F1 Suzuka: Avec moins de recharge pour les qualifs !

il y a 3 j Olivier de Wilde

La FIA réagit déjà un peu face aux critiques. L’annulation des GP au Moyen-Orient devrait être mise à profit pour affiner encore la règlementation et diminuer l’influence de la gestion des batteries.

Dans les coulisses et le paddock de Suzuka déjà bien rempli, cela n’arrête pas de s’agiter. La F1 est un sport, mais aussi un grand business en continuelle effervescence.

Parmi les dossiers brûlants, outre la récente paternité de Fernando Alonso (bravo aussi à la maman, la reporter Melissa Jimenez), on parle beaucoup du rachat d’Alpine. Après avoir vendu son âme au diable pour acheter un moteur Mercedes, le constructeur français songe tout simplement à revendre son écurie au plus offrant.

Agacé par un début de saison catastrophique, son fils qualifiant sa monoplace de pire m… qu’il ait jamais pilotée, Lawrence Stroll serait sur le point aussi d’arrêter les frais. Même si d’un autre côté, il vient de recruter Jonathan Weathley (ex-Audi) pour prendre le poste de directeur sportif d’Adrian Newey qui doit maintenant se concentrer sur son rôle d’ingénieur pour tenter de rattraper le retard et les manquements de Honda.

Chez Audi, Mattia Binotto cherche un nouveau chef de team du coup. Et comme un peu partout où il y a une place à prendre, le nom de Christian Horner (ex-Red Bull) est cité.

Les menaces de mort proférées à l’encontre d’Esteban Ocon par des fans argentins pour avoir ruiné la belle course de Franco Colapinto en Chine ont aussi pas mal choqué le paddock.

Mais le principal topic maintenant que les annulations des prochaines courses de Bahreïn et d’Arabie Saoudite ont été confirmées, ce sont les critiques émises à l’encontre de la nouvelle règlementation. Et en priorité celles de Max Verstappen comparant la F1 2026 au jeu Nintendo Mario Kart. Des propos très mauvais pour l’image mondiale de la F1.

Verstappen va s’amuser ailleurs qu’en F1

Evidemment, son discours serait sans doute différent si Red Bull et son nouveau moteur badgé Ford n’avaient pas complètement loupé leur début de saison.

N’empêche, les organisateurs de la F1 doivent s’inquiéter car voir le quadruple champion du monde aller prendre sa dose d’adrénaline ailleurs, en GT3 sur la Nordschleife, puis à Fuji en Super GT ne sont pas des signes positifs. Et confirme le malaise actuel dans lequel la nouvelle règlementation trop basée sur la gestion de l’énergie électrique a entraîné la F1.

Les menaces de Max de quitter la F1 si elle continue à donner plus d’importance à la technologie et à la puissance électrique qu’au pilotage pur ne sont pas à prendre à la légère. Le départ de Verstappen et surtout ses raisons décrédibiliseraient fortement la Formule qui se dit toujours reine.

Il est donc urgent de réagir, de rectifier le tir. Agir dans la précipitation aurait été une erreur face à une règlementation très complexe demandant un temps d’adaptation de la part des pilotes, des teams, des fans et même des journalistes !

Au final, Melbourne et Shanghai n’ont pas offert un trop mauvais spectacle. Que du contraire. Tout n’est pas à jeter, loin de là. Mais il faut affiner.

Moins de recharge déjà autorisée en qualifs dès samedi à Suzuka

Considéré par tous comme l’un des plus beaux circuits au monde, souvent cité dans le Top 3 des pilotes avec Francorchamps, Suzuka est un tracé où les meilleurs peuvent généralement encore faire la différence. On verra si c’est encore le cas ce week-end. Si les Mercedes dont l’aileron avant est dans le collimateur de la FIA continuent à dominer en course. Si Ferrari utilise son aile arrière Macarena, si McLaren et Red Bull parviennent à redresser la tête, et Aston à la sortir de l’eau. On verra surtout si les pilotes sont encore obligés de ralentir par endroits pour aller plus vite dans d’autres. C’est cette gestion de l’énergie qui dérange et va parfois à contre-sens de l’essence même du sport auto.

Les pilotes sont des artistes, des virtuoses, des audacieux chevaliers des temps modernes. Pas des ingénieurs devant économiser et gérer de l’énergie. Pour eux, cela doit toujours être « pedal to the metal ». On ne veut plus voir de manière trop flagrante des pilotes lever le pied en lignes droites ou à l’amorce des freinages, freiner 30m plus tôt que d’habitude, passer 30 à 40 km/h moins vite en courbes. La F1 ne doit absolument pas devenir un « economy run » comme les courses pour protos à énergie solaire.

Du coup, le mois de « break » involontaire après le Japon va tomber à point nommé pour ajuster les curseurs. Stefano Domenicali, le G.O. de la F1 l’a avoué. Des modifications vont être apportées à la règlementation. Avec une plus grande importance du moteur thermique par rapport à l’électrique (aujourd’hui c’est de l’ordre de 55/45).

D’ailleurs, la FIA n’a pas attendu la trêve pour prendre des mesures. Dès ce samedi, la recharge maximale autorisée par tour passera de 9 à 8 Megajoules. Cela devrait diminuer voire supprimer la nécessité pour les pilotes de faire du « lift and coast » (lever le pied avant les freinages ou en ligne droite) pour récupérer un max d’énergie. La qualif doit être la recherche pure de la performance maximale, de la limite partout.

On espère que ce sera suffisant. C’est en tout cas déjà un pas dans la bonne direction. Et dès Miami début mai, on devrait voir la règlementation 2026 évoluer encore un peu histoire de faire taire une bonne partie des critiques. Et on espère celle du N°1 Mondial Max Verstappen à deux semaines de sa première grande course d’endurance, les 24H du Nürburgring en Mercedes. « Et là je ne vais rien devoir économiser du tout… » 

 Si ce n’est peut-être son énergie personnelle pour résister aux sollicitations de fans beaucoup plus nombreux et proches que sur un GP de F1…

Photo Mercedes

Mots-clés: Formule 1 Sports Moteur

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