Doriane Pin n’a tout simplement pas le niveau pour disputer un GP de F1
Lauréate de la F1 Academy en 2025 où elle représentait Mercedes, Doriane Pin s’est vu offrir un test la semaine dernière au volant d’une F1 de 2021, la W12.
La jeune Française de 22 ans a bouclé 76 tours du petit circuit de Silverstone. Et le staff s’est dit « impressionné par son adaptation et son feedback technique ». Mais personne n’a parlé de chrono. Et pour cause…
Tout ceci n’est que du marketing. Comme la F1 Academy, des courses de F4 dont le niveau est très bas. Si nos quatre jeunes compatriotes engagés en monoplace aujourd’hui y participaient, ils trusteraient facilement les premières places.
Alors va-t-on voir bientôt Doriane Pin au départ d’un GP de F1 cinquante ans après Lella Lombardi, la dernière femme à avoir pris le départ d’un GP de F1 (12 GP entre 1974 et 1976) et même marqué. un demi point? Et pourquoi pas Katsuup aussi, l’influenceuse deuxième du dernier GP Explorer ?
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Non mais sans blague. Bien sûr que non ! Tout au plus aura-t-elle l’occasion un jour de disputer une séance libre du vendredi comme l’a fait Susie Wolff voici quelques années pour Williams. Mais ce ne serait sans doute pas lui rendre service. Car à poids égal (elle pèse 46 kg de bonnes sources), elle ne peut rivaliser avec les hommes. Ce n’est pas une question de condition physique, non, tout simplement de talent. Et l’on ne veut pas être méchant. Doriane est une jeune fille très sympathique et une bonne pilote comme il y en a des centaines. Juste qu’elle n’a pas ce petit truc en plus qui fait la différence.
Voici deux ans, Doriane était engagée, avec l’Espagnole Marta Garcia dans le championnat Formula Regionale by Alpine, soit trois steps en dessous de la F1. Avec pour résultat une 27ème place en fin de saison juste devant Marta, sur 31 pilotes ayant disputé la saison. Sans avoir réussi à marquer le moindre point sur toute la saison, ce qui signifie pas un seul Top 10. Des classements que feraient bien de consulter les journalistes ou animateurs français qui en font une demie star et l’invitent sur tous les plateaux comme une bête de foire.
Un avantage de poids
Cette année, Doriane sera engagée en ELMS et au Mans au volant d’un proto LMP2. Une catégorie où tout le monde ne roule pas au même poids et où celle que l’on surnomme la « pocket rocket » a un avantage de 20 à 35 kg sur ses équipiers et rivaux, soit 1,4 seconde sur un tour du Mans. Assez pour ne pas être ridicule car la petite sait tenir un volant. Mais de là à participer à un GP…
Bien sûr, certains refusant de voir la vérité en face vont nous traiter de sexiste, misogyne ou autre. Mais on ne parle pas d’égalité des sexes ici ou de droits de la femme. Bien sûr que toutes les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Et bien sûr qu’une femme devrait en théorie pouvoir être aussi rapide que les messieurs au volant d’une voiture. Sophia Floersch, Jamie Chadwick, Lilou Wadoux ou Michelle Gatting font partie des meilleures filles pilotes de leur génération. Avec Doriane Pin très certainement. Mais aucune n’est capable de rivaliser avec les meilleurs espoirs masculins en F4, F3, F2 et bien entendu F1. Cela, c’est la réalité. Et si ce n’est pas le cas, Mercedes aurait certainement placé Doriane en F3 ou F2 plutôt qu’en proto.
Toto Wolff : « Les réelles chances de voir une femme arriver en F1 augmenteront quand 25% des pelotons de karting seront composés de filles »
Toto Wolff, patron de Mercedes, en est bien conscient. Voici ce qu’il nous déclarait en interview à propos des femmes en F1 lors du dernier GP de Belgique.
« Je suis certainement subjectif sur le sujet (rire). Ma femme Susie a eu l’occasion de participer à deux séance d’essais libres officielles avec Williams voici quelques années. Elle s’entraînait physiquement comme les mecs et avait à l’époque un tour de cou de 38 cm pour supporter les forces G. Le problème pour avoir une femme en F1 n’est pas du tout physique. C’est une question de talent. Quand Susie a participé au championnat du monde de karting, elle était 15ème sur 160. Mais elle était la seule fille. Aujourd’hui, grâce au travail de la FIA, aux efforts faits pour mettre les demoiselles en avant notamment avec la F1 Academy, sur un peloton Mini ou Junior de karting de 100 pilotes il y a quinze jeunes filles. Le but est de susciter des vocations pour élargir la base. Je ne dis pas qu’il n’y a pas assez de talent dans les participantes actuelles de la Formula Academy. Nous sommes contents du travail de Doriane Pin et nous pourrions lui offrir un test en F1 (ndlr : il a tenu parole). Mais les réelles chances de voir une femme émerger augmenteront le jour où 25% des pelotons en kart seront composés de filles. Car si vous faites monter aujourd’hui une fille en F1 juste pour l’image et le marketing et qu’elle se qualifie dernière à chaque GP, ce serait dommageable pour la cause des femmes en sport auto. »
CQFD. Ce qu’il fallait dire…
Photo Mercedes


