Rallye de Suède : Solberg premier de cordée à domicile, Hyundai déjà sous pression

il y a 3 sem. Olivier de Wilde

Cette deuxième manche du Mondial marque le retour de l’ancien vainqueur Esapekka Lappi et de sa nouvelle copilote Enni Malkonen, ainsi que l’entrée en scène de Martin Sesks. Retour aussi pour les Coréens et Thierry Neuville après un Monte-Carlo catastrophique ? Fourmaux, Katsuta et Pajari visent leur premier succès. Armstrong sa première arrivée en WRC1.

Trois semaines après un Monte-Carlo historique à plus d’un titre, on est très impatient de vivre ce week-end la deuxième manche du Mondial en Suède.

Première bonne nouvelle car cela n’a pas toujours été le cas ces dernières années : il y a pas mal de neige et les températures tournent entre moins quinze et moins vingt degrés. Il s’agira donc bien d’un vrai rallye hivernal dans des conditions fort différentes des montagnes françaises puisqu’ici l’adhérence est non seulement constante mais bien plus importante avec des clous nettement plus nombreux et plus longs sur les pneus Hankook souvent décriés.

La Suède a longtemps été une chasse-gardée des pilotes nordiques : ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui : Elfyn Evans (2025) et Thierry Neuville (2018) se sont imposés ces dernières années, tandis qu’Adrien Fourmaux et même Takamoto Katsuta y ont déjà mené la course. Tout est possible donc.

Sur le papier, les quatre pilotes Toyota et les trois de chez Hyundai peuvent prétendre à la victoire. On pourrait même ajouter la Ford de l’impétueux Martin Sesks qui est de retour en terrain connu et a été leader sur sa Puma WRC1 du dernier WRC auquel il a participé en Arabie Saoudite.

Du côté du constructeur japonais, tous les regards seront tournés vers le héros et plus jeune lauréat de l’histoire du Monte-Carlo, Oliver Solberg. Suédois du côté de sa maman Pernilla Walfridson (un nom connu en Belgique dans les années 80), Oliver aura la lourde tâche d’ouvrir la route ce jeudi soir lors de la première spéciale et lors de l’étape de vendredi. 

Le « rêve continue » pour la nouvelle star Solberg

« Le rêve continue, » s’exclame le premier leader du Mondial. « Etre le premier sur la piste devant ma famille, mes fans est un honneur auquel je ne m’attendais pas. Dans certains cas cela peut constituer un handicap de faire la trace, s’il neige ou s’il a neige la nuit précédente. Dans d’autres, par exemple sur le verglas, c’est plutôt un avantage. De toute façon, cette épreuve est ma préférée de l’année et je ferai du mieux que je peux. »

Tenant du titre ici, Elfyn Evans compte bien profiter de l’absence de Sébastien Ogier pour prendre ses distances au championnat. Le Gallois aura à cœur de rééditer son exploit de 2025. Les deux autres pilotes Toyota doivent se racheter après une manche d’ouverture virant au cauchemar. C’est particulièrement le cas pour le champion WRC2 2024 Sami Pajari qui déçoit depuis son passage en WRC1. Et ne doit pas aimer recevoir ainsi des gifles de la part du petit Solberg.

« Taka » vise toujours son premier succès. Et la Suède est un des rallyes sur lesquels le kamikaze japonais est capable de créer la surprise.

Dans le camp adverse, après un Monte tournant au vinaigre où les Coréens se sont à nouveau fait humilier, on garde la tête haute. Déjà sous pression, Hyundai donne rendez-vous sur le podium d’Uméa. Selon les dires d’Adrien Fourmaux, rapide ici et toujours en quête aussi de sa première victoire mondiale, « l’objectif est de réduire l’écart avec Toyota au championnat des constructeurs. »

Le grand retour de Lappi et Malkonen

Ce qui veut pour ainsi dire gagner. Le Français en est capable. Ses équipiers l’ont déjà fait. Il y a huit ans pour Thierry Neuville qui a déçu à domicile voici quelques semaines où il a été battu à la régulière par son équipier français. En 2024 pour Esapekka Lappi qui effectue son retour en WRC un peu plus d’un an après avoir annoncé sa fin de carrière professionnelle. Ce qui n’avait pas empêché le Finlandais de rouler dans son pays l’an dernier. Il a disputé deux épreuves en Hyundai WRC2 pour reprendre un peu le rythme en ce début d’année et représente peut-être la principale cartouche des troupes de Cyril Abiteboul. 

« On souffre quand les conditions et l’adhérence sont changeantes, mais on est compétitifs quand le grip est uniforme, » se rassure-t-on du côté de Hyundai.

« Happy Lappi » sera épaulé pour la première fois par Enni Malkonen, l’ancienne équipière dont ne voulait plus Pajari. Une belle revanche pour la petite Finlandaise de 35 ans.

Enfin, outre le fait que les deux Irlandais de chez M-Sport tenteront d’ouvrir leur score 2026 après le gros zéro pointé de Monaco, signalons que deux pilotes amateurs belges seront également de la partie dans le grand nord avec John Wartique en Skoda et Emile Breittmayer (avec l’expérimenté Stéphane Prévot) sur sa Citroën C3.

Après le shake-down ce jeudi à partir de 10h00, la première spéciale d’Uméa, longue d’un peu plus de 10 km, aura lieu  ce jeudi à partir de 19h05.

Photo Hyundai

 

 

Mots-clés: Rallye Sports Moteur

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