Ferrari décroche une pole attendue aux 24H de Spa

il y a 2 j Olivier de Wilde

Alessio Rovera s’est montré le plus rapide lors des quatre phases de la Super Pole pour offrir à la Scuderia sa première pole depuis 2017. L’Italien a devancé la McLaren de Thomas Fleming de plus de quatre dixièmes.

Une Ferrari devant une McLaren et une Mercedes. Non ce n’est pas au GP de Belgique de F1 auquel nous allons assister ce week-end à Francorchamps, mais bien aux 24H de Spa.

Depuis les premiers essais payants de mardi, on savait qu’Alessio Rovera et les 296 GT3 en général étaient en grande forme sur le tracé spadois. Leur excellent châssis et leur connaissance des pneus Pirelli doivent sans doute les aider dans des conditions extrêmes (41 degrés à l’ombre et 55 sur la piste) jamais rencontrées chez nous à la veille d’un double tour d’horloge s’annonçant très très chaud.

Le nouveau système de qualifications n’a pas vraiment convaincu. Comme prévu, on est allé moins vite lors de la Q4 décisive avec un tour pour les quatre meilleurs qu’en Q1 avec l’unique train de pneus neufs. Il faudra donc le revoir pour l’avenir en imposant un pilote différent lors de chaque phase et en autorisant au moins deux trains de gommes neuves.

Ferrari grand favori

La pole a été signée en 2.18.613, soit près de cinq secondes moins rapide que la Lamborghini Huracan de Frank Perera il y a deux ans. La faute à la chaleur bien sûr, mais aussi à la règlementation spécifique de cette Super Pole avec tous les concurrents obligés de s’élancer avec 80 litres d’essence et des pneus qui avaient donc déjà une dizaine de tours.

En pole encore l’an dernier, la McLaren 720S s’élancera cette fois en première ligne pour la Garage 59 de Thomas Fleming, Louis Prette et Benjamin Goethe, leaders en Gold Cup.

Ferrari confirme son statut de favorite en plaçant trois autres 296 dans le Top 7 avec la #50 d’Arthur Leclerc au 3ème rang, la #71 de Frédérik Schandorff 5ème et la #74, première en Bronze Cup, de Dennis Marschall.

L’arbitre du match Ferrari-McLaren devrait être Mercedes. Si la #17 de Maxime Martin devra entamer sa remontada au-delà du 50ème rang suite à une erreur du team Getspeed (il aurait dû demander l’autorisation de retirer les graviers des freins en invoquant une raison de sécurité), la Verstappen Racing de Gounon-Juncadella-Lulham s’élancera depuis la quatrième position (mais à plus d’une seconde de la Ferrari en pole !), tandis que les leaders du championnat GT World Endurance Auer-Engel-Stolz s’élanceront 8èmes.

L’un des exploits de cette Super Pole est venu du jeune Israélien Ariel Lévi, sixième au volant de l’Audi R8 LMS Attempto Racing qui avait décroché le jackpot lors de la dernière course massacre de Monza. Ce qui nous fait donc au final quatre marques dans le Top 6.

BOP encore à ajuster pour certains

Mais il faut aller plus loin pour retrouver les autres. La première Ford pointe au 12e rang, la première Porsche (celle de Feller qui devra partir en fond de grille suite à un changement de moteur) seulement 16ème, la meilleure des BMW 18ème seulement grâce au tenant du titre Jordan Pepper, la nouvelle Lamborghini Temerario 20ème et l’Aston Vantage 007 Comtoyou de Drudi-Sorensen-Thiim seulement 24ème.

Pas de doute, les températures caniculaires ont joué des tours à certains qui n’ont certainement pas trouvé la bonne pression. N’empêche, le responsable de la BOP va devoir revoir un peu sa copie et ses balances s’il veut éviter qu’on assiste ce week-end à une manche du Ferrari Challenge et que d’autres grandes marques puissent faire autre chose que de la figuration. Mais pas facile bien sûr de mettre le curseur au bon endroit quand le mercure pète les plombs et le thermomètre s’enflamme.

Gageons toutefois qu’au vu des données encore enregistrées aujourd’hui, les forces en présence seront un peu plus équilibrées ce samedi à 16h. Car aujourd’hui, on était loin de voir tous les constructeurs dans la fameuse fourchette d’une demie seconde garantissant un maximum de spectacle et une course très ouverte.

Picariello premier Belge

Et les Belges ? Suite au renvoi de Maxime Martin au fond de la classe, c’est Alessio Picariello qui sera le mieux placé sur la grille sur la Porsche du Boutsen VDS. Le Carolorégien, deuxième ici l’an dernier, s’élancera depuis le 16ème rang, juste devant la BMW M4 WRT de Charles Weerts. On retrouvera ensuite les vieux potes Gilles Magnus (Porsche Boutsen VDS #10) et Ugo de Wilde (BMW M4 Rowe #998) partager la 14ème ligne, deux places devant la Ferrari de Jef Machiels et Gilles Stadsbader.

Les positions de nos autres compatriotes avaient déjà été figées la veille, même s’ils ont gagné encore quatre places suite à des pénalités durant la nuit.

Le départ des 24H de Spa 2026 sera donné ce samedi à 16h sous 35 degrés. Et des orages sont annoncés pour dimanche après-midi, lorsqu’on entrera dans la phase toujours décisive de notre double tour d’horloge.

Jusque-là, il faudra survivre : aux crashes, aux pénalités, mais surtout à la canicule. En pole pour la première depuis la 488 de James Calado en 2017, Ferrari est la mieux placée. Pas car elle partira en pole, mais bien car les 296 AF Corse semble particulièrement bien balancées… 

Photo SRO

Mots-clés: Endurance Sports Moteur

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