L'air de rien…
C'est en 2008 que Renault s'est lancé dans le
segment du SUV compact avec cet engin atypique. Ce face-lift nous
donne l'occasion de faire le point sur son étrange carrière…
La carrière normale d'une automobile, c'est un
démarrage rapide des ventes créé par l'attrait de la nouveauté,
un an ou deux de stabilité, puis un certain tassement et enfin un
face-lift plus ou moins prononcé, pour relancer l'intérêt du
public. Le Koleos est, semble-t-il, comme un bon film indépendant
qui sort en salle sans campagne de pub géante. Il suffit de quelques
spectateurs curieux et le bouche à oreille fait le reste. Voilà
donc comment, à la surprise même de Renault, la carrière du Koleos
a démarré doucement en 2008, mais reste sur une courbe (très)
ascendante depuis près de 4 ans. L'air de rien, ce sont plus de
150.000 Koleos qui ont trouvé preneur.
Rendons à Jules…
| Si le démarrage du Koleos a été timide,
c'est peut-être en partie à cause de ses origines un peu floues.
Car l'engin est en effet produit en Corée du Sud, et on en a déduit
un peu vite que Renault s'était trouvé une solution fastoche pour
investir le segment : poser un losange sur la face d'un véhicule
Samsung, marque dont Renault est propriétaire. A l'occasion du
face-lift, le constructeur français a tenu à remettre les pendules
à l'heure : du bout de l'antenne à la pipette des pneus, le Koleos
est une pure Renault, développée en France. Alors pourquoi le
fabriquer en Corée ? |
Prix : 29.249 € TVAC
Puissance : 150 ch
V-max : 183 km/h
Conso. mixte :
5,7 l/100km
CO2 : 148 g/km
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Insonorisation
Look plus consensuel
Rapport prix/équipement intéressant
Vraies aptitudes
tout-chemin (4x4)
Bon confort général…
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D'abord parce que la marque y dispose d'une
usine pratiquement neuve capable de répondre aux normes de qualité
Renault, ensuite parce que les marchés principaux du Koleos sont
l'Asie et la Russie. Géographiquement, ça se tient. Et puis la
production en Corée a un autre avantage, pour nous Européens : le
rapport prix/équipement. Dans la gamme Renault, le Koleos est sans
conteste la meilleure affaire. La version 4x4 la plus chère est
facturée 35.550 euros TVAC, et on ne peut lui ajouter que deux
options : peinture métal et phares bi-xénon. Tout le reste y est,
de la clim bi-zone au système audio Bose, en passant par le GPS, le
toit ouvrant panoramique, le cuir, la boîte auto… Enfin tout,
quoi !
A l'usure
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… bien qu'en léger retrait
Détails de finition
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Pourquoi ces explications ? Parce que le Koleos
est un engin plaisant, qu'il faut découvrir pour se faire une idée
et qu'il serait dommage de passer à côté pour de mauvaises
raisons. De fait, votre serviteur se souvient de la semaine passée à
bord du Koleos en 2008. Autant je n'étais pas fan du design, autant
j'étais plus convaincu de jour en jour par ce qu'il avait à offrir,
à savoir un confort supérieur à celui de ses concurrents. Il m'a
eu à l'usure et je ne dois pas être le seul, en témoigne son
schéma de carrière. Mais attention, on a vu souvent des face-lifts
corriger ce qui ne devait pas l'être. Alors !?
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Visage adouci
La première chose que l'on remarque,
évidemment, c'est le nouveau visage.
Exit la face étrange des
années Le Quément, le Koleos est désormais plus consensuel.
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Des
phares discrets, une "vraie" calandre portant le losange en
son milieu et c'est à peu près tout ce qui a changé, puisque
l'arrière est resté identique. A bord, on a juste ajouté ci et là
quelques touches d'alu brossé et modifié la couleur d'éclairage
des cadrans.
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Châssis endurci
| Côté châssis par contre, on a retravaillé.
Comme vous l'avez lu plus haut, le Koleos était probablement le plus
confortable des SUV de sa catégorie. Sans être mou du genou, son
châssis présentait une étonnante faculté à gommer les plaies et
les bosses du revêtement. Un vrai coussin. Mais Renault semble
penser que pour convaincre les Européens, il faut absolument
afficher un semblant de prétentions dynamiques. Du coup, nous avons
eu l'impression que les suspensions avaient un peu perdu de leur
douceur. On reste loin du SUV anti-vertèbres comme on sait en faire
du côté de l'Allemagne, mais sur les routes secondaires un peu
gondolées de la grande banlieue parisienne, les choses n'étaient
plus très raccord avec nos souvenirs. Pourtant, le compromis
confort/dynamisme est resté du bon côté : celui du confort.
D'autant que l'insonorisation a encore progressé. Bref, l'agrément
général fait toujours bonne impression, et l'excellent 2.0 dCi
version 150ch (unique motorisation disponible) ne fait que renforcer
tout cela. |
Le Koleos 2.0 dCi 150 4x2
en quelques chiffres
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Moteur : 4
cylindres, 1.995cc;
150ch à 4.000tr/min;
320Nm à 2.000tr/min.
Transmission : aux
roues avant.
Boîte : manuelle 6
rapports.
L/l/h (mm) :
4.520/1.855/1.690
Poids à vide (kg):
1.649
Volume du coffre (l)
: 450 – 1.380
Réservoir (l) : 65
0 à 100 km/h (sec.)
: 10
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Tout-chemin
Comme de coutume dans le segment, le Koleos est
disponible en transmission avant, ou en 4x4. Dans ce dernier cas, la
traction intégrale est empruntée au Nissan X-Trail (bonne
référence) et repose sur un coupleur arrière à gestion
électronique. Trois modes de fonctionnement : 2WD, Auto ou 4WD-Lock.
En 4WD-Lock, la répartition de la force motrice est verrouillée en
50% devant, 50% derrière. Renault nous a gratifiés d'un petit
parcours off-road pas vraiment extrême, mais suffisant pour juger du
fait que le Koleos n'a peur ni de la boue, ni des croisements de
ponts, ni des pentes plutôt raides, pendant lesquelles on peut à
tout moment activer l'aide à la descente. Il est assez rare qu'un
constructeur nous fasse ce genre de démonstration, donc on le
souligne. Au passage, notons que les suspensions de la version 4x4
semblaient plus douces, donc aussi confortables que dans le passé.
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Conclusion
Voici un face-lift bienvenu. Pas seulement pour
corriger une esthétique pas très heureuse, mais aussi pour se
remettre à l'esprit toutes les qualités d'un véhicule qui gagne à
être connu.
Laurent Zilli
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Les autres motorisations
2.0 dCi 150 4x4 : 150ch,
6,4l/100km, 182km/h, 30.850 euros TVAC.
2.0 dCi 150 4x4 auto :
150ch, 7,1l/100km, 180km/h, 35.550 euros TVAC.
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