un élément plus discret peint couleur carrosserie, tandis que l’arrière reçoit de nouveaux feux au dessin affiné. Des jantes inédites de 18 pouces complètent l’ensemble. Suffisant pour le distinguer du précédent ? À voir.
Consensuel
À l’intérieur, comme souvent chez Kia, le Niro joue une carte plus consensuelle que l’extérieur, mais efficace. La présentation reste familière, tout en intégrant deux écrans de 12,3 pouces dédiés à l’instrumentation et au système multimédia, désormais plus modernes. Les matériaux et les finitions progressent, sans bouleverser l’ergonomie. Kia fait d’ailleurs le choix assumé de conserver des commandes physiques pour les fonctions essentielles, un détail appréciable à l’heure du tout tactile. Côté motorisations, aucune nouveauté n’est annoncée pour l’instant : le Niro devrait poursuivre avec ses versions hybride, hybride rechargeable et 100 % électrique. Une continuité rassurante, dans une gamme où le plus difficile n’est peut-être plus d’innover, mais de rester reconnaissable.

