Le retour aux vraies Volvo grâce aux anciens patrons ?
Le départ de Thomas Ingenlath de Polestar n’avait surpris personne. Après le démarrage prometteur de la Polestar 2, la suite s’est révélée nettement plus compliquée. Les nouveaux modèles se sont fait attendre, n’ont pas convaincu lorsqu’ils sont arrivés, et la marque a peiné à trouver son rythme. La séparation avec Volvo, censée émanciper Polestar, a surtout transformé une relation fraternelle en rivalité intrafamiliale, entre deux marques du même groupe s’adressant à la même clientèle. Malgré une légère progression des ventes fin 2025, Polestar reste fragile, coincée entre pression sur les prix, coûts en hausse et instabilité boursière. Dans ce contexte, le départ d’Ingenlath à l’été 2024 ressemblait moins à un simple passage de relais qu’à un jet d’éponge.
Des Volvo à l’ancienne ?
Le retour d’Ingenlath chez Volvo, prévu pour février 2026, s’inscrit dans une démarche plus large. En avril 2025, la marque avait déjà sorti de sa retraite Håkan Samuelsson, qui avait dirigé Volvo de 2012 à 2022. Deux figures bien connues, rappelées à quelques mois d’intervalle… pour remettre un peu d’ordre et de clarté. Ces dernières années, Volvo a en effet eu la fâcheuse tendance de s’éloigner de ce qui faisait sa force : des voitures pensées d’abord pour la sécurité et l’ergonomie. Le virage très marqué du tout-à-l’écran a notamment laissé perplexes plus d’un fidèle de la marque. Ingenlath, lui, connaît parfaitement l’ADN Volvo. Entre 2012 et 2017, il a largement façonné l’image moderne du constructeur avec les XC90, S90, V90 ou XC40. Son retour, on l’espère, annoncera donc un recentrage salutaire. Lui-même a d’ailleurs déclaré qu’il avait hâte de retrouver les équipes pour concevoir « des voitures distinctives, pertinentes et fidèles à l’ADN de Volvo ». Sages paroles.
