Lucas Cartelle va disputer ses premières 24H du Ring : « Un truc de fou !»
Il a découvert l’ « Enfer Vert » voici à peine un mois lors des courses qualificatives. Et il sera l’un des pilotes les plus jeunes parmi les plus de 500 engagés vu qu’il faut un minimum de 18 ans pour rouler en course sur la « Nordschleife ».
« Ce circuit est vraiment un truc de fou, » sourit Lucas. « J’ai passé mon permis B en Toyota Yaris GR. Je ne me rendais pas encore bien compte. Mais quand je me suis retrouvé dans le baquet de la Supra GT4, j’ai vraiment réalisé la dinguerie que c’était de rouler ici dans une course avec les GT3 et des stars comme Max Verstappen. »
« Un œil devant, l’autre derrière »
Le plus compliqué pour Lucas, ce n’est pas le circuit en lui-même, mais plutôt la gestion du trafic.
« Le Nürburgring, c’est un peu comme une longue spéciale de rallye que vous parcourez plusieurs fois. L’ambiance dans les paddocks et le stand est plutôt bonne franquette, rien à voir avec le GT World Challenge. Le plus compliqué pour moi c’est le mélange des genres, la mixité du plateau avec des petites autos comme la Dacia Logan et une quarantaine de GT3. Avec la Supra GT4, on est au milieu du paquet. Il faut constamment avoir un œil devant et un dans le rétro pour éviter de se faire surprendre car les pros n’ont pas une seconde à perdre. Avec 100 chevaux de moins pour obtenir ma licence pour les 24H, ce n’était pas facile. Ce week-end, avec la puissance maximale de notre GT4, ce sera déjà plus simple. »
Après avoir découvert le grand Ring au sein de Toyota United, un team de passionnés travaillant bénévolement, sa Supra sera cette fois alignée par le Teichmann Racing. Notre espoir partagera le volant avec l’Allemand Hugo Schwarze (à ne pas confondre avec Hudson Schwartz, son équipier pour le GT4 Europe et ADAC), l’Espagnol Javier Sagrera et le Français Pierre Edgar. Elle portera les couleurs de Toyota Gazoo Racing.
Junior Toyota
« Je tiens vraiment à remercier Toyota qui m’a intégré dans son Junior Team et m’offre cette opportunité de découvrir cette grande course. Le constructeur japonais va débarquer en 2027 avec sa nouvelle Toyota GT3. Et le rêve est bien sûr de devenir pilote pro pour eux. »
Pour cela, Lucas qui mène cette année un double programme au sein du team familial CRT a arrêté l’école pour se consacrer uniquement à sa carrière : « Je m’entraîne physiquement et dans le simulateur tous les jours. J’ai une bonne formation en mécanique et je travaille dans le team de papa, chez nous à Jalhay, pour préparer ma Supra. »
« On garde toujours une petite marge ici »
Son objectif pour ce week-end est très simple : « Ramener la voiture à l’arrivée est notre priorité. Eviter les pièges du Nürburgring, les accidents. Avoir vu un pilote perdre la vie lors de ma toute première course ici m’a logiquement fait un petit truc. C’est dans ce genre de moment que l’on réalise que l’on pratique tout de même un sport dangereux. Mais c’est pour cela qu’on l’aime aussi. Maintenant ici, on garde toujours une petite marge. Vous ne roulez pas à 100% comme sur les circuits normaux. Surtout quand c’est votre première participation… »
Lucas s’élancera cet après-midi dans la seconde vague, 62ème du classement général et 5ème en catégorie GT4 où il peut sans doute viser un podium.
Photo Cartelle


