BMW craque à son tour : 8 000 emplois sacrifiés
On pensait BMW plus solide que les autres. Une gamme qui cartonne, une transition électrique mieux maîtrisée et des moteurs thermiques toujours très demandés : la recette semblait fonctionner. Pourtant, le constructeur bavarois vient de reconnaître que le contexte a brutalement changé. D'ici fin 2027, environ 8 000 postes disparaîtront, soit près de 5 % des effectifs mondiaux. Les chaînes de production ne seront pas touchées, mais les bureaux, le management et les services administratifs, eux, vont devoir serrer les dents. Près de 40 000 salariés allemands recevront dès cet automne une proposition de départ volontaire ou de préretraite.
Même BMW n'échappe plus au séisme
Ce plan social n'est pas seulement une histoire de réduction des coûts. Il symbolise surtout le changement d'époque que traverse l'industrie automobile allemande. En Chine, premier marché de BMW, les livraisons ont plongé de 30 % au deuxième trimestre, pendant que les constructeurs locaux gagnent du terrain à une vitesse impressionnante. Entre la guerre des prix, l'électrique qui rapporte moins, des coûts de production toujours plus élevés et une concurrence devenue féroce, même les références premium vacillent. BMW devra d'ailleurs provisionner près d'un milliard d'euros pour financer cette restructuration. Après Volkswagen, Mercedes-Benz et Porsche, c'est désormais le constructeur qui semblait le plus serein qui admet que la fête est terminée. Et à Munich, le slogan « le plaisir de conduire » laisse, pour une fois, la place à un mot beaucoup moins enthousiasmant : économies.
