La toute dernière « vraie » Bugatti est à vendre
Mais commençons par une remarque : par « vraie Bugatti », nous ne sous-entendons pas que les modèles actuels ne soient pas dignes de porter la marque. Comprenez simplement que celle dont nous parlons a été conçue alors que Bugatti était encore dirigée par un des fils du fondateur, avant sa faillite et son rachat par Hispano-Suiza.
Le fils en question était Roland Bugatti, catapulté à la tête de l’entreprise familiale un peu « par hasard », après la mort de son frère Jean, puis de son légendaire paternel, Ettore. Bugatti était alors déjà sur le déclin, et Roland avait tenté de relancer la marque au moyen d’une berline GT, la Type 101, basée sur le châssis et le moteur de la mythique Type 57. Résultat ? Sept voitures produites. Mais huit châssis…
Ghia
Cet ultime châssis, doté d’une version suralimentée (optionnel à l’époque) du 8 cylindres en ligne, c’est un collectionneur américain qui l’achète en 1961. Quelques années passent encore avant qu’il en fasse quelque chose, et il s’adresse alors à Virgil Exner, l’un des designers américains les plus influents de l’époque. Celui-ci crée un roadster gracile mais à l’esthétique très audacieuse, dont la réalisation sera confiée au carrossier italien Ghia. La Bugatti Type 101C-X est présentée au public au Salon de Turin de 1965, avec l’espoir de refaire parler de Bugatti et de relancer la production. Ce ne sera pas le cas. La dernière Bugatti retournera alors aux USA, passera de main en main avant d’être conservée quatre décennies dans une très célèbre collection. Aujourd’hui, elle revient sur le marché, proposée par un négociant spécialisé du Missouri. L’annonce ne donne pas d’indication de son prix, mais certaines sources l’estiment entre deux et trois millions de dollars.
