Ferrari sans langue de bois sur les commandes tactiles
Que ce soit sur le volant ou partout sur la planche de bord, les constructeurs tentent depuis plusieurs années d’imposer les commandes tactiles à retour haptique. Autrement dit, qui transmettent une petite vibration dans le doigt pour confirmer que la commande est bien prise en compte. Dès l’apparition de cette tendance, nous, journalistes automobiles, avons classé ces nouveautés parmi les FBI : fausses bonnes idées. Car même avec de l’habitude, il reste difficile de vraiment savoir où est le doigt et quelle commande il va activer, sans détourner les yeux de la route, ne serait-ce qu’une fraction de seconde. « Vous vous y ferez », « C’est le futur », « le public adore » et même « c’est un atout pour la sécurité », nous répondaient les responsables des marques quand on leur demandait pourquoi ils avaient fait ce choix. Mais aujourd’hui, ils sont nombreux à faire marche arrière suite à la pression des clients. Et chez Ferrari, on dit les choses comme elles sont.
Moins 50%
« Créer des commandes tactiles coûte moins cher. 50% moins cher. » C’est Benedetto Vigna, le CEO de Ferrari, qui le dit sans tourner autour du pot à Autocar India, à l’occasion du lancement de la 849 Testarossa dans le pays. Certes, l’écart est d’autant plus prononcé qu’il y a chez Ferrari une exigence d’apparence précieuse, moins forte pour une marque généraliste. Mais le fait est là : la seule raison d’être du tactile et du haptique, c’est l’économie, et rien d’autre. Et c’est un constructeur dont le modèle de base coûte 300.000€ qui le dit le plus clairement.
D’ailleurs, à toutes fins utiles, Ferrari a réagi aux critiques des propriétaires de Purosangue et de 12Cilindri, insatisfaits de leur volant haptique. Une nouvelle version dotée de vrais boutons est disponible dès aujourd’hui, et peut être installé en concession sur les modèles déjà en circulation. Des personnes concernées parmi nos lecteurs ?
