Auto Trends - Essais routiers
VW Beetle
Novembre 28, 2011 | 3:21
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Retour vers le futur !


Beetle, Coccinelle, Käfer, Bug, Vocho... L’auto en question aujourd'hui hui est une légende. Alors quand cette légende en arrive à sa troisième génération, comment résister au plaisir d’en prendre le volant ?
 

Petit flashback. Nous sommes en 1938 et une voiture aux formes étranges fait son apparition. Sortie de l’imaginaire de Ferdinand Porsche à la demande d’Adolf Hitler, la Volkswagen KdF pour « Kraft durch Freude » (la force par la joie) doit servir la cause du national-socialisme en proposant un moyen de transport à la fois fiable et économique pour le peuple.

A l’époque, le cahier des charges est très strict, avec notamment un prix de vente établi à 1.000 Reichsmarks ou encore une consommation limitée à 5l/ 100 km. Après une longue étude du projet et plusieurs prototypes, le modèle définitif est enfin prêt à voir le jour. Nous sommes alors le 26 mai 1938 et arrive, sans encore le savoir, une voiture qui va révolutionner les déplacements de millions de personnes à travers le monde.

+
Style parfaitement ressuscité

Comportement routier
Praticité accrue
Simple, fiable et qui plus est dotée d’un atout charme indéniable, elle ne tardera pas à hériter de ses différents surnoms et traversera les âges sans prendre une ride ou presque, sa production prenant fin au Mexique le 31 juillet 2003 après 65 ans de carrière et plus de 21.500.000 exemplaires produits. Entre temps, VW ressuscita le mythe via la New Beetle en 1998, modèle qui trouva avant tout preneur aux Etats-Unis, l’Europe lui réservant une arrivée plus froide. Mais force est d’avouer que cette réinterprétation moderne était loin du charme intemporel de sa grand-mère. Aujourd'hui, place à la Beetle du 21 siècle. Plus trapue que celle qu’elle remplace, cette Bettle, qui abandonne le « New » au passage, se veut aussi plus proche de l’originelle dans de nombreux points. Retour vers le futur... 
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Détails de finition

Manque d’espaces de rangement

Confort ferme

 
Grand-mère es-tu là ?

Préfigurée par le concept Ragster apparu en 2005, la VW Beetle séduit d'emblée par des lignes bien plus avantageuses que celles de sa devancière. Avec son pare-brise droit, sa ligne de toit fuyante et ses arches de roues plus marquées, le design de ce nouvel opus affiche ses origines avec fierté. On appréciera également que, selon le pays où la voiture est commandée, le propriétaire à le choix de son patronyme. Un des nombreux points sur lequel la « Cox » du 21e siècle est personnalisable, VW étant bien conscient du potentiel client existant parmi les fans qui, depuis des décennies déjà, lui vouent un culte et la personnalisent à l’infini.
Un constat nostalgique également valable pour l’habitacle où de petits détails viendront rappeler des souvenirs aux heureux propriétaires de la première génération. Ainsi, on retrouve une boite à gants à ouverture verticale placée sur le tableau de bord comme à la belle époque. Le volant ainsi que les ouïes d'aération sont eux-aussi là pour rendre hommage à la voiture la plus vendue de tous les temps. Assurément des touches subtiles qui rapproche les deux membres de la famille et qui devraient séduire les amateurs.  Prix : environ 25.000 €
Puissance : 200 ch
V-Max : 223 km/h
Conso. Mixte : 7,7 l/100km
CO2 : 179 g/km


Sous cette belle robe, les dessous sont connus

Héritant ses organes de la Golf, la Beetle se comporte comme logiquement comme sa sœur de Wolfsburg. Imperturbable, elle ne surprend jamais son conducteur, le châssis à essieu arrière multi-bras de cette version 2.0 TSI révélant un comportement précis et sportif très agréable bien commandé par une direction électromécanique parfaitement calibrée. Assez ferme en suspensions, son confort en prend logiquement un coup lorsqu’elle est chaussée de jantes 19 pouces, superbes au demeurant. Mieux insonorisée, elle est surtout beaucoup plus habitable même si elle reste limitée à quatre occupants. Ainsi, quatre adultes prendront place confortablement,  la garde au toit en hausse faisant partie des points forts de cette nouvelle génération. De même, le coffre affiche une capacité bien supérieure. Toutefois, le tableau se noirci quelque peu au moment d’aborder le chapitre de la finition, à plusieurs endroits nous avons en effet constaté une certaine légèreté dans le choix des matériaux, inhabituel pour un produit badgé VW.
Gamme moteurs éprouvée

A son bord, les principaux moteurs du groupe trouvent places. Avec les 1.6 et 2.0 TDI, la frugalité sera assurée. La gamme essence, composée des 1.2, 1.4 et 2.0 TSI, ajoutera une touche de punch a l’ensemble. Lors de cet essai, seul le 2.0 TSI de 200 ch était disponible. Particulièrement vigoureux et agréable couplé à la boite DSG 6 vitesses, ce moteur n’est bien sûr pas le plus économique de la gamme avec ses 7,7 l/100 km de moyenne mais il dote la Beetle de performances honorables. Compte tenu de la précision de son comportement, cette version risque de faire des émules auprès des sportifs. Si vous préférez jouer la carte économe, alors le 1.6 TDI sera votre parfait allié avec ses 112 g/CO2 par km. Attendue pour le mois de novembre, la VW Beetle sera déclinée en trois niveaux de finition (Beetle, Design et Sport) et se négociera aux alentours des 18.000 € de base, ce qui la placera en bonne position face à une certaine Mini...


La VW Beetle 2.0 TSI
en quelques chiffres
Moteur : quatre cylindres TSI essence;
200ch à 5.100tr/min;
280Nm de 1.700 à 5.000tr/min


Transmission : aux roues avant

Boîte : DSG 6 rapports
L/l/h : 4.278/1.808/1.486 mm
Poids à vide (kg) : 1.364
0 à 100 km/k (sec.) : 7,5

Conclusion
Franchement réussie stylistiquement, la VW Beetle fait honneur à son prestigieux passé en proposant un retour des plus réussis sur un look qui a charmé tant de générations. En outre, elle bénéficie d’un excellent comportement routier et s’avère très désirable dans cette version TSI 200 ch. Egalement plus agréable à vivre, elle souffre seulement d’une finition parfois légère et d’un manque cruel d’espaces de rangement. Mais ces détails passeront certainement au second plan si, comme pour nous, le charme opère…

Par Hervé Watrin



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