Maxime Martin (Mercedes) remporte enfin les 24H du Nürburgring !

il y a 1 j Olivier de Wilde

Le Bruxellois profite de l’abandon de Max Verstappen pour s’imposer 34 ans après son papa Jean-Michel. Le succès des Belges est complété par les 4e et 6ème places des frères Vanthoor et le 5ème rang absolu (1er de la classe SPX) de l’inédite BMW M3 Touring d’Ugo de Wilde.

Rassemblant 352.000 spectateurs autour de la mythique Nordschleife longue de 25 km, les 24H du Nürburgring auront tenu toutes leurs promesses. Enfin presque…

Et si le monde entier gardera en mémoire les grandes premières du quadruple champion du monde de F1 et de la BMW M3 Touring, les fans belges se souviendront eux de la première victoire de Maxime Martin, 34 ans après son papa Jean-Michel, lauréat en 1992 aux commandes d’une BMW M3.

Verstappen reviendra pour la revanche

Tout était pourtant écrit pour que ce soit le plus célèbre des deux Max qui s’impose. D’abord un talent indéniable avec d’audacieuses prises de risques. Pas de doute, Verstappen est bien l’actuel meilleur pilote de la planète. Ensuite une BOP favorable aux Mercedes qui se sont vite isolées en tête.

Elles ont bien été aidées il est vrai par les soucis dès le départ des deux Lamborghini en première ligne. La 130 de Mapelli écopait d’une pénalité pour envol anticipé, tandis que la #84 des poleman Engstler-Niederhauser-Bortolotti rentrait dès la fin du circuit F1 avec une roue crevée suite à un léger contact avec la Benz de Daniel Juncadella. Repartis derniers, ils sont remontés jusqu’au 2ème rang (malgré une pénalité d’1’26) en signant notamment le meilleur tour en course grâce à une vitesse de pointe supérieure.

Le début de course était marqué par de nombreux changements de leaders et, avec la pluie apparue après trois heures, les crashes de plusieurs favoris. C’était le cas notamment pour l’unique Ferrari 296 de Thierry Vermeulen s’accrochant dans son tour de sortie dès le début de la grande boucle, mais surtout pour la Porsche Grello Manthey de Kevin Estre. En lutte pour la tête, le Français se faisait surprendre par une flaque d’huile et échouait dans le rail. Exit aussi rapidement l’Audi R8 de Christopher Haase, son équipier Alexander Sims tapant une Mercedes freinant brutalement pour une Slow Zone.

Les Mercedes Winward évitaient les embuches et prenaient la tête à l’heure du souper avant de creuser inexorablement leur avance grâce à une bonne stratégie, mais aussi des relais d’enfer de l’impétueux Max Verstappen, dans son élément sur ce tracé pour « grands garçons ». Durant la nuit, le pilote Red Bull semait Maxime Martin, la #3 s’isolant en tête.

Les centaines de milliers de fans préparaient déjà la fête à Super Max. Mais à 3h30 de l’arrivée, coup de théâtre. La Benz Red Bull rentrait au ralenti à son stand, transmission cassée. Max devra revenir l’an prochain pour remporter les 24H du Ring. « Si mon agenda le permet, sûr que je reviendrai dès 2027, » assurait le pilote de F1 classé à une anecdotique 38ème place apprendra-t-il à son arrivée à Monaco. « J’ai adoré chaque mètre. C’est la course, surtout en endurance. »

Pour finir premier, d’abord il faut finir. Verstappen aura en tout cas marqué cette 54ème édition de l’empreinte de son pied droit. Quelques images de ses dépassements ou de son atterrissage dans l’herbe après un jump resteront gravées dans les mémoires. Son combat avec Maro Engel, l’un des champions les plus titrés en GT aussi. N’est-ce d’ailleurs pas cette touchette au niveau de la roue arrière entre les deux équipiers qui a endommagé la transmission ? On le saura sans doute plus tard…

Un Max en chassait un autre et le 100% belge, Martin, était chargé dès lors d’assurer le premier succès de Benz aux 24H depuis dix ans, son tout premier personnel après trois deuxièmes places.

Martin :  « Une lacune comblée »

« Ce matin, je me disais que j’allais encore terminer deuxième, » souriait le Bruxellois. « Puis, alors que les positions avaient été figées, on a vu l’autre voiture au ralenti. C’est triste pour eux et pour l’équipe qui méritait le doublé. De mon côté, c’était mon dernier grand rêve en sport auto. Plus que Daytona, je voulais inscrire le Nürburgring à mon palmarès. Cela n’a pas été facile, surtout après l’accident de mon équipier aux essais qui nous a fait partir 25ème. Mais on est vite remontés devant. Voilà une belle lacune de comblée.  »

Associé à Lucas Stolz, Maro Engel et Fabian Schiller, Maxime Martin offre à la Belgique une 8ème victoire dans cette épreuve en 54 éditions.

Le succès des Belges est complété par un beau tir groupé des nôtres.

Dries Vanthoor échoue à 18 secondes de l’Aston Martin Vantage Walkenhorst complétant le podium avec DrudiKrognèes-Thiim-Ferdinand Lazer. Une maigre consolation pour le team Rowe qui a perdu la voiture #1 tenante du titre en début de soirée suite à un souci de refueling.

La M3 Touring victorieuse en SPX, mais surtout 5ème du général

BMW est nettement plus fier de la cinquième place de sa BMW M3 Touring au volant de laquelle on retrouvait Ugo de Wilde. Non seulement leur poisson d’avril est devenu réalité, mais le « break de chasse » a décroché un succès inespéré. Mettez lui des pneus Michelin (surtout sous la pluie samedi soir) et il reviendra se battre pour le classement général. Après sa victoire de classe en M2 Racing l’an dernier, le jeune Bruxellois monte cette fois sur la plus haute marche du podium de la catégorie SPX devant trois Mercedes HWA. On espère que le milliardaire propriétaire de cet exemplaire unique aura l’envie de l’engager ailleurs l’an prochain. Elle serait en tout cas déjà la bienvenue aux 12H de Bathurst !

Un peu en retrait tout au long du week-end avec le team LionSpeed, Laurens Vanthoor se classe finalement 6ème et premier pilote Porsche sur la 911 GT3-R partagée avec Ricardo Feller et Laurin Heinrich.

Belle septième pour la Ford Mustang de Frédéric Vervisch qui a mené la course samedi après-midi avant de subir une crevaison puis d’écoper d’une pénalité.

Charles Weerts complète le carton belge en terminant 9ème sur la BMW M4 Schubert.

Nos deux autres compatriotes engagés en GT3 ont été contraints à l’abandon suite à de gros accidents. Un violent accrochage en début de nuit pour Alessio Picariello (indemne), à cause d’un pneu explosé en pleine ligne droite pour Guido Dumarey. Jacques Derenne n’a pas roulé de nuit suite au crash de son équipier sur la Mercedes GT4.

Une catégorie au sein de laquelle Lucas Cartelle, l’un des benjamins de l’épreuve, s’est mis en évidence par des relais de très bonne facture même s’il a été contraint à l’abandon à une heure de l’arrivée, transmission cassée sur sa Toyota Supra.

Tim Peeters (46ème) s’impose dans la catégorie réservée aux nouvelles BMW M2 Racing, tandis qu’Axel Soyez, après le crash d’un équipier lui coûtant 7 tours et un changement de transmission termine 84ème et 7ème de la M240i Cup au sein de laquelle les frères Sari associés à Jarno Dhauw sont classés 9èmes.

Photo ADAC

Mots-clés: Endurance Sports Moteur

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