Problème à l’horizon pour la Ferrari électrique
Au départ, il n’y avait rien, puis Maranello dit « que la lumière soit ! ». Et la Ferrari Luce fut. Ou du moins, la Luce, qui devait initialement s’appeler « Elettrica », aurait dû être. Mais au moment de proposer ce nom qui, on le rappelle, signifie littéralement lumière en italien, et désigne plus généralement l’électricité dans la langue de Dante, les gens de la marque n’ont apparemment pas bien fait leur travail de recherche. Car Luce est une marque déposée il y a des lustres par un autre constructeur, et ce constructeur vient de prolonger ses droits sur l’appellation.
Japan only
Le constructeur en question, c’est Mazda, qui a lancé le nom Luce en 1967. Il désignait alors le modèle haut de gamme de la marque, dessiné par Giugiaro, et connu en dehors du Japon comme les Mazda 1500, 1800, ou R130 dans le cas du coupé à moteur rotatif. La Luce est restée au catalogue Mazda sous différentes formes (mais en général de grandes berlines relativement luxueuses) jusqu’en 1991, avant que le nom disparaisse. On peut donc comprendre que la chose soit passée sous les radars de Ferrari, et que ce nom poétique se soit imposé pour un futur modèle électrique. Seulement voilà, Mazda a récemment prolongé son droit exclusif sur ce nom pour le marché japonais. La suite ? On verra. Il est en tout cas peu probable que Ferrari utilise un nom différent uniquement pour le Japon, et il est aussi peu probable que la marque italienne gagne un procès pour arracher le nom à Mazda, qui peut s’appuyer sur son histoire. Le scénario le plus plausible est donc que Ferrari invente un nouveau nom. Les paris sont ouverts !

