Greg Munster: “On va déjà faire le Sezoens et Ypres et on verra ce que cela donne »

il y a 1 sem. Olivier de Wilde

L’ancien pilote Ford M-Sport en Mondial espère pouvoir rebondir avec Hyundai en Belgique. Il n’a plus droit à un seul joker et le défi du titre paraît compliqué. Mais mathématiquement c’est jouable.

Grégoire Munster a annoncé la semaine dernière qu’il allait débuter au Sezoens le samedi 16 mai une campagne nationale. Objectif : décrocher au volant d’une Hyundai Rally2 de chez BMA son premier titre de champion de Belgique, trente et un ans après son papa Bernard.

Greg, un chouette effet d’annonce. Mais est-ce vraiment réaliste de démarrer ainsi le championnat et de prétendre à la couronne alors que trois manches ont déjà été disputées ?

« C’est sûr que c’est un peu ambitieux. Un abandon ou un mauvais résultat et ce sera mort car je n’ai plus aucun joker on va dire. On retient six résultats en D1 plus un D2 et c’est justement ce qu’il reste. Mais je n’ai pas de retard à rattraper sur Potty, Verstappen ou Cherain. C’est juste qu’eux ont déjà engrangé un, deux voire trois résultats. Mais ils ne pourront pas scorer partout. Cédric a par exemple déjà grillé son joker et n’était pas au départ du Wallonie où Jos a abandonné. Disons donc que l’on va déjà disputer le Sezoens et Ypres et on verra ensuite ce que cela donne. Si tout se passe comme souhaité, on sera au départ aux Chevrotinnes et à Roulers. Sinon on réorientera notre programme avec par exemple quelques participations à l’étranger.»

Est-ce que Hyundai Motorsport vous a aidé à monter ce programme ?

« Oui. Je ne peux pas vous détailler le soutien accordé, mais il est certain qu’ils sont intéressés de voir ce que leur auto peut faire sur des rallyes asphalte comme Ypres ou Spa. Et de mon côté, je veux me mettre en évidence. Leur montrer ma valeur sur ce type d’auto. Ils ont été reprendre cette année trois pilotes qui ne roulaient plus en WRC1 mais en Rally2. Il faut parfois savoir prendre du recul pour mieux sauter.»

Où situez-vous le niveau de la Hyundai Rally2 sur asphalte par rapport à la concurrence ?

« C’est compliqué à dire car je n’ai plus piloté ce type d’auto depuis trois ans et à l’époque j’ai toujours roulé en Hyundai, jamais en Polo, Toyota, Skoda ou Citroën. Mais j’ai disputé le week-end dernier le Rallysprint Monteberg pour préparer Ypres et je me suis montré assez compétitif face à la Yaris de Stéphane Lefèbvre qui a été champion de Belgique et remporté plusieurs fois Ypres. Donc c’est plutôt bon signe. Bon certes j’ai crevé et perdu 20 minutes dans un wateringue suite à un freinage raté sous la pluie, mais sinon les chronos étaient bons. J’ai signé cinq scratches contre quatre à Stéphane. Et cela aurait dû être six si je n’avais pas été gêné par une Porsche dans l’ES10. Je suis donc satisfait. Je me suis senti à l’aise au volant de l’auto. »

 Est-ce que ce programme belge signifie que vous avez renoncé au Mondial pour 2026 ?

« Non. On négocie toujours pour disputer quelques manches encore cette année. Le but est de repasser par chez nous pour rebondir. Je crois que des opportunités vont se créer dans le futur avec la nouvelle règlementation. En 2027 ou 2028. Il faut occuper le terrain, se montrer. Ce n’est pas en restant à la maison que l’on va pouvoir prétendre à un volant officiel. Pour l’instant, tout est encore assez flou, mais je m’attends à un grand jeu de baquets musicaux en fin d’année.»

On ne voit pas apparaître le nom de votre fidèle partenaire sur la Hyundai. Cela signifie-t-il que Jourdan Serderidis ne vous soutient plus ?

« Jourdan a fait beaucoup pour moi, pour m’amener au plus haut niveau, me donner ma chance. Sa position a toujours été claire. Aujourd’hui, il est un peu déçu de voir le peu de débouchés qui existent, le peu de volants disponibles. Le marché des pilotes est très restreint. Il estime qu’avec l’expérience acquise, je devrais être capable de trouver un volant et de montrer ma valeur sans son aide. C’est donc ce que j’essaie de faire. »

En faisant notamment appel à Damien Withers à la place de Louis Louka dans le baquet de droite ?

« Oui. Louis est indépendant et copilote professionnel. Il n’apporte pas de budget et doit être payé ce qui est normal. On s’entend toujours très bien, mais aujourd’hui je n’ai plus les moyens de rouler avec lui. En Belgique, il est normal que les équipiers et même les pilotes apportent des budgets pour rouler. Damien a été champion il y a deux ans aux côtés de Cédric Cherain. En Hyundai en plus. Il représente le meilleur compromis entre expérience d’un côté et budget de l’autre. Je cherche toujours aussi de mon côté des partenaires. Ce n’est pas évident en ce moment, mais je m’accroche. Pas question de baisser les bras. » 

Photo Greg Munster

Mots-clés: Rallye Sports Moteur

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