Stéphane Lefèbvre: “Le Haspengouw et plus si affinités avec PTR… »

il y a 1 sem. Olivier de Wilde

Le Nordiste de 33 ans espère aussi être au départ du Touquet avec son team français et disputer le championnat hexagonal.

C’est toujours un plaisir d’interviewer Stéphane Lefèbvre, un garçon simple, passionné, ouvert et sans langue de bois. C’est la première fois qu’il revient à Saint-Trond depuis 2022, l’année de son titre de champion de Belgique avec la Citroën C3 de chez DG Sport.

Stéphane, quel souvenir gardes-tu du Haspengouw ?

« Un rallye atypique, pas facile avec de grandes lignes droites et beaucoup de virages à angles droits. Le grip n’est pas facile à lire sur ce terrain et il y a un gros risque de crevaison. »

Quelle est l’ambition pour ce week-end ?

« Je pense que si vous étudiez mes stats sur le championnat de Belgique, je n’ai pas terminé souvent deuxième. Une fois au Condroz derrière Craig Breen. En 2015, j’avais déjà terminé second derrière Cherain, mais Cédric roulait en WRC contrairement à moi. Sinon en général soit je gagne, soit j’abandonne. On a fait une journée de tests mercredi et tout s’est bien passé. Je suis confiant même si je n’ai encore jamais piloté la Toyota sous la pluie.»

Est-il exact que la Toyota Yaris est handicapée par sa vitesse de pointe ?

« Oui tout à fait car on n’a pas de boîte longue. Contrairement à Citroën e à la Skoda qui peuvent prendre 200 km/h, nous on plafonne à 182 km/h. C’est sans doute plus un handicap ici qu’à Ypres, mais on essaie de compenser avec notre super châssis. En général, on ressort mieux des virages. »

Avec qui t’attends-tu à devoir te battre ?

« Cédric, Jos et Max. Et attention à Freddy, il était encore vite à Ypres. »

Comment s’est concrétisée cette participation ?

« On est toujours resté en contacts amical de loin avec Pieter depuis notre participation commune au Condroz 2015. Le fait d’avoir regagné Ypres l’an dernier et Bastogne plus récemment l’a sans doute convaincu de m’appeler pour piloter sa Yaris à Saint-Trond. Et plus si affinités… »

Cela signifie que tu pourrais redisputer le championnat belge ?

« Non pas tout le championnat, mais qu’on pourrait me revoir en quelques occasions. Ma priorité est le championnat de France avec la Yaris et mon team français. On essaie d’être au départ du Touquet et puis on verra pour la suite, mais j’aimerais vraiment pouvoir disputer la saison complète en France. Mais le BRC complet non c’est impossible car je reste ouvreur de Sébastier Ogier en Mondial.  »

On te reverra à Ypres en tout cas ?

« J’essaie toujours de trouver les moyens d’y être oui. A l’heure actuelle, disons qu’il y a 70% de chances que j’y sois. C’est mon rallye. » 

Tu ne roules plus en WRC, mais on te revoit régulièrement au départ à gauche et à droite. Tu es heureux de ce rôle de pigiste en quelque sorte ?

« Tout à fait. J’ai tourné la page du WRC et aujourd’hui je travaille au garage familial la semaine et le week-end je me fais plaisir. Mon moteur reste la passion. Je veux faire les choses bien quelle que soit la voiture ou la catégorie. Je suis aussi motivé pour Bastogne que pour une manche nationale ou mondiale. Je n’ai plus d’épée de Damoclès au-dessus de la tête comme 80% des pilotes. Certes je ne gagne plus ma vie avec le rallye, mais je n’ai plus ce stress, cette peur de sortir, de crever. C’est un soulagement en quelque sorte. Maintenant je roule surtout pour m’amuser. Sans crainte du lendemain. »

Photo Art Photography

 

 

Mots-clés: Rallye Sports Moteur

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