BMW M2 M xDrive : la propulsion fait une infidélité
La petite bombe de Munich continue sa transformation. Après une mise à jour technique en 2024, la BMW M2 accueille désormais la transmission intégrale M xDrive, une première dans l’histoire du modèle. Une annonce qui fera sans doute grincer quelques dents chez les puristes, mais qui pourrait aussi séduire ceux qui aiment exploiter les 480 ch du six-cylindres 3.0 biturbo sans avoir à négocier chaque sortie de virage avec le train arrière. Car BMW l’assure : malgré l’arrivée des quatre roues motrices, l’ADN de la M2 reste résolument orienté propulsion. En conduite normale, toute la puissance est envoyée aux roues arrière, tandis que l’essieu avant n’entre en scène qu’en cas de besoin.
Une efficacité en hausse, un caractère préservé ?
Le système M xDrive travaille de concert avec le différentiel actif M, l’antipatinage spécifique et le contrôle de stabilité pour répartir le couple avec une précision chirurgicale. Les conducteurs les plus téméraires pourront même sélectionner un mode 2WD qui désactive l’intervention de l’essieu avant et du DSC pour retrouver des sensations plus authentiques. Malgré un embonpoint d’environ 60 kg, cette M2 gagne en performances avec un 0 à 100 km/h expédié en 3,7 secondes, soit trois dixièmes de mieux que la version propulsion. BMW profite également de cette évolution pour introduire la technologie de combustion à préchambre M Ignite, dérivée de la compétition, destinée à améliorer le rendement du célèbre six-cylindres tout en le préparant aux futures normes Euro 7. La BMW M2 M xDrive arrivera sur le marché à la fin de l’été 2026. Affichée à 90 800 € en Allemagne, elle réclame environ 3 000 € de plus que la version propulsion. Un écart finalement assez modeste si l’on gagne réellement en efficacité. Une M2 plus rapide, plus polyvalente et toujours capable de faire parler l’arrière-train quand son conducteur le décide : finalement, tout le monde devrait y trouver son compte.

