Suzuki e-Sky, la mini-électrique qui pense comme une Lotus
Au début de l’été, nous relayions ici une info selon laquelle Suzuki pourrait lancer en Europe sa nouvelle kei-car 100% électrique. En Europe, façon de parler, puisqu’il était en fait question d’une commercialisation en Grande-Bretagne. Et nous, nous disions qu’on adorerait voir débarquer ici cette sorte d’héritière de la populaire Wagon R. Aujourd’hui, voici les images officielles du modèle de production. Comme souvent lors du passage concept à réalité, le modèle perd un peu de son charme. En même temps, la mission d’une telle voiture n’est pas d’avoir du sex-appeal, mais d’exprimer ses qualités réelles. En l’occurrence, une habitabilité généreuse pour quatre adultes, dans une voiture de 3.395 mm de long, 1.475 mm de large, et 2.460 mm d’empattement. Les images montrent par ailleurs un tableau de bord numérique et un écran tactile central de 10,1’’, mais des commandes séparées pour la ventilation et le volume audio. A première vue, les plastiques intérieurs sont un peu « légers », mais il y a une excellente raison pour cela.
L’ennemi, c’est le poids
Quand nous disions que Suzuki pense comme Lotus, il ne s’agit pas forcément de sportivité. Mais les deux marques ont depuis toujours un ennemi commun : le poids. C’est donc ce qui explique ces plastiques d’apparence pas très flatteuse, mais aussi un choix technique « contre-nature ». Suzuki dote en effet l’e-Sky d’une des plus petites batteries du marché VE actuel. Seulement 26 kWh. Voilà qui contribue à la légèreté de la voiture, avec à peine 1.030 kilos, dont tire profit l’efficience énergétique. Suzuki annonce 9,7 kWh/100 km, et 310 km d’autonomie. Pour comparaison, la petite Renault Twingo pèse 1.200 kilos, embarque une batterie de 27,5 kWh, et annonce 260 km WLTP. Nous l’avons dit et nous le répétons : la e-Sky aurait à notre avis sa place sur le marché européen. Suzuki, si vous lisez ceci…



