Auto Trends - Essais routiers
Toyota Yaris 1.0 VVT-i
Novembre 24, 2011 | 2:47
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Pour une poignée de centimètres


Destinée à se batailler au cœur du segment le plus important en Europe, la Yaris revient avec dix centimètres de plus sur les devants de la scène. Une croissance suffisante pour opérer un changement fondamental ?


Totalisant à lui seul près d’un quart de toutes les ventes sur le continent, le segment B auquel appartient la Yaris est crucial. Si on lorgne vers le top cinq absolu des ventes en Europe, on retrouve d’ailleurs quatre modèles issus de ce segment : la Polo, la Fiesta, la Corsa et la Clio. Parmi les concurrentes les plus sérieuses pour la nouvelle Yaris, citons encore les Peugeot 207, Fiat Punto Evo et autres Citroën C3. Sans oublier la récente Kia Rio. Bref : un beau petit monde avec lequel Toyota va devoir batailler ferme !


Si la majorité des concurrentes citées dépassent dorénavant sans vergogne la barre des quatre mètres, la Yaris ne souffre toujours pas de la folie des grandeurs. Comprenez que, même si sa carrosserie s’étire de dix centimètres, la nippone peut toujours compter sur sa compacité pour se distinguer dans les villes avec ses 3,88 mètres. Un encombrement réduit qui facilite les manœuvres de parking et qui permet, en outre, à la Yaris d’afficher un rayon de braquage record (4,7 mètres).  Prix : 13.990 € TVAC
Puissance : 69 ch
V-max : 155 km/h

Conso. mixte : 4,8l/100km
CO2 : 110 g/km



Adieu banquette coulissante


Malgré sa petite taille, la Yaris n’a pas à rougir de son habitabilité. Les méninges japonaises ont certainement chauffé au moment d’ajuster la vie à bord. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le travail a porté ses fruits. Que ce soit pour les jambes, la tête ou les coudes, la Yaris offre un volume habitable appréciable aux places arrière.

Le coffre bénéficie également de l’allongement du véhicule pour se montrer plus logeable et offre dorénavant 286 litres. Une valeur honorable pour le segment, généralement rencontrée sur des modèles plus encombrants (une Peugeot 207 offre 270 litres du long de ses 4,04 mètres…). Jugeant que le volume de coffre devenait suffisant, les responsables du développement de la Yaris ont décidé de ne pas reconduire la banquette arrière coulissante comme sur les deux précédentes générations. A l’heure des réductions de CO2, la traque des kilogrammes superflus est devenue primordiale. En plus d’élever les coûts, un système de banquette coulissante couplé à des dossiers réglables en inclinaison, comme par le passé, aurait généré un surpoids de cinq kilos par rapport à la banquette classique finalement retenue (malgré ses dimensions plus généreuses, la nouvelle Yaris affiche un poids total en baisse de 20 kilos). Pour les jours de grand déménagement, les dossiers peuvent tout de même évidemment se rabattre. De quoi libérer une vaste surface de charment plane (si l’on installe le double fond du coffre en position haute).   

Touch&Go

Derrière le volant, on remarque directement la disparition du grand compteur digital positionné au centre du tableau de bord. Marque de fabrique des deux précédentes générations de Yaris, cet équipement généralement plutôt réservé aux monovolumes cède sa place à des compteurs ronds posés devant les yeux du conducteur.

