L’Europe va encore durcir le ton face aux voitures chinoises

il y a 13 h Laurent Zilli

La surtaxe imposée par l’EU aux voitures électriques importées de Chine était un bon début. Mais il restait une brèche que l’industrie a bien sûr exploitée. Cette brèche pourrait bientôt être colmatée.

Fin 2024, l’Europe a mis en place une surtaxe sur les importations de voitures électriques produites dans l’Empire du milieu. L’idée n’était bien sûr pas de mettre un coup d’arrêt à une déferlante, mais bien de réduire un avantage concurrentiel largement en faveur de la Chine. Cette dernière a trouvé la faille et a réagi très rapidement, en misant plus largement sur les hybrides, rechargeables ou non. Aujourd’hui, ce sont ces voitures qui causent le plus de tort aux marques européennes, et participent à la croissance des constructeurs chinois sur le marché européen. Mais comme nous l’avons souligné récemment, l’Union européenne semble décidée à ne plus se laisser faire.

Taxe sur les hybrides

Selon un article du quotidien Handelsblatt, des discussions seraient déjà en cours au sein des institutions européennes pour élargir aux hybrides chinoises le chant d’action de la surtaxe sur les importations. L’étude officielle serait même déjà lancée, et d’aucuns pensent que la mise en application serait une question de mois.
Là encore, il n’est pas question de bloquer purement et simplement les importations chinoises, mais de rendre leurs tarifs moins attractifs. Par ailleurs, la première vague de taxes a eu un effet bénéfique, puisque de plus en plus de constructeurs chinois développent des projets de production sur le territoire européen. Et l’UE n’a peut-être pas encore dégainé toutes ces armes. La prochaine étape pourrait être d’imposer à ces constructeurs désireux de s’installer en Europe un certain nombre de contraintes : le transfert de technologie, acheter 60% des composant à des sous-traitants locaux (pour éviter les importations « en kit »), employer au-moins 50% de personnel européen, etc. Bref, qu’on se le dise, les voitures de marques chinoises font désormais partie du paysage et ne disparaîtront pas. En revanche, l’Europe n’ayant plus peur d’une confrontation commerciale avec la Chine, ces marques devront faire comme les marques japonaises dans les années 1970, et les coréennes 30 ans plus tard : respecter les règles. 

Mots-clés: Insolite

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