Volkswagen fait ce que Citroën aurait dû faire
Chez Volkswagen, on se prépare à lancer un modèle d’une importance cruciale, censé faire oublier le semi-échec de la gamme électrique ID. Avec un prix d’attaque annoncé sous la barre des 25.000 €, l’ID.Polo doit convaincre. Elle a déjà pour elle ce tarif, ainsi qu’un look « normal », dans la continuité des voitures que l’on connaît. Elle transposera aussi la philosophie GTI dans le monde électrique, et ce n’est pas la seule corde nostalgique qu’elle tentera de faire vibrer. Les intérieurs froids, dominés par des écrans impersonnels ? Pas dans l’ID.Polo.
Golf 2
Des écrans, il y en a, évidemment. Mais, premièrement, Volkswagen poursuit sa volonté de rendre de vrais boutons physiques aux conducteurs. Le volant de la petite électrique en sera garni, comme il y a cinq à dix ans. Sur la console, on trouve aussi un vrai bouton rotatif permettant de régler le volume audio et de changer de plage de lecture. Mais la cerise sur le gâteau se situe au niveau du combiné numérique. Volkswagen permet en effet d’afficher une configuration qui reproduit fidèlement les compteurs analogiques des Polo, Golf et Passat du milieu des années 80. Bien sûr, les fonctions sont adaptées, le compte-tours étant par exemple remplacé par l’indicateur de puissance utilisée. C’est une excellente idée, a fortiori venant d’une marque peu connue pour sa fantaisie. Et l’on regrette que Citroën n’ait pas eu cette intuition avant. La marque possède pourtant une longue tradition d’instruments « exotiques » qu’on aurait pu réinterpréter. Imaginez, dans votre C3 ou votre C5 Aircross, avoir sous les yeux le tableau de bord d’une 2CV, d’une CX ou d’une DS… Acte manqué.

