Les monospaces font leur comeback aux États-Unis, mais l’Europe en reste privée
La tendance du « tout SUV » est extrêmement dominante en Europe, ce n’est pas nouveau. L’année dernière, ce type de véhicule représentait ainsi 59,2% des nouvelles immatriculations, d’après Automotive News Europe. Au contraire, une catégorie autrefois reine des ventes ne semble plus intéresser personne : celle des monospaces familiaux. Du moins en Europe, car aux États-Unis, ils sont toujours aussi populaires ! Ainsi, en 2025, 393 812 monospaces neufs ont été vendus chez l’Oncle Sam, en hausse de 21% sur un an. Les acteurs de ce marché peuvent sembler lointains pour nous, car aucun d’entre eux n’est commercialisé sur le vieux continent. Le leader incontesté est le Chrysler Pacifica, qui, avec sa version dépouillée Chrysler Voyager, s’est vendu à 125 798 unités. Suivaient ensuite le Toyota Sienna (101 486 unités), le Honda Odyssey (88 462 unités), et le Kia Carnival, qui a enregistré la plus forte évolution avec +45 %, comptabilisant au total 71 917 immatriculations. De telles performances pour des monospaces sont impensables en Europe, où, en 2023, ils ne représentaient plus que 0,73 % des ventes.
Cette tendance attire de plus en plus les constructeurs.
Ce marché est perçu comme porteur d’avenir : les marques déjà présentes renouvellent leurs modèles en gardant la même recette, tandis que de nouveaux entrants cherchent à s’y implanter. C’est le cas de Mercedes-Benz, qui, grâce à son expérience dans les utilitaires et les véhicules de luxe, souhaite s’imposer sur le segment des monospaces haut de gamme et les minivans. Pour cela, elle compte miser sur son futur VLE, un grand van/monospace électrique, dont la présentation officielle est prévue le 10 mars. Il sera bien commercialisé en Europe, mais devrait séduire surtout une clientèle professionnelle, tant cette catégorie a été désertée par les particuliers. En revanche et comme nous venons de le voir, il pourrait connaître un avenir plus radieux de l’autre côté de l’Atlantique…



