Quand le pétrole aide Toyota et ses électriques

il y a 7 h Laurent Zilli

Toyota a souvent été pointée du doigt pour son peu d’entrain sur le marché de l’électrique. Mais la marque est bien décidée à renverser cette réputation en créant une usine de batteries, avec l’aide… de l’industrie pétrolière.

Les batteries solides sont aujourd’hui la solution miracle attendue par les constructeurs de véhicules électriques. Cela fait des années que la marque japonaise vante les mérites potentiels de ces batteries, et semble être en passe de la lancer dans ses modèles. Toyota a en effet annoncé la construction d’une usine pour lancer la recherche et la production de batteries solides. Cette usine vise à produire des électrolytes, qui seront plus tard intégrés dans les batteries du constructeur. Les travaux de cette installation devraient se terminer en 2027, et il est prévu de produire plusieurs centaines de tonnes d’électrolytes solides par an. Toyota collabore également avec Sumitomo Metal Mining pour l’approvisionnement des cathodes hautes performances. Plus intéressant, le partenaire principal de Toyota dans cette aventure est le raffineur Idemitsu Kosan. Un pied de nez aux « complotistes » qui aiment dire que les pétroliers achètent les brevets de voitures propres pour les enterrer.

Vraiment révolutionnaire ?

Selon Toyota, ses premières batteries à l’état solide pourraient équiper des véhicules dès 2027-2028, offrant jusqu’à 1.000 km d’autonomie et une recharge de 10 à 80 % en seulement 10 minutes. Outre ces chiffres impressionnants, le crédo de la marque reste de proposer des voitures fiables et technologiques, tout en restant fidèle à sa clientèle habituelle. Cette avancée n’est toutefois pas isolée. Mercedes teste déjà des packs solides sur son EQS, la MG 4 explore une version semi-solide, et d’autres comme CATL ou Verge annoncent une commercialisation imminente de batteries solides.

Mots-clés: Insolite Toyota

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