Ferrari prêt à dominer encore le WEC ?
Tenante du titre en Championnat du Monde d’Endurance, victorieuse des trois dernières éditions des 24H du Mans, l’écurie Ferrari a dominé le prologue du WEC reporté mardi sur le circuit d’Imola après l’annulation du Qatar.
Que ce soit le matin ou l’après-midi, les trois 499P Hypercar AF Corse ont trusté les premières places avec les deux « rouge » et la « jaune ». Voici qui devrait assurer encore une « colline de la passion » rouge de monde dimanche pour la première manche du championnat. Même si sans Porsche, les « Iron Dames » et surtout Valentino Rossi, la discipline a clairement perdu en popularité auprès des fans.
Et ce n’est pas l’arrivée de Genesis avec des protos aussi discrets (à plus de deux secondes au tour) pour l’instant que leur déco qui va combler ce déficit. Ce sera assurément déjà mieux en 2027 avec les engagements dans la catégorie de pointe de McLaren (avec un Belge ?) et de Ford.
En attendant, on compte sur la célèbre « BOP » pour équilibrer un peu le plateau et les débats et éviter sur les prototypes de Maranello ne survolent trop les débats.
Depuis début 2024, Ferrari a remporté six courses (dont deux 24h) contre quatre à Porsche et Toyota, une Cadillac et une un peu chanceuse d’Alpine qui tirera officiellement le rideau fin de cette saison. Ce qui ne signifie pas nécessairement que l’équipe de Philippe Sinault et Nicolas Lapierre se retrouvera au chômage…
En ce début de semaine, c’est BMW qui emmenait le peloton des outsiders devant Alpine, Peugeot, Cadillac, Toyota, Aston et Genesis fermant logiquement la marche.
La marque munichoise et son team belge WRT n’ont pas encore réussi à s’imposer dans la discipline. 2026 devrait leur permettre de combler cette lacune. Retenu à Long Beach ce week-end, Dries Vanthoor espère bien succéder au palmarès des vainqueurs en WEC à son grand frère Laurens, grand absent de cette saison et des 24H du Mans ! Porsche va nous manquer, c’est clair !
On a le même espoir de premier succès du côté de Peugeot où la 9x8 progresse de course en course. Stoffel Vandoorne nourrit aussi l’espoir de décrocher bientôt une première victoire absolue en Championnat du Monde d’Endurance. Ce sera difficile certes, mais pas impossible.
Du côté de Toyota, après deux années en demi-teinte, on a fait ce qu’il fallait pour revenir au niveau et surtout pouvoir briguer un nouveau succès aux 24H du Mans face à une forte concurrence.
Sans soutien officiel, les Aston Martin Valkyrie Heart of Racing continueront sans doute plus à se distinguer par la mélodie de leur moteur que par leurs résultats. Quant aux Genesis GMR01, il faudra sans doute attendre quelques manches pour ajuster leur BOP et connaître leur réel niveau de compétitivité. Espérons dans un premier temps que le proto d’André Lotterer soit fiable.
Du côté des GT3, le législateur semble avoir bien fait son travail puisqu’on a pointé six marques en trois dixièmes à l’issue de la journée de mardi avec dans l’ordre Aston Martin, Ferrari, McLaren, Corvette, BMW et Mercedes. Lexus et Porsche tournaient à six dixièmes des meilleurs et seules les Ford Mustang Proton rendaient une seconde au meilleur temps.
Il y aura donc match en GT où les Bronze et les Silver auront un gros rôle à jouer en qualifs et début de course. La composition Pro-Am des équipages, l’équivalent de la Bronze Cup en GT World Challenge, fait que le LMGT3 est nettement moins compétitif que le GTWC ou le DTM. C’est vraiment quelque chose que l’on regrette pour un championnat du monde. Mais sans l’apport budgétaire des « gentlemen drivers » (on parle de un à deux millions par saison), les voitures ne rouleraient tout simplement pas, les constructeurs réservant pour la plupart leurs budgets pour l’Hypercar. Le GT3 où l’on verra évoluer à Imola trois Belges (Maxime Martin sur la Benz Iron Lynx, Kobe Pauwels sur l’Aston Heart of Racing en remplacement de Barrichello retenu à Long Beach et Tom Van Rompuy chez Lexus) est donc de la compétition clients.
Photo WEC


