BMW M5 Cabrio, celle qui aurait pu être
À la fin des années 80, la génération E34 de la Série 5 ne devait pas seulement exister en berline et en break. Au sein même de la division M de BMW, une déclinaison inattendue et redoutablement sexy avait été envisagée : une M5 cabriolet. Le prototype reprenait le museau agressif de la berline, mais la structure avait bien sûr été profondément adaptée, avec deux larges portières spécifiques, un pare-brise plus plongeant et une capote en toile (comme il se doit) à commande électrique. L’auto était suffisamment avancée pour qu’une présentation officielle soit envisagée au Salon de Genève 1989. Tout était prêt… jusqu’à ce que le rideau tombe brusquement, à seulement quelques jours de l’événement.
Trop chère… ou trop réussie
Pourquoi cette fin abrupte ? Si elle avait vu le jour, cette M5 Cabrio se serait positionnée tout en haut de la gamme, avec un tarif flirtant avec celui des modèles les plus exclusifs, tels que la Série 7 ou le coupé GT Série 8. On peut imaginer que pour les stratèges de la marque, une M5 décapotable, spacieuse et très rapide, piétinait les plates-bandes de ces deux modèles. Dommage, car l’idée d’une grande routière M découvrable reste, pour nous, plus séduisante que n’importe quel SUV surpuissant. Et on se prend à imaginer ce qu’aurait donné un cabrio E39, sur bande sonore de V8 atmosphérique. Mais avec des si…



