Après les pompiers, Renault se met au service des maires…et des militaires
On n’arrête pas le progrès chez Renault, ou plutôt…les partenariats. Depuis son départ de Russie en 2022, qui était à l’époque son second marché en volume après l’Europe, Renault a cherché à multiplier les accords de collaboration avec d’autres constructeurs et entreprises spécialisées, pour poursuivre son développement malgré l’absence du Soldat Russie et satisfaire l’appétit de ses usines. Il y en a eu avec Geely et Aramco pour le développement de moteurs, avec Nissan et Mitsubishi pour la fourniture de modèles clé en main, avec Volvo Trucks pour la production de véhicules utilitaires électriques en Normandie (Flexis, aujourd’hui caduc), et prochainement, avec Ford pour le lancement d’une gamme de petits modèles à batteries en Europe. Mais ce n’est pas tout ! Renault tisse aussi sa toile dans le secteur de la Défense et des services publics…
Une Twingo au service des maires
Le groupe, qui peaufine actuellement la future version de série de la Renault 4 4Rescue, un véhicule électrique d’intervention conçu pour assister les services d’incendie et de secours dans des tâches difficiles et/ou en environnement reculé, a présenté cette semaine au Salon Vivatech, à Paris, un autre véhicule d’intervention : la cleveR Insights. Sur une base de Twingo, ce curieux véhicule, bardé de caméras et de capteurs (pollution, bruit, sécheresse, dégradation…), a été pensé pour aider les mairies ou les administrations à cartographier leur territoire et leur remonter des problèmes liés à la voirie ou à d’autres aspects de la vie publique. La voiture pourra par exemple indiquer les emplacements de nids de poules, de fissures, de tags, ou de dépôts sauvages, analyser la qualité de l’air, identifier les zones bruyantes etc. Le bras armé des mairies du futur ? L’avenir nous le dira.
Des Rafale et Trafic pour assister les militaires
Toujours cette semaine et toujours à Paris, mais cette fois-ci au Salon Eurosatory, la marque au losange a dévoilé deux concepts de véhicules, cette fois-ci militaires ! Le 4Troop est basé sur un Renault Rafale 4X4 légèrement modifié, et doit servir pour « des missions de reconnaissance, de surveillance, d’escorte ou de soutien logistique ». Il dispose d’un système de recharge bidirectionnelle pour alimenter des appareils sur les théâtres d’opération, d’une plateforme de décollage de drones, et de plusieurs systèmes de communication dopés à l’intelligence artificielle. Il pourrait, à terme, rejoindre les flottes des armées françaises, au même titre que le Trafic 4Troop dévoilé en parallèle, un fourgon électrique dont on sait moins de choses si ce n’est qu’il pourra faire décoller et atterrir de nombreux drones d’application militaire. Ces deux véhicules s’inscrivent dans un contexte plus large où Renault s’apprête à produire des drones dans son usine du Mans pour le compte de l’entreprise Turgis-Gaillard, et sous l’égide de la direction générale de l’armement (DGA). Des partenariats tous azimuts pour le groupe, qui cherche à tout prix à rester compétitif après la perte du marché russe, et alors que le contexte automobile reste très incertain en Europe. « L’union fait la force ! »


