24H du Mans : Quels premiers enseignements tirer de la journée tests ?
Globalement, il n’y a en fait aucun véritable enseignement à tirer du prologue de dimanche si ce n’est peut-être que c’est plus serré que d’habitude entre les huit constructeurs engagés en Hypercar. Comme on l’a déjà dit lors de notre présentation des forces en présence, l’Automobile Club de l’Ouest et la FIA semblent mieux maîtriser les outils de la fameuse Balance de Performances dont on ne peut officiellement pas parler mais qui règle tout ou presque.
Si on n’est pas allé plus vite que l’an dernier lors de la journée de tests, tous les constructeurs à l’exception des favoris Ferrari et Toyota (ils ont certainement caché leur jeu) ont amélioré leurs chronos du dimanche d’avant course.
Alpine à 345 km/h en pointe
C’est évidemment le cas pour l’Aston Martin Valkyrie 007 qui, aux mains de Tom Gamble, a gagné la bagatelle de trois secondes en douze mois. Excusez du peu ! Les supporters britanniques se réjouissent déjà.
Après un impressionnant jump à la Dunlop suite à une incompréhension avec une LMP2 et une bonne séance de check et réparations, Toyota pointe le capot de la N°8 de Buemi-Hartley-Hirakawa à 108 millièmes.
Cadillac signe le troisième chrono avec la N°12 de Deletraz-Stevens-Nato à une bonne demie seconde devant l’Alpine N°35 de Milesi-Habsburg-Felix Da Costa la plus rapide en ligne droite avec une vitesse de plus de 345 km/h.
Vandoorne meilleur Belge
On notera que treize protos pointent dans la même seconde ce qui est tout de même exceptionnel sur un tracé de plus de treize km et augure d’une sacrée bataille le week-end prochain. Mieux encore, les huit constructeurs sont groupés en 915 millièmes avec la Peugeot de Stoffel Vandoorne, le plus rapide des pilotes du Lion (et des Belges, Dries Vanthoor pointant à un très discret 16ème rang sur la BMW Hypercar WRT), fermant la marche derrière la nouvelle Genesis. La première Ferrari est à 876 millièmes. Mais une fois encore, on le répète, la piste était verte et on est loin d’avoir tout vu car beaucoup de teams ont surtout passé les pneus durs et roulé avec beaucoup d’essence afin de préparer la course. Peu ont cherché la performance pure et l’on devrait aller beaucoup plus vite mercredi et jeudi. Aston n’est donc pas devenu l’un des favoris des 24H et reste à classer avec d’autres parmi les outsiders de deuxième rang.
Laurens Vanthoor a bouclé 11 tours en LMP2
En LMP2 où Job Van Uitert a placé IDEC Sport en haut de la feuille des temps (3’35.344) dans un ultime effort, ce sera à nouveau très serré aussi entre tous les teams disposant du même matériel et c’est la vitesse des pilotes pros et surtout l’homogénéïté des équipages et l’absence d’erreur qui feront la différence.
Débarqué en dernière minute sur la N°22 de United Autosport, Laurens Vanthoor qui rappelons le pilotera l’an prochain une McLaren Hypercar engagée par l’équipe anglaise a bouclé 11 tours, le meilleur en 3’38.400.
Enfin en LMGT3, c’est Francesco Castellacci qui a signé le meilleur temps de la journée au volant de la Ferrari 296 AF Corse qu’il partage avec Thomas Flohr et Davide Rigon. Il a tourné en 3’56.646 soit 9 millièmes de mieux que la Porsche Manthey du champion DTM Ayhancan Guven. Absente en Hypercar, la marque allemande va tout faire pour s’imposer en GT.
A vingt dans la même seconde en GT3
Cinquième temps pour la BMW M4 WRT de Dan Harper. Premier Belge Tom Van Rompuy pointait au 8ème sur sa Lexus et son ami Maxime Martin au 13ème sur la Mercedes Iron Lynx. Ici, 20 GT3 sont regroupées dans un mouchoir d’une seconde, McLaren et Ford restant pour l’instant à l’arrière du peloton. Pour mieux bondir le week-end prochain ? Au Mans, les premiers du prologue peuvent parfois être les derniers le week-end d’après. Et surtout l’inverse…
Photo WEC/DPPI)

