Salon de Bruxelles 2026 - Toutes les nouveautés de la 102e Edition (Partie 1)
Alfa Romeo – Palais 5
Outre la Junior, Alfa Romeo fera la part belle au Tonale, qui vient d’être remanié en 2025, avec des changement esthétiques et techniques, comme l’adoption d’une planche de bord digitale. Le constructeur entame une étape intermédiaire de son existence en s’appuyant sur les excellents modèles qui composent sa gamme actuelle, comme la berline Giulia et le SUV Stelvio. Ceux-ci ne disposent pas de versions hybrides ou électriques, qui apparaîtront sans doute sur les nouvelles générations, dont le développement se fera en parallèle de certains modèles Maserati, qui appartient aussi à Stellantis.
Alpine – Palais 5
Les visiteurs pourront découvrir le dernier bambin de la famille : l’A390, SUV électrique aux 470 chevaux et 557 kilomètres d’autonomie, dont l’ouverture des commandes est intervenue début novembre.
La marque dieppoise, en plein virage 100% électrique, exposera aussi sa citadine A290 (220 chevaux, 380 kilomètres), dérivée de la célèbre Renault 5 E-Tech.
Pour un dernier adieu, l’Alpine A110 R en version finale « Ultime » fera son chant du cygne, à six mois de son retrait du marché prévu pour juin 2026. La future génération de la berlinette, par qui tout a commencé, est attendue en 2027, exclusivement en motorisations électriques, sauf revirement stratégique de la part de Renault.
Audi – Palais 11
Vedette du stand, l’Audi Concept C est une voiture de sport 100% électrique à deux places, qui inaugure une nouvelle orientation stylistique pour la marque. Silhouette épurée, proportions affirmées, signature lumineuse inédite : ce concept esquisse ce que pourraient devenir les futures sportives Audi, et alimente déjà les spéculations sur un possible successeur électrique de la TT.
Autour de ce manifeste de design, Audi expose une gamme particulièrement jeune : sur les 17 modèles présents, pas moins de 14 ont été lancés ou renouvelés au cours des 18 derniers mois. De l’A1 à l’e-tron GT, en passant par les Q et la nouvelle génération de modèles électriques sur base PPE, le stand illustre une marque en pleine phase de renouvellement, davantage dans la continuité que dans la rupture. Une approche mesurée mais cohérente, dont le Concept C donne la lecture la plus ambitieuse.
BMW – Palais 7
Chez BMW, le Salon de Bruxelles est avant tout marqué par une première très attendue : le public belge pourra enfin découvrir en vrai le iX3 Neue Klasse (voir essai dans ce magazine). Un modèle capital pour la marque, puisqu’il inaugure une nouvelle génération de BMW, tant sur le plan du design que de la technologie.
Sur le stand, BMW expose également le Vision Driving Experience, un concept spectaculaire servant de vitrine technologique. Doté du système central « Heart of Joy », il préfigure les architectures logicielles et dynamiques qui équiperont tous les futurs modèles Neue Klasse. Plus démonstratif que concret, ce prototype souligne néanmoins l’ambition de BMW : renouer avec une lecture plus émotionnelle et plus cohérente de la performance électrique. Un Salon charnière pour une marque qui prépare clairement son prochain grand chapitre.
BYD – Palais 7
La grande nouveauté du stand BYD sera la première belge de l'Atto 2 DM-i. Déjà proposé en version 100 % électrique, le petit SUV se décline désormais en « Super hybride ». Cette variante hybride rechargeable conserve le silence et la réactivité d'une voiture électrique, ajoutant la sérénité de l'autonomie. Deux capacités de batteries sont proposées : 7,8 kWh procurant 40 km électriques, ou 18 kWh offrant alors jusqu’à 90 km. Sur cette dernière, l'autonomie totale du véhicule atteint… 1.000 km !
Comme l'électrique, l’Atto 2 DM-i se distingue par un rapport prix/équipement particulièrement attractif. A partir de 27.490€, il propose notamment un écran central de 12,8 pouces, une instrumentation numérique, les aides au stationnement, les essuie-glace automatiques et le régulateur adaptatif. Les sièges chauffants, le toit panoramique ou encore la caméra à 360° sont réservés à la finition Boost, facturée 3.000€ plus cher. Il sera exposé aux côtés de l'ensemble de la gamme BYD (9 voitures au total) mais aussi un modèle unique de Yangwang, la marque de luxe du constructeur.
