Edito - J'aurai essayé !

il y a 12 h Stéphane Lémeret

La tentation est forte mais je résiste à l’envie de vous parler de ce qui a enflammé la toile au mois de mai. Je pense bien sûr à la Ferrari Luce.. Notre envoyé spécial à Rome vous en parle déjà suffisamment, et nos essayeurs vous font part de leur avis personnel au sujet de cette… chose. Deux avis très différents mais finalement pas contradictoires, puisque je suis d’accord avec les deux. Rendez-vous dans notre magazine pour ce sujet brûlant !

C’est aussi de voiture électrique dont je voudrais vous parler ici. Pour la première fois de ma vie, je me suis en effet risqué à effectuer un voyage à l’étranger en EV. Je vous rassure : pas trop loin pour cette première expérience, puisque c’est au circuit de Dijon que je me suis rendu en Mercedes CLA. Annoncée comme ayant une autonomie potentielle de près de 800 km et une capacité de charge très rapide, je m’étais dit que le risque de galère était limité. Oh, bien sûr, je m’attendais à quelques mauvaises surprises. Mais pas à revenir de Dijon en disant : « Un voyage à l’étranger en électrique ? Plus jamais ! ». Cette page est bien trop petite pour vous conter toutes mes galères dans le détail. Celles-ci ne sont évidemment pas liées à la voiture choisie, bien au contraire puisqu’il reste évident que cette CLA est une des meilleures électriques du monde. Mais c’est bien ça le problème : si même avec la meilleure électrique du moment il est impossible de faire un aller-retour à Dijon sans perdre un temps fou, c’est qu’on est encore très loin du compte ! 

Déjà, à moins de suivre les camions, il est impossible de rejoindre Dijon sans recharger. Et c’est évidemment là que les ennuis commencent, avec des files aux stations (alors qu’il n’y avait pas grand monde sur la route !) et une prise ne voulant pas s’enlever après la charge, m’obligeant à tirer de toutes mes forces pour pouvoir repartir (merci à l’employé TotalEnergies pour le conseil). Ça commençait mal mais ce n’était rien par rapport aux heures perdues sur place pour essayer de trouver une borne pas trop lente et fonctionnant avec le badge fourni par Mercedes. Un enfer ! Pour résumer, le fait d’avoir voyagé en voiture électrique m’a fait perdre au moins 5 ou 6 heures sur l’ensemble de l’aller-retour et du séjour à Dijon. Alors, les pro-électriques peuvent me dire tout ce qu’ils veulent (y compris que 5 heures dans une vie, ce n’est pas grand-chose) mais je ne suis pas près de répéter l’expérience. Cela fait peut-être de moi un vieux c… mais il va falloir que tout cela évolue sérieusement avant que je ne m’y risque à nouveau. Mais au moins, les Ayatollahs de l’électrique ne pourront plus me dire : « Comment peux-tu dire qu’il est impossible de partir à l’étranger en électrique puisque tu n’as jamais essayé ? ». Une fois, mais pas deux ! 

Mots-clés: Insolite

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