Pour une poignée de
centimètres
Destinée à se batailler
au cœur du segment le plus important en Europe, la Yaris revient
avec dix centimètres de plus sur les devants de la scène. Une
croissance suffisante pour opérer un changement fondamental ?
Totalisant à lui seul
près d’un quart de toutes les ventes sur le continent, le segment
B auquel appartient la Yaris est crucial. Si on lorgne vers le top
cinq absolu des ventes en Europe, on retrouve d’ailleurs quatre
modèles issus de ce segment : la Polo, la Fiesta, la Corsa et
la Clio. Parmi les concurrentes les plus sérieuses pour la nouvelle
Yaris, citons encore les Peugeot 207, Fiat Punto Evo et autres
Citroën C3. Sans oublier la récente Kia Rio. Bref : un beau
petit monde avec lequel Toyota va devoir batailler ferme !
| Si la majorité des
concurrentes citées dépassent dorénavant sans vergogne la barre
des quatre mètres, la Yaris ne souffre toujours pas de la folie des
grandeurs. Comprenez que, même si sa carrosserie s’étire de dix
centimètres, la nippone peut toujours compter sur sa compacité pour
se distinguer dans les villes avec ses 3,88 mètres. Un encombrement
réduit qui facilite les manœuvres de parking et qui permet, en
outre, à la Yaris d’afficher un rayon de braquage record (4,7
mètres). |
Prix : 13.990 € TVAC
Puissance : 69 ch
V-max : 155 km/h
Conso. mixte : 4,8l/100km
CO2 : 110 g/km |
Adieu banquette
coulissante
Malgré sa petite taille,
la Yaris n’a pas à rougir de son habitabilité. Les méninges
japonaises ont certainement chauffé au moment d’ajuster la vie à
bord. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le travail a
porté ses fruits. Que ce soit pour les jambes, la tête ou les
coudes, la Yaris offre un volume habitable appréciable aux places
arrière.
| Le coffre bénéficie également de l’allongement du
véhicule pour se montrer plus logeable et offre dorénavant 286
litres. Une valeur honorable pour le segment, généralement
rencontrée sur des modèles plus encombrants (une Peugeot 207 offre
270 litres du long de ses 4,04 mètres…). Jugeant que le volume de
coffre devenait suffisant, les responsables du développement de la
Yaris ont décidé de ne pas reconduire la banquette arrière
coulissante comme sur les deux précédentes générations. A l’heure
des réductions de CO2, la traque des kilogrammes superflus est
devenue primordiale. En plus d’élever les coûts, un système de
banquette coulissante couplé à des dossiers réglables en
inclinaison, comme par le passé, aurait généré un surpoids de
cinq kilos par rapport à la banquette classique finalement retenue
(malgré ses dimensions plus généreuses, la nouvelle Yaris affiche
un poids total en baisse de 20 kilos). Pour les jours de grand
déménagement, les dossiers peuvent tout de même évidemment se
rabattre. De quoi libérer une vaste surface de charment plane (si
l’on installe le double fond du coffre en position haute). |
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Touch&Go
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Derrière le volant, on
remarque directement la disparition du grand compteur digital
positionné au centre du tableau de bord. Marque de fabrique des deux
précédentes générations de Yaris, cet équipement généralement
plutôt réservé aux monovolumes cède sa place à des compteurs
ronds posés devant les yeux du conducteur.
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Les autres motorisations
1.3 VVT-i : 99ch; 5,2l/100km; 120g CO2/km, 16.290€ TVAC.
1.4 D-4D : 90ch; 3,9l/100km; 103g CO2/km, 17.540€ TVAC. |
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D’une manière globale,
on note également une impression de qualité en progrès. Même si
elle n’égale pas les références du segment et que l’on déplore
encore l’utilisation de quelques plastiques moins flatteurs par
endroits, la Yaris dispose d’un tableau de bord globalement
convaincant. Même s’ils sont moins nombreux que par le passé, on
apprécie aussi la présence de petits espaces de rangement pratiques
pour déposer des menu objets (téléphone, portefeuille, clés…).
