Nouveau départ pour la F1 à Miami

il y a 2 j Olivier de Wilde

Mercedes prêt à devoir gérer la rivalité interne entre ses pilotes et le retour de la concurrence, Ferrari et McLaren en tête.

Après six semaines de repos forcé suite à la guerre au Moyen-Orient et les annulations des courses à Barheïn et en Arabie Saoudite, la Formule 1 va enfin reprendre ses droits ce week-end dans les rues de Miami.

Avec toujours des incertitudes concernant le calendrier pour la fin de saison puisqu’il est toujours question d’un report de Jeddah, mais aussi de l’annulation des épreuves de fin d’année au Qatar et à Abu Dhabi si les conflits ne sont pas apaisés dans la région. Le Portugal (Portimao) voire la Turquie qui vient de signer son retour pour cinq ans à partir de 2027 seraient déjà en ‘stand-by » au cas où il faudrait encore modifier le calendrier.

Ajustements règlementaires

La trêve imposée par la situation géopolitique n’a pas été de tout repos bien sûr pour les écuries ni pour les dirigeants de la FIA qui en ont profité pour multiplier les réunions et revoir leur copie après l’introduction de la nouvelle règlementation et les trop nombreuses critiques émises lors des trois premiers Grands Prix.

Plusieurs règles vont donc changer dès ce week-end en Floride. Des ajustements ont été opérés afin de trouver un meilleur équilibre entre révolution technologique, puissance électrique, spectacle, sécurité et authenticité.

En résumé, il y aura moins d’influence de la puissance électrique. Les qualifs devraient redevenir la recherche de la performance pure, tandis que les possibilités de recharge en course seront limitées afin de diminuer le dangereux delta de puissance entre deux monoplaces à un moment donné.

Un système a également été introduit afin d’éviter qu’une monoplace ne démarrant pas normalement sur la grille puisse être percutée par une autre.

« Mercedes plus importante que ses pilotes »

Sportivement, cela ne devrait pas gommer l’avantage de Mercedes qui a remporté les trois premiers Grands Prix et mène le championnat avec le jeune Italien Andrea-Kimi Antonelli lauréat des deux dernières courses. De quoi de suite créer des tensions internes avec George Russell qui se considère comme leader naturel de l’équipe depuis le départ de Lewis Hamilton. Mais Kimi n’en a cure et se présente clairement comme un sérieux candidat au titre. Une situation qui pourrait vite mener à des incidents en piste entre les deux pilotes étoilés. Ce que Toto Wolff souhaite bien sûr éviter à tout prix.

« On a expérimenté cela en 2016 avec Nico Rosberg et Lewis et cela a mené au clash de Barcelone, » se souvient le boss. « Nos pilotes ne doivent pas la jouer personnel. Ils doivent toujours avoir en tête que l’équipe est plus importante qu’eux. Ils roulent pour Mercedes, une des plus grandes marques au monde existant depuis 120 ans et employant 150.000 personnes. Je préfèrerais voir une seule voiture en piste que deux qui s’accrochent même si je suis sûr que nous ne devrons pas en arriver là. »

Chez Mercedes, on espère aussi que la concurrence va se réveiller afin que la lutte pour le titre ne se résume pas à un duel entre ses deux pilotes.

Grosses évolutions chez Ferrari et McLaren

Chez McLaren tout comme chez Ferrari, on débarque sur le week-end sprint de Miami (avec donc une qualification dès vendredi pour la course Sprint de samedi) avec de nombreuses évolutions comme le fameux aileron « macarena » pas encore utilisé en course du côté de Maranello mais peaufiné durant les dernières semaines.

La monoplace a aussi pas mal changé du côté de Woking où l’on dispose du V6 Turbo client de Benz.

Chez les « Rouges », Charles Leclerc pointe du doigt un déficit en puissance pure. Et espère pouvoir bénéficier après Miami de l’ADUO, ce système règlementaire permettant à certains motoristes en retrait (on parle bien sûr aussi de Honda) de bénéficier de développement supplémentaire afin de pouvoir revenir dans la course. C’est pour éviter cela que certains suspectent que Mercedes ne dévoilerait pas encore toutes cartes pour masquer un avantage plus important encore que celui déjà noté lors des trois premiers Grands Prix avec trois poles et trois victoires.

Avenir de Max incertain

Chez Red Bull, on fait le gros dos et on travaille en silence après l’annonce durant la pause du départ fin 2027 de Gianpiero Lambiase (il rejoindra McLaren), l’ingénieur de piste de Max Verstappen. La fuite des cerveaux se poursuit et n’augure rien de bon quant à l’avenir du quadruple champion du monde si pas en F1 du moins chez Red Bull où il possèderait une clause l’autorisant à s’en aller à tout moment s’il ne fait pas partie des trois premiers du championnat.

En attendant, Max se fait plaisir ailleurs, en GT3 notamment où il prépare activement son prochain grand défi : les 24 Heures du Nürburgring !

On terminera ce petit tour d’horizon et des papotes du paddock en signalant qu’Allan McNish a remplacé Jonathan Weathley en tant que directeur sportif chez Audi F1, une nouvelle écurie ayant nettement mieux réussi son entrée en GP que Cadillac avec ses deux anciens vice-champions du monde.

Avec tout cela, on espère vivra ces samedi et dimanche des courses indécises, disputées et palpitantes. Avec la météo et quelques averses en arbitres pour le GP ? Si cela n’amène pas un drapeau rouge, on est plutôt pour tout ce qui peut amener du piment supplémentaire et voir le talent des meilleurs pilotes du monde et leur prise de risques émerger et faire la différence. 

Photo F1

Mots-clés: Formule 1 Sports Moteur

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