Auto Trends - Essais routiers
Subaru XV 2.0D
Février 04, 2012 | 9:00
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Pas celle que vous croyez

Cette Subaru «Ickx-Vé» est la version surélevée et plastifiée de la toute nouvelle Impreza vue au récent Salon de Tokyo. Elle veut pourtant se positionner comme un SUV à part entière !

Constatant que le marché européen des voitures «classiques» tend à diminuer alors que celui des SUV compacts a plus que doublé en cinq ans, Subaru a flairé le bon coup. Afin de présenter sa nouveauté comme une concurrente potentielle des Nissan Qashqai et autres Hyundai ix35, il la lance uniquement dans cette variante XV en Europe, faisant une croix (toute provisoire, rassurez-vous) sur la nouvelle Impreza dévoilée à Tokyo. L’appellation Impreza, d’ailleurs, n’apparaît nulle part : il s’agit vraiment de faire passer cette XV pour un SUV à part entière. Pourquoi pas, après tout !? Elle dispose de quatre roues motrices (en série !), d’un look pas tellement différent d’un Qashqai et d’une garde au sol surélevée (22 cm). Le compte y est, même si nous ne sommes pas complètement dupes !

Boxer dans la même catégorie
Comme toute Subaru qui se respecte, la XV dispose d’un atout non-négligeable à travers ses moteurs boxers. Ceux-ci permettent en effet d’abaisser le centre de gravité du véhicule, ce qui, dans le cas d’un SUV - par définition un peu haut sur pattes -, constitue un plus évident. On peut donc s’attendre à ce que la tenue de route de cet engin soit supérieure à celle des modèles qu’il entend concurrencer. Rendez-vous un peu plus loin pour confirmer cela… ou pas.
En attendant, faisons un petit tour dans l’habitacle, pour constater que la finition est plutôt de belle facture, même si on n’est pas dans une Audi Q3. L’ergonomie est bien pensée, la position de conduite surélevée plutôt agréable, et l’habitabilité digne de celle d’une petite familiale. Le coffre en revanche est un peu curieux, avec des différences de niveaux compensées par de faux planchers faisant un peu bricolés. Mais bon, mieux vaut avoir un habitacle sympa et un coffre un peu bâclé que l’inverse !

Turbo diesel ou (presque) rien
Subaru Belgique a attendu longtemps avant de pouvoir proposer des véhicules turbos diesels à la vente. Désormais, avec son 4 cylindres boxer, l’importateur peut enfin avoir de plus grandes ambitions commerciales. Du coup, le fait que les moteurs essence soient encore dépourvus de turbos n’a pas grande importance. Le 1.6l 114ch et le nouveau 2 litres 150ch manquent pourtant clairement de couple pour mouvoir le XV avec aisance. Le plus gros des deux ne développe en effet que 196 Nm, soit 154 de moins que le TD. Celui-ci constitue donc un choix quasi-incontournable !

Sous-
vireuse
Lors d’un bref essai sur des routes italiennes détrempées, nous avons retrouvé l’agrément habituel des Subaru équipées du fameux boxer turbo diesel. Ce moteur fait preuve d’une grande disponibilité à tous les régimes, et d’un caractère qui fait souvent défaut à ses concurrents. La commande de boîte est relativement précise et la direction offre un bon rendu. Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes… si nous n’avions pas un peu forcé l’allure, ce qui nous a permis de découvrir le principal défaut du XV : un sous-virage prononcé et intervenant de manière assez brutale. Il faudra confirmer cette impression lors d’un essai avec des pneus classiques car notre véhicule de test était équipé de pneus hiver peut-être mal adapté à la voiture et/ou aux conditions météos.


Stéphane Lémeret

CONCLUSION
En positionnant dès le départ sa nouvelle Impreza comme un SUV, Subaru Europe tente un pari intéressant. D’autant plus que son prix est très concurrentiel et que l’agrément de conduite caractéristique de la marque n’est pas un vain mot.


















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