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Auto Trends - Essais routiers
Essais routiers > Renault Latitude 2.0 dCi 175
Renault Latitude 2.0 dCi 175
Janvier 13, 2011 | 9:24
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Venue d’ailleurs !
Le nouveau haut de gamme de Renault joue la carte de l’exotisme. Déjà commercialisée sous d’autres «latitudes», la Renault éponyme arrive sur le Vieux Continent riche de son passé coréen. Née Samsung SM5, cette nouvelle Renault parviendra-t-elle à tenir tête aux références européennes ?
«
Fort de notre collaboration avec Samsung Motors
, nous avions la possibilité de proposer une nouvelle offre sur le segment supérieur sans que la manœuvre n’exige un investissement financier trop important. Cela aurait été bête, de la part de Renault, de rater cette opportunité». Voilà finalement ce que l’on retiendra de la discussion, plutôt animée, avec les dirigeants de Renault à l’issue de la conférence de presse. Il faut dire que lorsqu’une marque française tente une incursion dans le segment des berlines haut de gamme, les passions se déchaînent automatiquement. Dans ce cas-ci, il n’est plus question de style trop original (critiques essuyées par la Vel Satis) mais plutôt, au contraire, de perte d’identité.
Présenter aux clients européens le haut de gamme français comme une simple copie d’un modèle asiatique… On a connu mieux comme argument pour réussir à percer sur un segment premium !
Version remaniée
Dénigrer la Latitude uniquement sur base de ses origines, avant même de lui accorder un galop d’essai, serait pour le moins cavalier. D’autant plus que, même si les investissements restent largement inférieurs à ceux nécessaires pour la création d’un nouveau modèle, Renault a adapté la Samsung SM5 aux attentes européennes. Sur le plan esthétique, on remarquera principalement la face avant inédite à la calandre chromée imposante. La planche de bord est également entièrement nouvelle et présente des matériaux plus flatteurs. Sur le plan technique, outre des liaisons au sol légèrement modifiées, on épinglera aussi une gamme de motorisations diesels inédite. En entrée de gamme, on retrouve le 2 litres quatre cylindres 150ch. Renault le propose également dans une version poussée à 175 chevaux, au choix en transmission manuelle ou automatique. La version porte-drapeau hérite du nouveau V6 diesel 3 litres 240ch.
Farceur d’ioniseur ?
A bord de la Latitude, Renault promet de voyager en première classe. Grâce au confort des suspensions mais également au siège massant (dommage pour le passager, seul le conducteur peut bénéficier de cette charmante attention !) et surtout au gadget électronique qui fait fureur dans les pays asiatiques : l’ioniseur. Difficile de vous en expliquer clairement les bienfaits… Pour tout vous dire, je n’ai pas senti de grande différence. Mais bon, théoriquement ce système envoyant des ions d’oxygène négatifs dans l’habitacle doit permettre de se relaxer : «les ions négatifs dynamisent et apaisent tandis que les ions positifs, naturellement présents dans l’air, mais souvent en trop grande concentration dans les endroits confinés comme un habitacle, stressent et fatiguent». S’ils le disent…
+
Habitabilité
Confort de marche
Moteurs modernes
Equipement de série généreux
Le luxe, c’est la taille ?
Grâce à ses dimensions généreuses (4,89m), la Latitude offre un
espace habitable généreux.
La largeur aux coudes à l’arrière permet de s’installer à trois sur la banquette arrière. Le rayon pour les genoux est également excellent. Concernant la garde au toit, elle est suffisante mais un peu moins généreuse si l’on opte pour le double toit vitré. Avec 511 litres disponible, le coffre présente un volume appréciable. Evidemment, le dossier de la banquette arrière se rabat selon la division classique 1/3-2/3 pour permettre d’emporter des objets encombrants.
–
Maintien de caisse
Personnalisation limitée
Insonorisation perfectible
Finition moyenne
Position de conduite un peu haute
Tout en souplesse
Sur la route, la Latitude tient ses promesses en matière de confort. Les suspensions confèrent un excellent filtrage. Dommage toutefois que cela soit au détriment du maintien de la caisse. Les prises de roulis en virage et le phénomène de pompage sur les routes ondulés sont assez marqués. Pour une berline au long cours, on regrettera également une insonorisation globale assez moyenne. A bord d’une Laguna, le 2.0 dCi est, par exemple, beaucoup plus discret. Moins rocailleux, le V6 s’avère moins envahissant dans l’habitacle. Force tranquille, il anime parfaitement la Latitude. Uniquement disponible en finition haut de gamme, il impose néanmoins un prix de base qui approche les 45.000 euros TVAC. Difficile de ne pas lorgner vers la concurrence allemande à ce tarif là, même si, ici, l’équipement de série est ultra-complet.
La Latitude est une bonne berline coréenne légèrement revue pour l’Europe. Son intérêt réside dans son rapport prestation/habitabilité/équipement/prix flatteur. C’est déjà pas mal !
Jean-François Christiaens
La Latitude 2.0 dCi 175 en quelques chiffres
Moteur : 4 cylindres en ligne, common rail turbo diesel; 1.995cc;
172ch à 4.000tr/min; 380Nm à 2.000tr/min.
Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle ou automatique 6 rapports.
L/l/h : 4.897/1.832/1.483 mm
Poids à vide (kg): 1.610
Coffre (l) : 511
Réservoir (l) : 70
0 à 100 km/h (sec.) : 9,2
Les autres motorisations
2.0 dCi 150 : 150ch; 210km/h; 5,3l/100km; 140g CO2/km; 32.500 euros TVAC.
V6 dCi : 240ch; 235km/h; 7,2l/100km; 188g CO2/km; 44.500 euros TVAC.
Prix : 38.700 € TVAC
Puissance : 172 ch
V-max : 220 km/h
Conso. mixte : 5,5l/100km
CO2 : 144 g/km
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