Lancia Ypsilon : le moteur de la dernière chance ?
11 754. C’est le nombre d’unités de Lancia Ypsilon qui ont été vendues en Europe sur l’ensemble de l’année 2025. « Peanuts » pour la petite citadine italienne, qui lors de son lancement en 2024 avait pour ambition de bousculer les codes du premium sur le segment B. Sans vouloir s’attaquer directement à la Mini, l’Ypsilon « 3.0 » se rêvait en effet en trait d’union entre le monde des citadines généralistes (Renault Clio, Volkswagen Polo, Peugeot 208) et celui des rares citadines premiums. Mais la mayonnaise n’a pas du tout pris, sans doute parce qu’elle ressemble encore trop aux Peugeot 208 et Opel Corsa dont elle dérive directement, mais aussi parce que son prix d’appel peut être difficile à justifier par rapport à celui de ses cousines (elle coûte 4 000€ de plus qu’une Corsa !).
Une nouvelle version essence qui coûte 3 000€ de moins
Lancia souffre en outre d’un manque criant de notoriété en Europe, conséquence d’un plan produit inexistant : à l’heure actuelle, l’Ypsilon est le seul modèle qui figure à son catalogue, et comme nous venons de le voir…il ne se vend pas. Résultat et pour braquer à nouveau les projecteurs sur sa citadine, Lancia lui offre aujourd’hui le renfort d’une nouvelle motorisation, qui a le mérite de faire baisser son ticket d’entrée. Jusqu’à présent, elle n’était disponible qu’en version essence micro hybride de 110 chevaux, accolée d’office à une boîte automatique. Désormais, l’entrée de gamme sera assurée par le bloc 1.2L Turbo dans une version sans hybridation, qui développe 100 ch et embarque cette fois-ci une boîte de vitesse manuelle. Voilà qui permet à l’Ypsilon d’être moins chère de 3 000€, et de la faire débuter à 21 800€ en France (les tarifs belges ne sont pas encore connus). Alors, est-ce suffisant pour remettre Lancia sur les rails du succès ? Honnêtement on a un petit peu de mal à y croire…


