WRC: Oliver Solberg surclasse la première étape d’un vrai Monte-Carlo !

il y a 2 sem. Olivier de Wilde

Le premier leader Elfyn Evans relégué à 44 secondes de la Toyota de tête. Les ex-champions Ogier et Neuville déjà à plus d’une minute. Bris de direction assistée pour Munster qui s’est musclé. Fumal out, Cherain meilleur Belge en Skoda.

C’est à un vrai Monte-Carlo auquel on a eu droit ce jeudi soir. Les concurrents ont rencontré au cours des trois premières spéciales quasi toutes les conditions possible hormis le sec : de la pluie, de la soupe, de la glace, de la neige et un brouillard tellement épais que les organisateurs ont décidé d’interrompre la spéciale au drapeau rouge après le passage des sept premières voitures.

« C’étaient des conditions de folie, » résumait Thierry Neuville. « Dans l’ES2, on n’avait aucune adhérence avec nos pneus à clous. »

« La pire spéciale de ma vie, je ne pouvais rien faire. Je n’ai jamais été aussi content de terminer une journée, » embrayait Sébastien Ogier qui a pourtant déjà remporté dix fois cette épreuve mythique. « Je n’ai jamais vu cela dans ma carrière. »

Il est très rare aussi qu’une spéciale soit neutralisée en raison des conditions météo. Mais deux des huit premiers pilotes à s’élancer étaient déjà sortis de la route (heureusement sans frais pour Fourmaux et Armstrong) de la route sans même s’en rendre compte. « A certains moments, on cherchait la route, » expliquait Hayden Paddon.

On dira donc que l’Automobile Club de Monaco a pris la décision la plus sage. Car après les treize abandons de la spéciale précédente, on risquait d’en perdre encore plusieurs dans le brouillard. « C’était trop dangereux, » estimait Thierry Neuville, cinquième du classement général à 1’25.9 d’un Oliver Solberg, seul à ne jamais se plaindre. Et à garder le sourire. « J’ai eu beaucoup de plaisir même si j’ai cru cent fois sortir de la route, » se marrait le nouveau pilote Toyota après avoir collé plus d’une demie minute à tout le monde sur la neige de l’ES2.

Le fils du champion du monde 2003 est aujourd’hui leader de son deuxième rallye seulement en Yaris WRC1 après s’être déjà imposé lors du premier en Estonie. « C’est pas mal cela 44 secondes d’avance après le premier soir. Mais ici cela ne signifie encore rien. »

Car on annonce des conditions hivernales tout au long du week-end, de la neige étant annoncée sur la première spéciale de ce vendredi qui sera disputée peu après 9h.

Outre Solberg qui s’affirme d’emblée comme le digne remplaçant de Kalle Rovanpera et un nouveau candidat au titre, l’autre bonne surprise de ce début de course est venue de John Armstrong, troisième de la fameuse ES2 et du général après avoir écopé d’un chrono forfaitaire qui l’a sauvé dans l’ES3 car il était sorti et avait perdu du temps avant que la spéciale ne soit neutralisée. Tout cela alors qu’il découvre la Puma WRC1 et le pilotage sur neige.

Grégoire Munster l’avait devancé dans l’ES1 avant, hélas, de casser sa direction assistée à trois km de l’arrivée de l’ES3. Il a donc dû disputer les 21 km de l’ultime spéciale à la force des bras. « C’est mon copilote qui tournait le volant dans les épingles. Je vais le sentir demain, » racontait le pilote de la Ford bleue regrettant sans doute que la spéciale n’ait pas été arrêtée cinq minutes plus tôt car il y a perdu pas mal de temps et pointe désormais en neuvième et dernière position des WRC1, à 3’49, derrière les premières WRC2 d’Eric Camilli (Skoda) et Nikolay Gryazin (Lancia).

Parmi les victimes de la première étape, on retrouve la Lancia Ypsilon du favori en Rally2 Yohan Rossel (suspension cassée contre le rocher), la Ford de Josh McErlean et la Toyota de Sami Pajari, tous les deux suite à des accidents. Tout comme Armand Fumal qui a glissé dans un fossé de l’ES2.

Un enfer où Cédric Cherain s’est illustré en signant le 5ème chrono en WRC2. De quoi lui valoir une inattendue 15ème place au classement général, la sixième de catégorie. John Wartique est 27ème 17 secondes devant son compatriote Amaury Molle.

On a vraiment hâte de connaître la suite. Car, c’est certain, il va encore s’en passer des choses sur ce Monte-Carlo déjà dans la légende. Comme le chrono dans l’ES2 d’Oliver Solberg dont le papa Petter n’a jamais réussi à s’imposer à Monaco…

Photo WRC

Mots-clés: Rallye Sports Moteur

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