DS N°7, le modèle de la pérennité ?
Pour la première fois depuis sa création, DS Automobiles renouvelle en profondeur l’un de ses modèles majeurs. Le DS N°7 succède ainsi au DS 7, avec une évolution mesurée des proportions mais un repositionnement plus subtil. Plutôt que d’aller défier frontalement les références allemandes, la marque française cherche à affirmer davantage sa singularité. Cela passe par un design affiné, inspiré notamment du récent DS N°8, et par un habitacle toujours aussi travaillé, où l’on retrouve aluminium brossé, motifs gravés au laser et volant à quatre branches. L’allongement profite aussi aux passagers arrière, mieux lotis en espace. Côté technologies, le DS N°7 se met à la page avec feux matriciels, vision nocturne optimisée, conduite semi-autonome sur autoroute et suspension pilotée par caméra, fidèle à l’ADN confort de la marque.
Une offensive électrique… sans exclusivité
Dès son lancement, le DS N°7 sera proposé en version 100 % électrique, avec jusqu’à 740 km d’autonomie WLTP dans sa configuration la plus endurante. Un chiffre qui a de quoi chatouiller les Audi Q4 et BMW iX1, et pourrait constituer un argument commercial intéressant. Une version plus abordable, à batterie de 73,7 kWh, annonce déjà 543 km. La recharge rapide est hélas limitée à 160 kW, avec un 10 à 80 % effectué en une petite demi-heure. Ca, c’est moins attractif.
Par ailleurs, contrairement à la N°8, le N°7 n’oublie personne, et maintient une offre thermique avec une motorisation micro-hybride de 145 ch, déjà connue sur la DS N°4. Une version hybride rechargeable pourrait suivre afin de compléter la gamme. Bref, DS Automobile fait en sorte de ne pas tuer sa poule aux œufs d’or, et c’est très avisé. Reste à voir si le DS N°7 recontrera le même succès que son devancier, ou fera même mieux, et contribuera à assurer l’avenir de la marque. Arrivée en concessions à l’automne.

