WRC Monte-Carlo après ES6: Solberg accentue son avance, Neuville (4e) s’accroche
La première boucle de ce vendredi a encore offert du grand spectacle avec deux spéciales sur trois marquées par des conditions hivernales aux passages des cols.
Et comme la veille, c’est Oliver Solberg, la bouche grande ouverte, qui s’en est le mieux sorti. Le jeune Suédois a signé le meilleur temps dans les ES4 et 6 où il a clairement fait la différence sur les portions enneigées, bien aidé sans doute aussi par sa meilleure position sur la route par rapport à Seb Ogier, Elfyn Evans et Thierry Neuville même si ces derniers n’ont plus à faire la trace aujourd’hui, ce rôle revenant à Joshua McErlean et Sami Pajrari repartis ce matin en Super Rally.
Hélas pour lui, le nouveau pilote Toyota a subi une crevaison dans l’ES5 seulement humide ce qui lui a fait perdre 27 secondes et un pneu à clous.
Ogier : « Inacceptable ! »
« Du coup, dans la suivante, j’ai dû composer avec trois cloutés et un pneu neige, » expliquait Oliver à l’arrivée avec désormais 1’04 d’avance sur Elfyn Evans. « Mais on a bien géré cela même si je suis relativement prudent pour éviter les pièges. »
Le décuple lauréat de l’épreuve Seb Ogier reste troisième du classement à 1.39.9 de son jeune équipier.
« Ma position sur la route n’est pas un avantage car les conditions s’améliorent au fil des passages, » regrette le Gapençais qui en a remis une couche hier soir au micro de Canal Plus sur les pneus Hankook. « Je n’ai jamais vu d’aussi mauvaises gommes de ma vie. C’est inacceptable à ce niveau. On a aucun grip. L’an dernier je n’ai rien dit, mais après un an dans la discipline ce n’est pas normal qu’ils ne travaillent pas et ne s’améliorent pas. »
Le manufacturier coréen est réputé aussi en circuit pour fournir des gros chèques mais pas des produits performants pour la compétition.
Derrière les trois Toyota de tête se partageant jusqu’ici tous les scratches, Thierry Neuville fait ce qu’il peut. Le Belge, quatrième devant Fourmaux et Armstrong (Ford) accuse déjà près de deux minutes de retard et comme toujours se plaint du manque de confiance dans sa voiture. « C’est dur, on fait ce qu’on peut, » lâche-t-il après avoir pris des risques sur la neige et la glace pour tout de même signer deux deuxièmes temps. On n’a pas réellement l’impression que tous les tests hivernaux pour mieux comprendre notamment les gommes dans le clan coréen aient porté leurs fruits. Pour l’instant en tout cas, on se dirige vers un podium 100% coréen, même si bien sûr rien, absolument rien, n’est encore joué, le second passage de cet après-midi s’annonçant particulièrement difficile.
Un 5ème chrono puis deux crevaisons pour Munster
Derrière, après avoir signé un bon 5ème temps ce matin dans la première, pas loin de Neuville et Ogier, Greg Munster a malheureusement dû déchanter en subissant coup sur coup deux crevaisons, la première avec changement de roue dans l’ES5. De quoi perdre encore plus de trois minutes et s’éloigner un peu plus de son objectif. Lui aussi doit maudire Hankook…
En WRC2, tandis que Yohan Rossel est reparti en Super Rally et a offert à la Lancia Ypsilon son deuxième scratch mondial, c’est son frère Léo qui mène la danse aux commandes de sa Citroën C3, 31 secondes devant la deuxième Lancia de Nikolay Gryazin.
Cherain se distingue avec un meilleur temps
Profitant d’une position de départ fort éloignée, de conditions s’améliorant au fil des passages mais aussi de son talent, Cédric Cherain (Skoda Fabia) a signé le scratch en Rally 2 (9ème général) dans l’ES4 en rattrapant deux voitures. Il occupe à ce stade la 18ème place au classement général, la 9ème en Rally2.
John Wartique (23ème) et Amaury Molle (25ème) continuent leur petit bonhomme de chemin et à se rapprocher du Top 20.
Armand Fumal (Alpine) est bien reparti en Rally2 après ses mésaventures de la veille. L’objectif est désormais d’arriver dimanche sur le port de Monaco. Pas évident dans ces conditions avec seulement deux roues motrices…
Photo Toyota



