Auto Trends - Essais routiers
VW Golf Blue-E-Motion
Janvier 13, 2011 | 11:01
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En phase de finition

Volkswagen entend devenir le leader de la propulsion électrique d’ici 2018. Pour se donner les moyens de ses objectifs, le constructeur allemand peaufine ses modèles avant de les lancer sur le marché. Cinq cents Golf «zéro émission» vont parcourir le globe, avides d’expériences pratiques.

Espérant devenir le premier groupe automobile mondial, Volkswagen ne peut ignorer le poids des voitures électriques. Selon l’estimation de ses têtes pensantes, 3% de la production totale de tout le groupe (VW, Audi, Seat, Skoda, etc.) sera électrique d’ici 2018. Pourtant, pas question pour Volkswagen de se précipiter. Les clients devront en effet attendre la fin de l’année 2012 pour acheter le premier modèle électrique badgé Volkswagen. Le bal sera ouvert par la future petite citadine dérivée du prototype Up. La Golf Blue-E-Motion ne fera, quant à elle, son arrivée officielle au catalogue qu’à la fin 2013. Le prix des batteries devrait alors avoir suffisamment baissé pour proposer une voiture à un tarif acceptable. Et surtout, jouant son image de marque, Volkswagen semble ne pas vouloir lancer un produit dont il ne serait pas totalement certain de la qualité.
Pour ce faire, le constructeur allemand se lance à son tour dans l’expérimentation grandeur nature. Progressivement, 500 Golf Blue-E-Motion parcourront l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis aux mains de clients ciblés. De quoi récolter un maximum d’informations sur l’utilisation quotidienne des voitures électriques.

Habitabilité respectée

La mutation électrique de la Golf paraît, à première vue, quasiment sans incidence sur ses qualités pratiques. L’habitabilité reste en tous les cas totalement identique. Les batteries sont implantées sous la banquette arrière, à la place du traditionnel réservoir à carburant et dans le tunnel de servitude remplaçant la, dorénavant inutile, ligne d’échappement. Un supplément de batteries étant également implanté sous le double plancher du coffre, le volume total utilisable régresse tout de même un peu (275 litres contre 350 pour un modèle standard). Malgré les 315 kg de batteries qu’elle emporte, la Golf Blue-E-Motion parvient à contenir son poids total grâce à son moteur électrique léger et à l’absence de certains modules mécaniques devenus futiles. Affichant 1.545 kg sur la balance, la version électrique est environ 200 kg plus lourde qu’une Golf TDI comparable.


Prix : comm. en 2013

Puissance : 115 ch

V-max : 135 km/h

Conso. mixte : 0l/100km

CO2 : 0 g/km 
Prise au choix

La Golf électrique présente une fiche de recharge sur sa face avant, derrière le logo VW. Mais aussi sur le flanc, remplaçant la classique trappe à carburant. «Le modèle définitif ne conservera certainement pas les deux» explique-t-on chez Volkswagen. La phase de test nous apprendra quel emplacement favorisent les clients. «On a une préférence pour la prise latérale. Elle se salit beaucoup moins et surtout, elle s’avère généralement plus pratique pour brancher sa voiture sur le réseau dans le garage».

+

  + Disponibilité du moteur

 + Freinage régénératif      dosable

 + Insonorisation du moteur

 + Habitabilité conservée

 + Différents modes

Palettes derrière le volant
Dans l’habitacle, on retrouve l’atmosphère sobre typique de la Golf. Certains cadrans ont juste changé de fonction passant, par exemple, de compte-tours à indicateur de puissance utilisée/régénérée en kW. Par contre, détail dépaysant pour un modèle 100% électrique : on retrouve des palettes derrière le volant. La Golf est pourtant bien équipée d’une transmission à prise directe à un seul rapport mais les palettes permettent de moduler le frein moteur ! Les modes D, D1, D2 et D3 actionnent en effet plus ou moins fortement le freinage régénératif. En fonction des conditions de circulation, le conducteur peut donc choisir d’évoluer, au levier de pied, en quasi roue libre (pour aller le plus loin possible) ou, au contraire, de bénéficier d’un frein moteur important (pour recharger efficacement ses batteries). Après quelques kilomètres, on se prend au jeu. Le feu passe subitement au rouge : on passe en D3 pour s’arrêter rapidement sans actionner la pédale de frein. On arrive sur un long faux-plat ? La position D permet de «glisser» sur l’asphalte sans consommer d’électricité.
Mais au cas où la manœuvre avec les palettes paraîtrait trop alambiquée aux cobayes, Volkswagen ne retiendra que les positions D (faible freinage) et B (freinage important) au niveau du levier de vitesses sur les modèles définitifs. Ce serait dommage !
-

 - Autonomie
Commercialisation fin 2013
Puissance modulable
Sur un parcours mixte, la Golf électrique dispose de suffisamment de ressources pour se faufiler sans problème dans le trafic. En fonction de ses besoins, le conducteur peut toutefois opter pour les modes «Confort», «Dynamique» et «Autonomie» au tableau de bord. Modulant la puissance du moteur (de 115 à 70 chevaux) et le fonctionnement de quelques organes énergivores comme la climatisation, ce commutateur permet de mieux doser son rayon d’action (150 km en théorie).


Volkswagen ne souhaite pas être le premier venu dans le monde électrique.
Il veut tout simplement devenir le leader sur le marché, à terme.
Avec toute la puissance du groupe et grâce à des idées intelligentes, il pourrait bien y arriver…


Jean-François Christiaens

La Golf Blue-E-Motion en quelques chiffres

Moteur : électrique, 85kW (115ch), 270Nm.                   Transmission : aux roues avant.
Boîte : prise directe, un seul rapport.                              L/l/h : 4.199/1.786/1.480  mm
Poids à vide (kg): 1.545                                                  Coffre (l) : 275
Autonomie (km) : 150                                                      0 à 100 km/h (sec.) : 11,8




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