Par contre, les vides poches dans les portes sont assez étroits (à
l’avant) voire carrément absents (à l’arrière). Une fois à
bord, les yeux sont directement attirés par le grand écran tactile
du système Toyota Touch&Go trônant au centre de la planche de
bord. Un module d’info-divertissement offert dès les niveaux
d’équipement moyens (voire même d’accès durant la phase de
lancement). Reléguant la concurrence dans les cordes, ce module
permet de consulter/envoyer des SMS, recevoir des appels, naviguer
dans son i-Pod mais également de consulter la météo, effectuer des
recherche sur Google… (il faudra tout de même connecter son
smartphone au système et payer les communications 3G nécessaires).
Toyota offre, en outre, sur ce GPS embarqué la fonction Touring
Mobilis permettant de recevoir, en temps réel, les informations
routières en Europe.
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Pétillante
Dès les premiers mètres,
on ressent le caractère pétillant de la Yaris. Une sensation
principalement due à la vivacité de la direction. Mais aussi grâce
au côté pétillant du petit trois cylindres 1.0 de 69 chevaux. Un
moteur à conseiller pour les conducteurs qui évoluent
principalement en ville. A la condition toutefois de ne pas avoir
peur de ressentir des vibrations à travers le corps !
Architecture trois cylindres oblige, ce bloc communique pas mal de
soubresauts lors des accélérations mais également, et c’est plus
dérangeant, à l’arrêt, lorsqu’il tourne au ralenti. C’est
dans ces moments-là qu’on regrette que Toyota n’équipe pas sa
Yaris d’un Stop&Start. Seule la motorisation essence plus
puissante, le 1.3l 99ch, pourra peut-être en bénéficier
prochainement (ça existe, mais l’équipement n’a pas été
retenu en Belgique). S’il offre une meilleure allonge à la Yaris
sur les grands axes, ce bloc plus puissant paraît quand même moins
réactif dans les basses rotations. Il peut néanmoins compter sur
une boîte manuelle à six rapports (5 rapports sur la 1.0) dont les
débattements courts et les verrouillages fermes s’avèrent
agréables à manipuler. Finalement, l’avantage principal de ce
bloc quatre cylindres par rapport à son petit frère «amputé»
réside surtout dans sa plus grande discrétion sonore et vibratoire.
Voire à sa possibilité d’être équipé d’une transmission
automatique (de type CVT) pour les amateurs du genre.
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La Yaris 1.0 VVT-i
en quelques chiffres
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Moteur : 3
cylindres en ligne,
essence atmosphérique; 998cc;
69ch à 6.000tr/min;
93Nm à 3.600tr/min.
Transmission
: aux roues avant.
Boîte :
manuelle à 5 rapports.
L/l/h :
3.885/1.695/1.510 mm
Poids à
vide (kg): 950
Coffre (l) :
286
Réservoir
(l) : 42
0 à 100
km/h (sec.) : 15,3
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+
Rapport encombrement/habitabilité
Moteurs sobres
Système d’info-divertissement
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D-4D
Même si Toyota s’attend
à écouler principalement ses mécaniques à essence, la Yaris ne
fait pas l’impasse sur les blocs diesels. Au catalogue, on retrouve
le 1.4 D-4D 90ch. Couplé à une boîte manuelle à six rapports, ce
petit moteur peut également s’offrir les services d’un embrayage
robotisé. A l’usage, il offre suffisamment de coffre pour animer
la légère Yaris. Dommage toutefois qu’il se montre un peu trop
sonore. L’habitacle de la japonaise ne brille d’ailleurs pas par
son insonorisation (vent, roulement…). Bonne nouvelle pour le
portefeuille : avec ses émissions de CO2 inférieures à 105
g/km, la Yaris peut bénéficier, tant que le système
d’éco-réduction tient le coup, des 15% de ristourne du
gouvernement.
Conclusion
Même si elle a un peu
grandi, la nouvelle Yaris reste suffisamment compacte pour évoluer
sereinement en ville. Tout en offrant un volume habitable et un
coffre aussi généreux que les «grandes» du segment. A se demander
d’ailleurs à quoi leur servent tous ces centimètres !
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Insonorisation
Pas de Stop&Start
Abandon de la banquette coulissante
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Jean-François Christiaens
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