Le marché électrique recule en Chine, danger pour les constructeurs européens ?
Selon les chiffres de l’Association Chinoise de l’automobile, il s’est vendu entre janvier et juin 2026 quelque 4,73 millions de voitures à batteries, 100 % électriques et hybrides rechargeables confondues. Un chiffre apparemment impressionnant, sauf que cela représente une baisse de 13% par rapport à la même période de 2025. Ce ralentissement du marché électrifié s’explique par plusieurs choses : l’économie chinoise est en peu bousculée en ce moment, et les consommateurs diffèrent leurs achats. Ils le font d’autant plus que le Gouvernement a, depuis plusieurs mois, commencé à réduire ses incitants à l’achat de VE. Entre fin des primes directes et des réductions fiscales, cela se traduit déjà par une perte de plusieurs milliers d’euros d’aide pour les consommateurs (jusqu’à 5.000 € pour les modèles les plus chers), et ce n’est pas fini. Le gouvernement a lancé la nouvelle phase de ses suppressions, et s’il maintient son plan actuel, les acheteurs chinois perdront encore près de 2.000 € d’incitants.
Direction exportation
En quoi cela nous concerne, direz-vous ? Parce que les constructeurs chinois réorienteront évidemment les véhicules qu’ils ne peuvent plus vendre chez eux… vers l’exportation, notamment en Europe. Va-t-on voir débarquer encore plus de voitures chinoises à prix cassé ? En fait, pas sûr. Car l’autre problème actuel de l’industrie automobile chinoise est la rentabilité. Salon un rapport du bureau d’analyse AlixPartners, seuls BYD, Xiaomi et Leapmotor sont rentables. Et seulement quatre autres constructeur pourraient (au conditionnel) le devenir d’ici 2030. Le match est donc plus que jamais engagé avec les constructeurs européens, et on espère que d’ici 4 ans, ils auront fait ce qu’il faut pour rester – ou redevenir – compétitifs.
