Essai Maserati Grecale : mauvaise nouvelle pour Porsche !

il y a 2 ans

Après une attente plus longue que prévue pour cause d'exigences de qualité(s) revues à la hausse, le nouveau SUV familial de Maserati arrive enfin. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour Porsche.

Dans la catégorie des SUV au feeling vraiment sportif (c'est rare, mais ça existe), et si on oublie les impayables Lamborghini et Aston Martin, les Porsche Cayenne et Macan avaient jusque-là la vie facile. Il y avait certes le Jaguar F-Pace et le Maserati Levante. Mais le premier fait inexplicablement de la figuration, et le second, malgré un vrai charisme, n'était tout simplement pas à la hauteur pour diverses raisons. Mais ça risque de se compliquer pour Porsche, car avec le Grecale, Maserati s'est comme jamais donné les moyens de ses ambitions. La cible est très claire : avec 4,85m de long, le Grecale tombe pile entre les Porsche Macan et Cayenne. Le Grecale de base est un peu moins puissant que le premier Macan, mais il est aussi moins cher. Quant au Grecale Trofeo, équipé d'un V6 530 ch, il cède certes 20 ch au Cayenne Turbo, mais il coûte… 38.000€ de moins ! On peut dire que le département marketing a bien fait ses devoirs ! Admettons, il manque au Maserati une version plug-in, que la fiscalité belge (entre-autres) favorise. En revanche, une version 100% électrique est prévue pour dans un an à peu près.  Et en attendant, le Grecale a déjà largement de quoi convaincre partout où l'électrification n'est pas aussi impérative qu'en Europe.

A armes égales

En effet, c'en est fini des Maserati se contentant d'un design et de mécaniques sexy. Le Grecale a tout ça, et il a aussi la qualité de fabrication, et surtout le contenu technologique – comprenez les gadgets, les aides à la conduite et les raffinements du châssis – sur lequel la majorité de la clientèle haut de gamme ne fait pas l'impasse. Oui, le Maserati joue désormais à armes égales avec la concurrence.

En attendant la version électrique évoquée plus haut, Maserati propose trois moteurs. D'abord un 4 cylindres 2.0 litres d'origine Alfa, associé à une micro-hybridation 48V, décliné en 300 (Grecale GT) ou 330 ch (Grecale Modena). En haut de gamme, le Grecale Trofeo reçoit le V6 3.0 litres Nettuno inauguré par la supercar MC20, délivrant ici 530 ch.

Verdict

Sur la route, on ne va pas se mentir, c'est évidemment le V6 qui nous fait tourner la tête. Toutefois, le 2.0 litres n'a pas le moindre goût de trop peu. Ils envoient et sont sonores comme il se doit. Quel que soit son moteur, le Grecale est un régal aux personnalités multiples. Civilisé et prévenant en mode Confort, il est de plus en plus hargneux, de plus en plus réactif, de plus en plus communicatif, il finit même par devenir joueur à mesure qu'on passe les modes plus sportifs. Et il est toujours dosé à la perfection. C'est très clair : Maserati est sortie de la tutelle oppressante de Ferrari, et peut enfin (re-)déployer ses ailes. Proposé à partir de 75.800€, le Maserati Grecale est vraiment un anti-Porsche.

Ses bons côtés :

- Son caractère vraiment teinté de sportivité

- Son niveau technologique à la hauteur de la concurrence

- Ses tarifs attractifs pour la catégorie

Maserati Grecale Modena

Longueur : 4,859 mm

Largeur : 1,979 mm

Hauteur :1,659 mm

Volume du coffre : 570 litres

Consommation moyenne (WLTP) : 8,8-9,3l/100km

Puissance : 330 ch

Couple : 450 Nm

Vitesse Max : 240 km/h

Accélération (de 0 à100 km/h) : 5,3 sec.

CO2 (WLTP) : 199-210 g/km

Prix de base : 86 450€

Mots-clés: Essais auto Maserati
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