Trois grands constructeurs s’allient sur l’hydrogène
Précisons d’abord que ce partenariat ne cible pas l’automobile, mais le développement de la pile à combustible là où elle a le plus de sens aujourd’hui : le transport lourd. Mercedes (via Daimler Truck) et Volvo, experts dans le domaine du poids-lourd, travaillent déjà ensemble sur le sujet depuis plusieurs années. Toyota, de son côté, apporte plus de vingt ans d’expérience dans l’hydrogène. En rejoignant Volvo et Mercedes, le constructeur japonais fait un pas de plus dans le monde du transport, puisque des expérimentations logistiques très concrètes existent depuis plusieurs mois, avec des camions DAF modifiés.
Mieux que l’électrique
On peut comprendre l’argument selon lequel l’énergie est mieux utilisée en rechargeant la batterie d’une voiture plutôt que pour produire l’hydrogène qui alimenterait sa pile à combustible. En revanche, le raisonnement tient moins bien dans le cas du transport. Car là, le poids des batteries devient un lest qui grève la charge utile, et les temps de recharge sont difficilement compatibles avec les impératifs du secteur. La pile à combustible, alimentée par des réservoirs d’hydrogène, est donc la solution la plus proche des carburants fossiles en termes d’autonomie, de vitesse de ravitaillement et de capacité de chargement. Bref, il est on ne peut plus logique que les efforts se concentrent d’abord sur les poids lourds, où l’investissement en technologie et en infrastructure a du sens. Et après, peut-être, ces efforts profiteront à l’automobile. Après tout, rappelons que le diesel était au départ destiné aux machineries lourdes.


