Stoffel Vandoorne ne croit pas dans les chances de podium de Peugeot au Mans: « Pour nous, un Top 5 serait déjà une victoire »

il y a 1 sem. Olivier de Wilde

Le Belge estime que les 9x8 sont toujours dans la même position défavorable que lors des deux dernières éditions des 24H du Mans.

Après la pole de Francorchamps, la belle course de la 9x8 de Malthe Jakobsen avant un accident inévitable et le meilleur tour des 6H signé par Stoffel Vandoorne, on aurait pu espérer que les Peugeot puissent viser quelque chose de bien cette année pour célébrer les cent ans de la première participation de la marque au Lion dans la Sarthe.

Mais Stoffel Vandoorne, très réaliste, n’y croit absolument pas.

« Honnêtement, cela s’annonce à nouveau compliqué pour nous cette année, » nous a-t-il confié. « Ce ne sera pas très différent de 2025. Le plateau s’est certes resserré, mais nous sommes, hélas, toujours en queue de peloton. »

Les moins rapides des Hypercars dimanche, à une seconde des meilleurs, les Peugeot n’auraient donc pas caché leur jeu. « Non, pas du tout, contrairement à d’autres… Nous ne serons pas en mesure de viser la pole. Je vois plutôt une Cadillac ou une BMW. En course, les Ferrari et les Toyota seront là. Ce n’est plus de l’endurance. Tout le monde a désormais acquis un très bon niveau de fiabilité. La différence se fait à la vitesse et un peu en stratégie. C’est clairement devenu un sprint. »

Mais pourquoi donc les « Lionnes » ne parviennent-elles pas à sortir les griffes lors du plus grand rendez-vous de le saison, celui qui justifie les moyens ?

« Tout d’abord car cette année nous n’avons pas d’évolution. Ensuite car la BOP du Mans n’est pas celle du reste du championnat WEC. Le problème est que les données de notre proto sont meilleures en soufflerie et sur le papier que dans la réalité. Les responsables refusent d’en tenir compte et donc on se retrouve toujours avec un handicap par rapport aux autres. »

Dans ce cas que peut espérer Peugeot sur cette 94ème édition ? « Marquer des points, soit un Top 10. Il y a tout de même 18 Hypercars au départ. Un Top 5 sera très difficile. Honnêtement pour nous, sans pluie, ce serait comme une victoire. C’est frustrant et pas ce que l’on voudrait, mais on ne peut rien y faire. Alors comme toujours, on va donner le meilleur de nous-mêmes et essayer de tout optimaliser. Mais l’on sait très bien que le problème ne vient pas des pilotes… »

Quand vous savez qu’au final les perspectives de succès voire même de podium sont très faibles, les 10 jours du Mans doivent sembler bien longs. « C’est long oui, mais on essaie tout de même d’en profiter un max. L’ambiance est très bonne. C’est la plus grande course du monde, un chouette partage avec les fans. Alors on s’efforce de garder le sourire. »

Mots-clés: Endurance Sports Moteur

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