Les autres motorisations

1.3 VVT-i : 99ch; 5,2l/100km; 120g CO2/km, 16.290€ TVAC.
1.4 D-4D : 90ch; 3,9l/100km; 103g CO2/km, 17.540€ TVAC.

 
 D’une manière globale, on note également une impression de qualité en progrès. Même si elle n’égale pas les références du segment et que l’on déplore encore l’utilisation de quelques plastiques moins flatteurs par endroits, la Yaris dispose d’un tableau de bord globalement convaincant. Même s’ils sont moins nombreux que par le passé, on apprécie aussi la présence de petits espaces de rangement pratiques pour déposer des menu objets (téléphone, portefeuille, clés…). Par contre, les vides poches dans les portes sont assez étroits (à l’avant) voire carrément absents (à l’arrière). Une fois à bord, les yeux sont directement attirés par le grand écran tactile du système Toyota Touch&Go trônant au centre de la planche de bord. Un module d’info-divertissement offert dès les niveaux d’équipement moyens (voire même d’accès durant la phase de lancement). Reléguant la concurrence dans les cordes, ce module permet de consulter/envoyer des SMS, recevoir des appels, naviguer dans son i-Pod mais également de consulter la météo, effectuer des recherche sur Google… (il faudra tout de même connecter son smartphone au système et payer les communications 3G nécessaires). Toyota offre, en outre, sur ce GPS embarqué la fonction Touring Mobilis permettant de recevoir, en temps réel, les informations routières en Europe.


Pétillante


Dès les premiers mètres, on ressent le caractère pétillant de la Yaris. Une sensation principalement due à la vivacité de la direction. Mais aussi grâce au côté pétillant du petit trois cylindres 1.0 de 69 chevaux. Un moteur à conseiller pour les conducteurs qui évoluent principalement en ville. A la condition toutefois de ne pas avoir peur de ressentir des vibrations à travers le corps ! Architecture trois cylindres oblige, ce bloc communique pas mal de soubresauts lors des accélérations mais également, et c’est plus dérangeant, à l’arrêt, lorsqu’il tourne au ralenti. C’est dans ces moments-là qu’on regrette que Toyota n’équipe pas sa Yaris d’un Stop&Start. Seule la motorisation essence plus puissante, le 1.3l 99ch, pourra peut-être en bénéficier prochainement (ça existe, mais l’équipement n’a pas été retenu en Belgique). S’il offre une meilleure allonge à la Yaris sur les grands axes, ce bloc plus puissant paraît quand même moins réactif dans les basses rotations. Il peut néanmoins compter sur une boîte manuelle à six rapports (5 rapports sur la 1.0) dont les débattements courts et les verrouillages fermes s’avèrent agréables à manipuler. Finalement, l’avantage principal de ce bloc quatre cylindres par rapport à son petit frère «amputé» réside surtout dans sa plus grande discrétion sonore et vibratoire. Voire à sa possibilité d’être équipé d’une transmission automatique (de type CVT) pour les amateurs du genre.

 

La Yaris 1.0 VVT-i
 en quelques chiffres

Moteur : 3 cylindres en ligne,

essence atmosphérique; 998cc;

69ch à 6.000tr/min;

93Nm à 3.600tr/min.


Transmission : aux roues avant.

Boîte : manuelle à 5 rapports.

L/l/h : 3.885/1.695/1.510 mm

Poids à vide (kg): 950


Coffre (l) : 286

Réservoir (l) : 42

0 à 100 km/h (sec.) : 15,3


+

Rapport encombrement/habitabilité

Moteurs sobres
Système d’info-divertissement

D-4D


Même si Toyota s’attend à écouler principalement ses mécaniques à essence, la Yaris ne fait pas l’impasse sur les blocs diesels. Au catalogue, on retrouve le 1.4 D-4D 90ch. Couplé à une boîte manuelle à six rapports, ce petit moteur peut également s’offrir les services d’un embrayage robotisé. A l’usage, il offre suffisamment de coffre pour animer la légère Yaris. Dommage toutefois qu’il se montre un peu trop sonore. L’habitacle de la japonaise ne brille d’ailleurs pas par son insonorisation (vent, roulement…). Bonne nouvelle pour le portefeuille : avec ses émissions de CO2 inférieures à 105 g/km, la Yaris peut bénéficier, tant que le système d’éco-réduction tient le coup, des 15% de ristourne du gouvernement.


Conclusion


Même si elle a un peu grandi, la nouvelle Yaris reste suffisamment compacte pour évoluer sereinement en ville. Tout en offrant un volume habitable et un coffre aussi généreux que les «grandes» du segment. A se demander d’ailleurs à quoi leur servent tous ces centimètres !



Insonorisation
Pas de Stop&Start

Abandon de la banquette coulissante


Jean-François Christiaens




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