L’exclusivité Hankook pour les 4x4 en BRC relance la problématique des RGT
Le communiqué officiel parle du manufacturier réputé notamment en WRC. Effectivement il a une réputation, mais justement très mauvaise, tous les pilotes pros s’en plaignant. Ce qui est également le cas en Lamborghini Super Trofeo (souvenez-vous de l’annulation de la course au Mans avec les pneus qui explosaient à haute vitesse) où le nombre de voitures a diminué de moitié depuis le départ de Pirelli.
En termes de performances, il est clair que les concurrents du BRC vont y perdre. « Il serait plus avantageux pour des pilotes pros comme moi que les pneus soient libres car chacun pourrait avoir ses deals avec l’une ou l’autre marque, » explique Grégoire Munster. « Hankook n’a pas toujours été convaincant en WRC. Mais si cela permet de diminuer pour tout le monde le budget pneumatiques, si cela permet d’offrir des primes, des carottes comme à l’époque de Pirelli où j’avais gagné 100 pneus avec mon titre Junior, alors pourquoi pas vu que tout le monde sera logé à la même enseigne. A 400 euros le pneu, cela représente un gros poste qu’il est important de pouvoir diminuer. »
Les promoteurs ont-ils signé avec les Coréens (dont Kronos est le fournisseur) dans ce but là ? Qu’est-il prévu comme avantages pour les concurrents, Stevy Courteyn contacté par nos soins ne souhaite pas encore nous en dire plus.
« Nous donnerons davantage d’informations sur ce point dans les prochaines semaines, aussi bien sur cet accord que sur le BRC 2027. »
Une phrase laissant espérer quelques changements allant dans le bon sens :
« Avec 11 rallyes, 9 nominés, 6 meilleurs résultats, la D1, la D2, les fans n’y comprennent plus rien, » regrette Greg Munster. « C’est trop compliqué, il y a trop de manches, c’est trop cher pour une compétition nationale. On se plaint que le WRC est trop onéreux, mais c’est tout aussi vrai en Belgique. »
L’arrivée d’Hankook soulève un autre problème :
« Que vont-ils faire avec les RGT ? Cela reste libre pour elles si j’ai bien compris ?, » s’interroge un ancien champion de Belgique. « Ils vont alors devoir les limiter à 135 km/h comme les T3 au Dakar si ils veulent éviter qu’elles gagnent avec trente secondes d’avance. »
« Cela risque en effet d’être un beau bordel, » reprend Munster. « Mais si c’est moins cher que des pneus plus compétitifs et que c’est pareil pour tout le monde, cela me va. Tout ce qui peut contribuer à la relance du BRC est positif. »
"On pourrait voir des concurrents du WRC venir s'entraîner chez nous," explique le directeur du RACB Xavier Schène. Un bon point en effet.
Allez, on laisse les promoteurs réfléchir à tout cela et on espère – naïvement ? – de belles annonces concernant le BRC 2027 dans les semaines à venir. « Car sinon on ira tous rouler en ASAF, » nous a lancé une figure du BRC.
Photo BRC
