WRC Rallye Monte-Carlo : Grégoire Munster veut d’abord se faire plaisir : « On attend de la neige dès ce soir »

il y a 2 sem. Olivier de Wilde

On devrait revoir le Belgo-luxembourgeois en Mondial cette année, mais plutôt sur une Rally2 et avec une autre marque…

Après deux participations en tant que copilote, sur le podium du Safari Classic puis sur le toit au Dakar aux côtés de Jourdan Serderidis, Grégoire Munster est de retour au volant pour l’ouverture du WRC cet après-midi au Monte-Carlo.

Son contrat officiel M-Sport n’ayant pas été renouvelé (la fédération irlandaise aurait apparemment mis beaucoup plus d’argent sur la table que la luxembourgeoise ), c’est aux commandes de la Puma privée appartenant à son ami-mécène qu’il va tenter de rééditer ses exploits de 2025 avec un premier scratch mondial et deux deuxièmes temps.

Alors première question que l’on se pose : son matériel sera-t-il comparable à celui de McErlean et Armstrong ?

« Tout à fait, à quelques détails près. Ils ont affiné la répartition des masses sur leurs voitures au niveau de la roue de secours. C’est une petite évo dont je ne bénéficie pas, mais je ne suis pas 5% aux fraises. Et j’ai dû râler un peu hier pour avoir le même mapping moteur que les deux « usine ». Mais je n’ai pas 15 chevaux en moins. »

Mais tout de même une dizaine de moins qu’en 2025. Cela se ressent-il ?

« Oui à cause de la nouvelle essence FIA imposée. C’est un truc de fou. Au début du shake-down, j’ai cru que j’étais encore en mode liaisons. »

Votre ingénieur par contre est toujours celui dont vous disposiez ici l’an dernier…

« Oui, il est très expérimenté. Il s’occupait aussi d’Adrien Fourmaux en 2024. On s’entend bien. »

Vous vous attendez à quelles conditions pour cette édition du Monte-Carlo ?

« Compliquées. Pour l’instant il neige à Gap et sur les deux spéciales de ce soir. Je ne sais pas si cela va tenir, si on aura de la glace ou de la soupe pour le souper, mais dans tous les cas cela va glisser. »

Quelles sont vos ambitions sur cette épreuve ?

« Avant tout prendre du plaisir car je ne sais pas quand j’aurai encore la chance de rouler en WRC1. Maintenant, on veut bien faire. Je pense que tout est possible sur ce rallye. Il y a moyen de réaliser des coups sur des choix de pneus audacieux, de faire de gros écarts avec aussi une prise de risques au niveau pilotage. En général, j’aime bien les conditions difficiles. Il est clair que je voudrais d’office devancer les deux autres pilotes Ford. Ce sont mes premières références. »

Quand vous reverra-t-on en Mondial après le Monte-Carlo ?

« Je ne sais pas encore. On travaille sur un programme en Rally2 pour préparer 2027. Mais rien n’est encore fait ni fixé. Le premier objectif ce sont les rallyes asphalte du printemps. Mais on a besoin de soutien d’un constructeur. »

Et un rôle de pilote d’essai de la nouvelle Rally One de Lionel Hansen et Yves Matton, cela vous plairait ?

« Evidemment ! Là aussi on discute, mais il n’y a absolument rien de décidé.Je suis convaincu qu’il y aura plus de possibilité avec la nouvelle règlementation 2027 et je veux être prêt à les saisir. »

Photo M-Sport

 

 

 

 

 

Mots-clés: Rallye Sports Moteur

Articles à la une

Vidéo


Veuillez accepter les cookies marketing pour voir les vidéos

 Ouvrir les préférences

Inscription à la newsletter

N'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter

Je m’inscris