Citroën – Palais 5
La gamme de la marque au double chevron a fait l’objet de nombreuses attention ces deux dernières années avec, notamment, le renouvellement de la berline C3, disponible en variantes hybrides et électriques. Un modèle qui continue à remporter les suffrages d’une clientèle attirée par sa fonctionnalité et son confort de marche. Plus haut en gamme, on trouve le C5 Aircross, lui aussi renouvelé pour 2026, et en lice pour le titre de Voiture de l’Année (voir pages précédentes).
Mais l’attention du public devrait être attirée par la concept-car ELO, un monospace compact (4,10m de long) 100% électrique, capable d’emmener six passagers. Voilà qui rappelle le fameux modèle Multipla produit à l’époque par Fiat, et qui annonce peut-être le retour d’un modèle Picasso. Bruxelles exposera ce modèle original en première mondiale, saluant ainsi les origines de son directeur du design qui n’est autre que le Belge Pierre Leclercq.
Cupra – Palais 11
En première nationale sera exposée la future citadine électrique Raval, prévue pour 2026. Encore savamment camouflée, cette cousine de la Volkswagen ID.Polo est annoncée avec 450 kilomètres d’autonomie, et sera positionnée à un prix situé sous le seuil symbolique des 25 000€. Une nouveauté électrique très attendue pour la marque, qui espère se faire une place de choix sur ce segment florissant en Europe. Voir essai dans ce magazine.
Dacia – Palais 5
Dacia entend bien continuer à surfer sur la vague du succès en 2026, et commence l'année par un florilège de nouveautés. Les plus notables sont évidemment les Sandero et Jogger restylés arborant entre autres une nouvelle signature lumineuse. Ils en profitent aussi pour enrichir leur dotation et, surtout, pour revoir l'offre mécanique. Apparaissent ainsi le moteur essence TCe de 100ch, (Sandero et Stepway) et une nouvelle motorisation Eco-G 120 de 122 chevaux, en boite manuelle ou automatique. Motorisation que l'on retrouve aussi désormais sous le capot du SUV Duster. Enfin, le moteur Hybrid 155 apparu sur le Bigster, finaliste de la Voiture de l’Année se généralise sur l'ensemble de la gamme. Quant à ce dernier, il s'enrichit d'une inédite variante hybrid-G 150 4x4 associant LPG et micro-hybridation. Une association intelligente qui permet de rouler jusqu'à 1.500 km entre chaque plein !
La citadine électrique Spring aussi reçoit une profonde refonte mécanique, laissant désormais le choix entre deux moteurs de 70 et 100 chevaux, et une batterie LFP de 24,3 kWh portant son autonomie à 225 km WLTP. Enfin, le concept Hipster, micro-citadine basique, modulable et intelligente sera également de la partie.
DS Automobiles – Palais 5
Le haut de gamme de DS Automobiles sera visible pour la première fois du grand public à Bruxelles. La marque française peine à se frayer une place au soleil sur le marché « premium » et le Salon de l’Auto constitue une opportunité à ne pas manquer. Cette nouvelle DS N°8, longue berline tout en angles acérés, affiche un look imposant. Elle est pour l’heure disponible uniquement en versions électriques (en deux et quatre roues motrices, pour une puissance de 350 chevaux), dont une « Long Range » pour laquelle la marque revendique une autonomie de 750 km.
A ses côtés, DS Automobiles mettra en scène la N°4, évolution de la DS4 qui, elle, est disponible en variantes électriques, hybrides ou PHEV. Elle offre dans un format compact tout le savoir-faire de DS Automobiles, en matière d’aménagement intérieur et de confort.
Fiat – Palais 5
Première marque du groupe Stellantis en termes de volumes des ventes au niveau mondial, Fiat fera l’objet de toutes les attentions à Bruxelles. Le constructeur en a bien besoin, occupant aujourd’hui la 25e place du marché. D’où la présentation en « première mondiale » du nouveau Qubo L, un ludospace à sept places qui s’inscrit dans la ligne des modèles équivalents d’Opel et Citroën au sein de Stellantis.
