WRC: Takamoto Katsuta leader d’une journée encore dominée par Toyota
Toujours en quête d’un premier succès mondial, Takamoto Katsuta a souvent brillé en Suède. Lors des deux éditions précédentes, le Japonais avait achevé la première étape en deuxième position, tout proche du leader.
L’an dernier, il pointait six dixièmes derrière Elfyn Evans le vendredi soir et a terminé deuxième à l’arrivée à 3.8 du Gallois.
Cette fois, « Taka » a déjà fait mieux en rentrant, pour la première fois, en leader du Mondial à l’issue de la première étape. Ce soir, le pilote Toyota possède 2.8 d’avance sur sur Elfyn handicapé durant la 2ème boucle par sa deuxième position sur la route et 22.2 déjà de bon sur son autre équipier Sami Pajari.
« L’après-midi a été difficile avec la gestion des pneus, mais j’ai bien profité de mon avantage de position sur la route pour signer deux meilleurs temps et prendre la tête de l’épreuve, » souriait le sympathique Nippon qui sait bien sûr que rien n’est fait. « Il reste encore deux jours. Mais je vais me battre. »
Candidat à un premier- titre lui glissant entre les mains depuis quelques années déjà, Evans sait qu’il doit profiter de l’absence de Sébastien Ogier et des erreurs ce matin d’Oliver Solberg pour prendre le maximum de points. Ce sera sa mission sur le reste du week-end marquée par un nouveau duel entre les deux pilotes Yaris.
Lappi pas happy
A la régulière, leurs concurrents sont déjà trop loin pour encore pouvoir prétendre à la victoire sur un rallye où il n’y a pas de choix de pneus à effectuer et où les écarts sont généralement assez réduits.
En quête de réhabilitation après sa double faute monégasque, Pajari va devoir se battre pour garder son pied sur la troisième marche du podium. Le Finlandais possède ce soir 23.7 d’avance sur le revenant Esapekka Lappi grimaçant sur la première des Hyundai. Quatre grosses de plus sur Adrien Fourmaux. Et Thierry Neuville serait au niveau de ses équipiers, voire même devant s’il n’avait bêtement perdu 1’20 dans un mur de neige.
« D’autres s’en sortent en perdant quelques secondes, tandis que moi j’y suis resté plus d’une minute, »constatait amèrement le Belge se consolant avec un scratch dans l’avant-dernière spéciale. « Je le dois plus à ma position sur la route et à la gestion des pneumatiques avant la dernière spéciale, mais cela fait du bien quand même. Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus montré le plus rapide sur une spéciale… »
Il reste toutefois du travail du côté des Coréens (ceux de Hyundai et de Hankook parlant pourtant la même langue) pour trouver du grip. Devant son poste de télévision à la maison, Ott Tanak ne doit en tout cas pas regretter d’avoir pris une année sabbatique…
Solberg : « Un vrai cauchemar d’ouvrir la route »
Derrière, les pilotes Ford ont accumulé les crevaisons et erreurs. Sesks a dû jeter le gant après trois crevaisons ce matin, tandis que les Irlandais Armstrong et McErlean accusent déjà 2.40.3 et 3.31.8 de retard après une étape. On n’est franchement pas prêt de revoir une Puma gagner un rallye de championnat du monde…
En WRC2, les Toyota ont repris le dessus sur les Skoda. Roope Korhonen possède une dizaine de secondes d’avance sur Teemu Suninen.
John Wartique est toujours en course sur sa Skoda, mais à onze minutes du leader de catégorie. Dur dur l’apprentissage de la glisse à si haute vitesse. Mais l’amateur belge apprend. Tout comme Oliver Solberg, miraculé du jour, avouant humblement : « J’ai complètement sous-estimé la difficulté d’ouvrir la route. Cela a été un vrai cauchemar. Mais je suis encore là. Notre position de départ sera meilleure demain. On va voir jusqu’où on peut remonter. »
S’il reste cette fois sur la route, le podium est toujours à la portée du leader du Mondial.
Photo Toyota

