Max Verstappen, star des 24H du Ring: “J’aurais aimé également pouvoir disputer les 24H de Spa dès cette année»

il y a 1 mois Olivier de Wilde

Le quadruple champion du monde de F1 dispute son premier double tour d’horloge ce week-end avec la Mercedes engagée sous le nom de Max Verstappen Racing. La préparation du pilote Red Bull ne s’est toutefois pas passée comme espéré…

Déjà extrêmement populaire avec plus de 200.000 fans ceinturant généralement la Nordschleife longue de 25 km (en comptant le tracé F1), les 24H du Nürburgring vont sans doute battre ce week-end des records d’affluence avec l’arrivée en masse de fans néerlandais pour venir supporter Max et faire la fête durant quatre jours bien sûr.

L’engouement est tel que les organisateurs de l’ADAC ont conseillé aux spectateurs d’acheter leurs tickets à l’avance, en ligne, car il n’était pas certain qu’il y en ait encore en vente sur place. Du bon marketing.

Max Verstappen, lui, ne fait pas du tout cela pour faire de la pub ni juste pour le fun. Le Belgo-néerlandais est un véritable compétiteur. Il a déjà disputé plusieurs fois les 24H du Nürburgring virtuelles sur simulateur et veut maintenant les gagner en vrai.

« J’adore rouler sur ce circuit qui représente un vrai défi pour un pilote, » explique Max. « Chaque tour est différent et demande une part d’improvisation. Vous vous battez contre ce tracé unique au monde, mais aussi avec le trafic puisqu’il y aura 161 voitures au départ et certaines beaucoup plus lentes. Il faut d’abord ne commettre aucune erreur, pas de contact. Puis espérer être fiable pour jouer aux avant-postes. »

Et ne pas commettre d’erreur non plus dans les boxes, de stratégie, de choix de pneus. C’est ce qui avait coûté la victoire à Max dès sa toute première course lors de la NLS2. S’il avait franchi la ligne d’arrivée en vainqueur après un magnifique mano-à-mano avec l’Audi de Christopher Haase, le pilote de F1 avait ensuite été déclassé, son team (Winward Racing) ayant utilisé un train de pneus (7 au lieu de 6) par rapport au quota règlementaire.

Tout le monde se gare quand la Mercedes Red Bull arrive

Lors des deux manches suivantes, cela ne s’est pas passé comme espéré non plus pour « Super Max » au volant de la Benz GT3 Red Bull.

« La première course qualificative a été arrêtée au drapeau rouge suite à un dramatique accident dans lequel un pilote a malheureusement perdu la vie, » poursuit Verstappen épaulé le week-end prochain par trois pilotes officiels Mercedes, Lucas Auer, Daniel Juncadella et Jules Gounon. «Lors de la deuxième, j’ai rapidement pris la tête, mais à la fin de mon premier relais on a perdu une vingtaine de minutes pour refixer un spliter avant détaché. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé… »

De très bonne source, c’est bien suite à un contact que la pièce a été endommagée.

« Max a beaucoup de confiance et prend pas mal de risques dans les dépassements des attardés, » nous a confié le pilote de l’autre voiture du team Maxime Martin. « Daniel Juncadella m’a aussi dit que quand ils voient arriver la Mercedes Red Bull, la plupart des pilotes se mettent sur le côté. »

Personne ne veut risquer de gêner ou pire s’accrocher avec la star Verstappen qui en profite un peu. Mais cela peut-il passer durant deux tours d’horloge ? Pas sûr…

Suivi par le monde entier (son pote Andrea-Kimi Antonelli aimerait disputer lui aussi une course NLS d’ici à la fin de l’année, au volant d’une Benz aussi bien sûr), Verstappen va devoir se calmer un peu s’il veut aller au bout et surtout monter sur le podium des 24H du Ring.

« On s’est préparé du mieux que l’on pouvait, » indique-t-il. « Bien sûr, je n’ai pas encore eu l’occasion de tester la nuit. Mais on a déjà eu un peu de pluie par contre. »

Et imaginez le pire : la nuit, la pluie, un peu de brouillard et l’enfer devient réellement vert.

Martin : « Il faut plus de sécurité pour Max, mais j’ai été habitué avec Rossi »

« J’adore, » poursuit Max qui aujourd’hui avoue prendre plus de plaisir dans ce type de course. « J’aurais bien aimé aussi disputer les 24H de Spa dès cette année. Hélas, cela tombe en même qu’un GP. »

L’Autriche en l’occurrence, la course à domicile pour Red Bull. Mais du côté de SRO, on avoue travailler sur la participation de Max à une épreuve du célèbre GT World Challenge. Cela a d’ailleurs déjà bien failli être le cas au Castellet où Jules Gounon était souffrant. Le remplacement du Français par Max a été un instant envisagé. Mais finalement Jules a mordu sur sa chique.

« Max est un vrai passionné, » confie Maxime Martin tout heureux de voir des « Go Max » fleurir un peu partout sur le long du circuit. « Il ne se prend pas la tête et est cool avec nous. Bien sûr, sa présence demande une sécurité renforcée, notamment au niveau du box sinon ce serait l’émeute. Mais j’ai déjà été habitué à cela avec Rossi. »

Et le pilote belge de chez Mercedes de poursuivre : « Il s’est bien préparé. Il a déjà fait une quinzaine de journée de tests. Et à chaque fois, il passe au minimum 8 trains de pneus neufs. Ici c’est son team qui aligne la voiture. Ils utilisent des pièces à eux, notamment au niveau suspensions où ils n’ont pas la même chose que nous sur la seconde voiture officielle. »

Pour les 24H de Spa, la présence au départ de Verstappen constituerait aussi le boost qui permettrait à notre double tour d’horloge de passer dans une autre dimension niveau popularité, celle du Mans ou du Nürburgring. Malheureusement, la date de l’épreuve est plus ou moins fixe et est souvent annoncée bien avant le calendrier F1. Mais un déplacement d’une semaine pour accueillir Verstappen en 2027 vaudrait vraiment la peine d’être étudié. Cela éviterait aussi la concurrence regrettable avec le Rallye d’Ypres…

Photo FB Max Verstappen  

 

 

 

 

Mots-clés: Endurance Sports Moteur

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