Mais la marque italienne sera en effervescence autour de deux autres véhicules : la Grande Panda tout d’abord, qui est en lice pour le titre de Voiture de l’Année 2026. Et l’autre icône turinoise : la 500. Présentée en version électrique au départ, cette réinterprétation de la célèbre petite italienne arrive enfin avec une motorisation hybride. De quoi redonner vie à cette automobile mythique ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Ford – Palais 6
La principale attraction du stand est une évolution majeure du Ranger, présenté ici dans sa version hybride rechargeable mise à jour. Une vraie première pour le pick-up, qui gagne en maturité technologique tout en restant fidèle à son ADN utilitaire. Sa puissance atteint désormais 281 chevaux, ce qui renforce son positionnement à la fois professionnel et polyvalent.
Autour de ce Ranger PHEV revu en profondeur, Ford soigne aussi l’image avec de nouvelles déclinaisons MS-RT, au style plus sportif inspiré de l’univers M-Sport en championnat du monde des rallyes. Ce traitement est également décliné sur le Tourneo, proposé en versions hybride rechargeable et diesel. Enfin, Ford mise aussi sur une touche plus ludique, avec un circuit de miniatures télécommandées installé sur le stand. Pour les pilotes de 7 à 77 ans !
Honda – Palais 7
Chez Honda, c'est la nouvelle génération de Prelude qui tient la vedette. De retour après 25 ans d'absence, le coupé revient dans un marché de niche avec une motorisation hybride et une inédite transmission simulée S+ Shift qui recrée « le son, la sensation et l’engagement du conducteur lors de passages rapides de vitesses automatiques ».
Sous le capot, on trouve deux moteurs électriques pouvant être alimentés par une batterie modeste (1,05 kWh) ou combinés au moteur 2.0 essence 143ch pour procurer une puissance totale de 184 chevaux. Les performances et l'agilité sont garantis par des éléments empruntés à la Civic Type-R, notamment sur la suspension et les trains roulants. Pourtant, la Prelude est plutôt positionnée « GT », aussi à l'aise sur les routes sinueuses que sur les longs trajets (auto)routiers, grâce notamment aux choix entre plusieurs modes de conduite (Comfort, GT, Sport et Individual).
Hyundai – Palais 6
Hyundai va jouer sur tous les tableaux – ou presque – au Salon de Bruxelles. En parallèle de ses concept-cars Hyundai Three et Insteroid, le constructeur coréen exposera en première belge sa nouvelle IONIQ 6 N, variante survitaminée de la berline électrique, qui développe ici 650 chevaux et embarque de nombreuses technologies empruntées à la compétition voir essai dans ce magazine).
Elle trônera au côté du nouveau Nexo, la deuxième génération du SUV à hydrogène, qui a musclé son jeu et affiche désormais des airs de faux-4X4. Mu par un bloc de 204 chevaux, il revendique plus de 700 km d’autonomie en un plein. Surtout, Hyundai profitera de l’événement pour dévoiler en première mondiale le plus grand modèle électrique de sa gamme. Il s’agira sûrement d’une version 100% électrique du minivan Staria lancé en 2021, selon nos informations. Pour l’heure, c’est encore un secret bien gardé.
Jeep – Palais 5
Pour 2026, Jeep renouvelle un des modèles qui a largement contribué à son succès en Europe. Avec la nouvelle Compass, la marque américaine dispose d’une deuxième offre électrique, dont la version 4xe (hybride PHEV) fera son apparition à Bruxelles. Plus grand que le modèle précédent (avec une longueur portée à 4,55m), le nouveau Compass conserve un design typiquement Jeep ainsi que des prétentions tout-terrain de haut niveau.
Le stand de la marque présentera une autre nouveauté importante, déjà commercialisée aux Etats-Unis : le Wagoneer S. Ici encore, il s’agit d’un modèle électrique, mais nettement plus haut de gamme, qui vise à concurrencer l’univers du Range Rover et des SUV premium allemands. On saluera son design contemporain. Pour animer la gamme, Jeep présente aussi une série spéciale Avenger Black Edition du plus petit de ses modèles. Avec ces nouveautés, Jeep élargit à nouveau sa gamme en Europe, qui avait été sérieusement réduite ces deux dernières années.
