GP de Belgique de F1: Antonelli et Philippe, les rois de Francorchamps

il y a 1 j Olivier de Wilde

Le pilote Mercedes profite de l’abandon précoce de son équipier Russell pour quasi doubler son avance au championnat. Leclerc et Verstappen complètent un très beau podium. Hamilton prend la 2ème place du championnat. Superbe remontée de Hadjar.

Après avoir offert la pole position comme cadeau d’anniversaire à son papa samedi, Andrea-Kimi Antonelli s’est payé la victoire ce dimanche sur le plus beau circuit du monde. Un tracé légendaire couronnant en général les meilleurs pilotes du monde, sacrant seulement des champions. Et, à dix-neuf ans à peine, l’Italien de chez Mercedes en est clairement un grand en devenir. Il a d’ailleurs fait un pas supplémentaire vers son premier titre mondial en décrochant à Spa son sixième succès de la saison. L’un des plus beaux récompensé par un superbe trophée remis pour la première fois de l’histoire par sa majesté le roi Philippe.

Stromae au damier

Même s’il était un cran au-dessus ce week-end, la partie n’a pourtant pas été facile pour le Transalpin doublé au pied du Raidillon par un Max Verstappen déployant un petit peu plus tôt que prévu son énergie. Une ruse du poleman ?

« J’ai pu le redoubler assez facilement à l’aspiration dans la montée vers les Combes, » expliquait-il après avoir franchi un drapeau à damier agité par Stromae.

Charles Leclerc en profitait pour passer aussi devant le pilote Red Bull, tandis que derrière Lewis Hamilton s’accrochait fautivement avec son compatriote George Russell. La cata… Combes pour le second pilote Mercedes abandonnant tous ses espoirs planté dans le bac à graviers. Tandis que le septuple champion écopait d’une pénalité de cinq secondes lui coûtant au final le podium.

Une VSC bien tombée pour Ferrari

Max récupérait le premier accessit au 6ème tour, mais une voiture de sécurité virtuelle pour aller rechercher un débris sur la piste offrait un net gain de temps aux deux pilotes Ferrari ayant décidé de s’arrêter plus tard. On a été surpris de ne pas avoir vu pourquoi cette neutralisation de la course à 80 km/h a duré si longtemps. Car pour ce qui est des images montrées, le commissaire avait terminé son travail avant que les Ferrari ne rentrent dans la pitlane. Et la VSC s’est arrêtée juste après le double pitstop des « Rouges ». Une VSC vraiment bien tombée pour le spectacle et la Scuderia. Un peu comme en Espagne où la VSC avait offert la victoire à Hamilton…

Une intervention permettant à Charles Leclerc de ressortir virtuellement en tête du Grand Prix (car Lando Norris ne s’est étrangement pas arrêté à ce moment, pensant comme nous sans doute que la VSC n’allait pas durer) et à Lewis de limiter la perte de temps due à sa sanction.

Le Monégasque allait dès lors mener durant une douzaine de tours. Mais ne pouvait pas résister au retour de la Benz d’Antonelli le doublant au freinage des Combes. Plus rapide dans le secteur 2, Charles s’accrochait longtemps aux basques de l’Italien et entretenait un peu le suspense, en vain.

« J’y ai cru jusqu’au bout, mais avec les pneus durs je manquais un peu de train avant, » regrettait Leclerc finalement deuxième derrière un Max Verstappen quelque peu frustré : « J’ai essayé tout ce que je pouvais. Le premier relais était pas mal, le deuxième moins bon. J’aurais néanmoins pu terminer deuxième si je n’avais pas été malchanceux avec la VSC »

Russell grand perdant

Au final avec trois marques différentes et trois grands pilotes, on a eu un podium royal qu’aura manqué de peu le king Hamilton. Grand perdant du week-end, Russell ne lui en voulait pas trop : «Le problème est que je n’ai plus été capable de recharger dans la montée vers les Combes. J’avais l’impression de piloter une F2. J’ai vraiment un gros souci. »

Un problème de moteur ou de recharge reconnu par le team Mercedes. Il est temps que la trêve arrive pour George qui va devoir aussi recharger ses batteries personnelles pour tenter de donner le change en deuxième partie de saison à ce diable d’Antonelli qui semble bien parti pour devenir le plus jeune champion de l’histoire.

Derrière, les McLaren ont fait illusion. Oscar Piastri termine cinquième, tandis que Lando Norris, treizième sur la grille, est remonté au 7ème rang après avoir un instant pu mener la course.  Il lui aura manqué un tour pour doubler Isack Hadjar auteur de la plus belle des remontées, de la 21ème à la 6ème place. Le jeune Français a bouclé quasi tout le GP avec un seul train de pneus durs après s’être arrêté à deux reprises sous voiture de sécurité en début de course pour mettre les pneus mediums puis remettre les durs au tour suivant.

Bien joué aussi aux trois jeunes complétant le Top 10 : Gabriel Bortoleto sur Audi, Arvid Lindblad (Racing Bulls) et Franco Colapinto (Alpine).

Si le chiffre officiel de 400.000 spectateurs sur l’ensemble des quatre jours nous paraît un peu optimiste, les 115.000 fans présents ce dimanche en ont certainement eu pour leur argent avec un beau GP et une organisation… royale ! Vivement 2027 pour une nouvelle édition du Spa GP.

Photo Romain Rixhon

Mots-clés: Formule 1 Sports Moteur

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