Les constructeurs allemands prêts pour un nouveau combat sur le grand Ring

il y a 2 sem. Olivier de Wilde

Même si deux Italiennes s’élanceront en première ligne, les voitures locales partent avec les faveurs des pronostics : Mais bien malin qui peut dire qui de BMW, Porsche, Mercedes ou Audi l’emportera ?

En cinquante-trois éditions du double tour d’horloge sur la célèbre Nordschleife, la victoire n’a échappé qu’à neuf reprises aux constructeurs locaux qui ont sorti plus que jamais l’artillerie lourde pour cette édition des 24H du Nürburgring.

Un rapide coup d’œil au palmarès d’une épreuve à son apogée suffit pour comprendre la domination des marques allemandes sur le grand Ring.

BMW pour un record de 22 succès

Depuis leur création en 1970, les 24H de l’Eifel ont vu BMW s’imposer à 21 reprises contre 13 fois à Porsche, sept pour Audi, deux à Mercedes et une à Opel.

Seuls les Américains de Ford (cinq victoires) et Chrysler (trois à l’époque de la Viper) et les Italiens avec un unique succès de la Ferrari 296 dès sa première sortie il y a trois ans ont réussi à briser l’hégémonie allemande.

Parmi les neuf marques présentant au moins un équipage pouvant prétendre au podium, Aston Martin (avec la Vantage de Drudi-Thiim-Krognès-Fernandes Lazer), McLaren (avec la 720S Doer Racing de Glock-Scheider-Kirschofer-Doer) et Lamborghini (avec deux Huracan Abt pour les pilotes usine Engstler-Bortolotti-Niederhauser et Mapelli-Catsburg-Yelloly) ne partent donc pas favoris. Même si les deux Huracan se sont illustrées en qualifications et s’élanceront en première ligne !

La météo en arbitre

Pas plus que Ford avec les trois Mustang HRT (attention quand même à celle de Fred Vervisch, Dennis Olsen et Christopher Mies, douzième) ou Ferrari avec la seule 296 du quatuor peu officiel Neubauer-Perel-Vermeulen-Marschall engagée en Pro-Am.

On en revient donc aux quatre marques dominant le monde du GT depuis une décennie. Avec l’avantage numérique pour Porsche dont six exemplaires ont de claires ambitions. La Manthey Grello du trio Kevin Estre, Thomas Preining et Ayhancan Guven (avec Matt Campbell comme réserviste !) est l’une des grandes favorites. Le Français a une revanche à prendre après son erreur de l’an dernier quand une pénalité consécutive à un accrochage lui a coûté toute chance de victoire.

Mais il faudra aussi compter sur la LionSpeed de Laurens Vanthoor très bien épaulé par Laurin Heinrich et Ricardo Feller même si ce dernier a déjà subi un crash en essais.

Quant à Alessio Picariello, on espère que cette fois le team Falken-Dunlop sera à la hauteur des moyens déployés. Et que ses pneus lui permettront de viser un bon classement général quelles que soient les conditions qu’on annonce très instables avec des risques de pluie et, hélas, de brouillard durant la nuit. En espérant que la course ne doive pas être interrompue comme il y a deux ans où l’on n’avait pas roulé durant dix heures…

Après n’avoir engagé qu’une seule auto officielle l’an dernier, BMW revient en force pour défendre son titre avec quatre voitures et seize pilotes usine. Rowe et Schubert présentent des équipages de rêve sur leurs M4 GT3 EVO avec Marciello-Farfus-K. Van der Linde et Jordan Pepper pour remplacer Jesse Krohn sur la tenante de la couronne, le Belge Dries Vanthoor associé à Sheldon Van der Linde, Dan Harper et Max Hesse sur la seconde Rowe. Sans oublier Charles Weerts aux côtés de Robin Frijns, Marco Wittmann et Philip Eng chez Schubert.

Max Verstappen la grosse attraction

Enfin, la BMW M3 Touring alignée directement par BMW Motorsport pour l’ancien lauréat Connor de Phillippi, Neal Verhagen, Jens Klingmann et Ugo de Wilde n’est pas la seulement pour faire de la figuration et le buzz par son originalité. Ni se contenter de la victoire en classe SP-X. S’il ne pleut pas trop, ils pourraient revendiquer une place parmi le Top 10.

Mais que dire de Mercedes qui fait sensation en alignant le quadruple champion du monde Max Verstappen sur l’une de ses deux Benz de pointe. Certes la firme à l’étoile n’a brillé qu’à deux reprises lors des 24H du Ring. Mais elle possède cette année deux très solides équipages chez Winward avec Verstappen-Auer-Gounon-Juncadella sur la #3 et Engel-Stolz-Martin-Schiller sur la #80. Excusez du peu… Attention toutefois aux accidents comme l’a déjà expérimenté Maro Engel ce vendredi…

Enfin, il ne faut certainement pas sous-estimer l’engagement de l’unique Audi R8 LMS de pointe du team du passionné Scherer avec les expérimentés Christopher Haase, Alexander Sims et Ben Green. Une voiture très en vue lors des premières joutes de la NLS, les batailles entre Haase et la Benz de Verstappen faisant déjà partie de la légende.

Voilà pas mal d’équipages à pointer. Sur le papier, ils sont une bonne vingtaine à pouvoir rêver de podium final avec non moins d’une soixantaine de pilotes officiels. C’est dire le niveau exceptionnel de cette édition où la météo, les faits de courses, les accrochages, Slow Zones, les choix de pneus, la fiabilité et la rapidité dans les stands joueront les rôles d’arbitres.

Bien malin en tout cas qui peut prédire les noms des vainqueurs d’une édition plus ouverte et sans doute plus populaire que jamais. Car s’il y a du monde et beaucoup de trafic en piste, que dire sur les routes avoisinantes… 

Photo ADAC

Mots-clés: Endurance Sports Moteur

Articles à la une

Vidéo


Veuillez accepter les cookies marketing pour voir les vidéos

 Ouvrir les préférences

Inscription à la newsletter

N'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter

Je m’inscris