KGM – Palais 6
Double nouveauté chez KGM : l'apparition d'un pick-up électrique compact baptisé Musso EV, et l'arrivée d'une motorisation hybride sous le capot de l'Actyon. Cette dernière permet au moteur 1.5l 150ch de réduire sa consommation à 6l/100km, en combinaison avec la traction avant. De quoi apporter le succès qu'il mérite à ce SUV au look dynamique et aux multiples qualités ?
Quant au Musso EV, il ne remplace pas le vénérable Musso diesel, mais complète l'offre avec un modèle plus compact, long de 5,16 mètres tout de même. Il partage de nombreux éléments avec le SUV Torres EVX, à commencer par sa face avant et son habitacle, spacieux, plutôt bien fini et très bien insonorisé. Côté technique, il laisse le choix entre un unique moteur 152ch et deux roues motrices, ou deux moteurs assurant 175 chevaux et quatre roues motrices. La batterie de 81 kWh promet jusqu'à 420 km (379 en 4x4) ce qui semble assez cohérent avec les 350 km que nous avons relevés lors de notre essai en toute fin d'automne.
Kia – Palais 5
Kia figurera parmi les constructeurs les plus observés du Salon de Bruxelles 2026, porté par une véritable première mondiale. Le 9 janvier, la marque coréenne dévoilera en effet l’EV2, un SUV 100% électrique de segment B conçu prioritairement pour l’Europe. Compact, rationnel et pensé pour un usage quotidien, il s’attaque à un segment clé, celui où se jouera une large part de la démocratisation de l’électrique dans les années à venir. Sans effet de manche, l’EV2 semble déjà appelé à devenir l’un des modèles structurants de la gamme.
Lors de la journée presse, Kia complétera ce lancement par la présentation des EV3 GT, EV4 GT et EV5 GT, qui prolongent l’offensive électrique de la marque sur un registre plus émotionnel. Mais le reste du stand raconte aussi autre chose : avec l’EV5 et le PV5 Passenger d’un côté, et le nouveau Stonic ainsi que la K4 de l’autre, Kia semble désormais assumer une approche plus équilibrée, mêlant électrique, hybride et thermique. Un recentrage pragmatique, qui intervient au moment même où l’Europe revoit ses certitudes et où les constructeurs ajustent leurs trajectoires, sans renier pour autant les investissements déjà consentis dans l’électrique. Enfin, Kia entamera peut-être le salon auréolée du titre de Voiture de l’Année, l’EV4 figurant parmi les finalistes.
Leapmotor – Palais 5
Au Salon de Bruxelles, Leapmotor confirme ses ambitions européennes avec une gamme resserrée mais stratégique de modèles électriques, pensée pour les attentes du marché belge. Le constructeur chinois est associé à Stellantis, pour son expansion internationale.
Lors de la journée de presse, Leapmotor dévoilera la nouvelle B03X, un SUV compact au budget serré, avec une autonomie intéressante (500 km selon les chiffres d’homologation en Chine). Autre nouveauté en « première mondiale », la berline B05, au look plutôt sportif, pour concurrencer des modèles tels que les MG4 et Volkswagen ID3. À ses côtés, le Leapmotor C10 joue la carte du SUV familial. Plus statutaire, plus spacieux, il se distingue par un design épuré, un intérieur technologique dominé par les écrans et une autonomie annoncée adaptée aux usages quotidiens et aux longs trajets. Leapmotor exposera aussi le B10, sorte de SUV compact, inspiré du design du C10.
Lexus – Palais 7
Chez Lexus, le Salon de Bruxelles s’articule autour de deux sujets précis. Le principal, c’est la nouvelle ES, qui entre pour la première fois dans l’ère du 100 % électrique. Déclinée en traction ou en transmission intégrale, elle annonce plus de 500 km d’autonomie et conserve le positionnement qui a fait le succès de la berline : confort élevé, technologie discrète et ambiance intérieure soignée, fidèle à la philosophie omotenashi de la marque.
L’autre attraction du stand est le RZ restylé, que nous avons découvert récemment en conditions réelles. Sur le fond, le SUV électrique progresse : batterie de 77 kWh, groupe motopropulseur plus efficient et recharge mieux maîtrisée. Mais c’est surtout l’introduction du volant Yoke, associé à une direction steer-by-wire, qui retient l’attention. Déroutant à basse vitesse, le système se révèle précis et cohérent en conduite plus ramide, et confirme la capacité de Lexus à innover sans tomber dans l’effet gadget.

