« L’automobile va suivre le chemin de l’horlogerie »
Mate Rimac, pour rappel, est le fondateur de la marque d’hypercars électriques à 2 millions l’unité, qui est aussi le nouveau patron de Bugatti, depuis le retrait complet du groupe VW. Rappelons aussi que Rimac n’est pas un dogmatique de l’électrique, mais un passionné de progrès technologique, ouvert à toutes les solutions qui pourraient faire avancer les choses, que ce soit l’hydrogène, le GPL ou même le diesel. « Je dirige une entreprise technologique, pas une marque électrique », a-t-il un jour déclaré. Et cette neutralité de la pensée rend chacune de ses déclarations intéressantes. La dernière en date, il l’a faite lors d’une interview accordée à la chaine américaine CNBC.
Comme les montres de luxe
Selon Rimac, l’industrie automobile va se diviser en deux. Les voitures normales des gens normaux seront majoritairement électriques, tandis que les voitures très chères resteront thermiques. Tout comme une montre à quartz remplit parfaitement son rôle au quotidien, et qu’il existe des gens prêts à payer le prix fort pour la finesse et l’artisanat d’un mouvement mécanique complexe. Selon la même logique, il estime que « les performances deviennent vraiment secondaires. Aujourd’hui, pour 50.000 $, on peut acheter une VE chinoise aussi rapide qu’une supercar d’il y a dix ans ». Ce n’est donc plus cela qui distinguera le haut de gamme, mais le caractère et le degré de savoir-faire que peut représenter un moteur à combustion. Paroles de prophète ? Paroles pleines de bon sens, en tout cas.




