Bruxelles lance la nouvelle amende LEZ… qui n’en est pas une
A Bruxelles comme ailleurs, les LEZ (zones basses émissions) ont toujours divisé l’opinion. Pour les uns, elles sont un outil indispensable pour améliorer la qualité de l'air dans les villes. Pour les autres, elles touchent surtout les plus faibles, qui doivent se rendre en ville pour travailler, par exemple, mais n'ont pas les moyens de remplacer une voiture pourtant encore en bon état. Dans le cas de la LEZ de Bruxelles, le débat est même remonté jusqu'au Conseil d'État. Mais alors que certains demandaient davantage de souplesse, les juges ont rappelé qu'il n'était pas si simple de mettre entre parenthèses une mesure destinée à protéger la santé publique. Autrement dit : repousser les restrictions pour les automobilistes, c’est priver les Bruxellois d'un environnement plus sain.
Compromis à la belge
Dans ce dilemme opposant deux types de discrimination, Bruxelles a, comme de juste, trouvé un compromis à la belge. Depuis ce 1er juillet, les propriétaires d'une diesel Euro 5 ou d'une essence Euro 2 qui pénètrent dans la capitale reçoivent bien une amende de 350 €. Mais plutôt qu’une pénalité, c’est un « abonnement d’office ». En clair, une fois le montant payé, le véhicule concerné peut continuer à circuler pendant un an dans la LEZ, sans risquer une nouvelle sanction.
Voilà comment la Région bruxelloise préserve le principe de la zone basse émission et répond aux exigences liées à la qualité de l'air, tout en laissant une porte de sortie aux automobilistes qui ne peuvent ou ne veulent pas remplacer immédiatement leur voiture. Personne n'obtient exactement ce qu'il voulait, mais chacun repart avec un petit morceau de victoire. On vit dans un pays merveilleux !
