Dries Vanthoor: “On est clairement là avec BMW et WRT pour tenter de décrocher la victoire. »
Douze mois après son grand frère Laurens soit passé à quelques secondes seulement de l’exploit avec Porsche, Dries tentera cette année à son tour de succéder au grand Jacky Ickx au palmarès des 24H du Mans. Le pilote du proto BMW M V8 Hybrid N°15 partagé avec Raffaele Marciello et Kevin Magnussen s’est confié à nous ce matin.
Dries, tu restes le plus jeune Belge monté sur la plus haute marche du podium du Mans, en 2017 lors de ta victoire en GTE-AM sur Ferrari.
« Déjà neuf ans ! C’est dingue comme le temps passe vite. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était ma toute première participation réglée en dernière minute. Je voulais juste prendre de l’expérience, rallier l’arrivée. Mais très vite on s’est retrouvé en tête. Cela reste un excellent souvenir, un résultat totalement inattendu que je classerais dans le Top 3 de ma carrière jusqu’ici. »
Quatre ans plus tard, tu t’es aussi distingué en signant la pole en GTE-Pro cette fois.
« Un sacré bon tour oui ! Nous étions la seule écurie non officielle avec notre Porsche face à toutes les usines. Je me souviens avoir battu ce jour-là Kevin Estre, équipier de mon frangin sur la 911 usine. »
Pourquoi le Mans est aussi spécial ?
« A cause de son histoire, c’est une épreuve iconique, mythique, la plus grande sans doute de toutes. On est ici une semaine et demi et on sent la tension monter jour après jour jusqu’au départ. L’ambiance est très spéciale. Les fans sont proches et nombreux. C’est un super événement, la course que tout le monde veut gagner. »
Avoir réalisé le doublé à Spa il y a un mois est tombé à pic ?
« Oui cela a donné un grand coup de boost à toute l’équipe au moment de préparer la plus grande course de l’année. On atteint l’un des principaux objectifs de l’année. Mais il ne faut pas se mentir. Quand BMW a décidé de s’engager dans ce programme avec WRT il y a trois ans, le but n’était pas de gagner une course, de signer un doubler ni même de remporter le WEC. La vraie cible c’est de gagner les 24H du Mans bien sûr. Alors maintenant on y est. Et je pense qu’on a une chance, pour la première fois, de pouvoir se battre pour tenter d’y arriver. »
Le résultat de Spa vous enlève-t-il de la pression ?
« Personnellement, non car je ne ressens jamais trop de pression. Je suis toujours très relax. Pour moi, cela ne change rien. Pour l’équipe peut-être un peu. Disons même l’inverse. Car maintenant on est considéré parmi les favoris. »
On t’a vu très heureux après cette deuxième place spadoise…
« C’est vrai. C’était la plus belle deuxième place de ma carrière. Aussi car c’était une victoire d’équipe et que l’endurance est un sport avant tout d’équipe. »
Pourquoi penses-tu que vous serez plus forts cette année ?
« Car on n’a beaucoup travaillé depuis un an sur la fiabilité, mais aussi le rythme de course. Comme on a pu le constater à Francorchamps, la nouvelle évolution ne nous permet pas vraiment d’aller plus vite sur un tour, mais bien sur un ou deux relais. C’est ce qui compte au Mans. On annonce de la chaleur. C’est bien pour nous aussi. »
Que faut-il retenir du prologue de dimanche dernier ?
« Franchement pas grand-chose. Si ce n’est que cela va être une édition très serrée. Peut-être qu’une ou deux marques auront un léger avantage. Mais j’espère qu’on pourra se battre au moins pour la victoire. On est là pour cela. Pour tenter de gagner cette course. C’est la mission de BMW et WRT. »
Penses-tu que vous serez en Hyperpole ce jeudi ?
« En Hyperpole 2 oui quand même. Après l’Hyperpole 1 j’espère, mais bon si ce n’est pas le cas cela ne m’empêchera pas de dormir. On est au 24H et la performance pure sur un tour compte moins que la dégradation des gommes et le rythme en course. »
Photo BMW Motorsport


