Auto Trends - Essais routiers
Renault Koleos
Novembre 23, 2011 | 1:05
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L'air de rien…


C'est en 2008 que Renault s'est lancé dans le segment du SUV compact avec cet engin atypique. Ce face-lift nous donne l'occasion de faire le point sur son étrange carrière…


La carrière normale d'une automobile, c'est un démarrage rapide des ventes créé par l'attrait de la nouveauté, un an ou deux de stabilité, puis un certain tassement et enfin un face-lift plus ou moins prononcé, pour relancer l'intérêt du public. Le Koleos est, semble-t-il, comme un bon film indépendant qui sort en salle sans campagne de pub géante. Il suffit de quelques spectateurs curieux et le bouche à oreille fait le reste. Voilà donc comment, à la surprise même de Renault, la carrière du Koleos a démarré doucement en 2008, mais reste sur une courbe (très) ascendante depuis près de 4 ans. L'air de rien, ce sont plus de 150.000 Koleos qui ont trouvé preneur.



Rendons à Jules…

Si le démarrage du Koleos a été timide, c'est peut-être en partie à cause de ses origines un peu floues. Car l'engin est en effet produit en Corée du Sud, et on en a déduit un peu vite que Renault s'était trouvé une solution fastoche pour investir le segment : poser un losange sur la face d'un véhicule Samsung, marque dont Renault est propriétaire. A l'occasion du face-lift, le constructeur français a tenu à remettre les pendules à l'heure : du bout de l'antenne à la pipette des pneus, le Koleos est une pure Renault, développée en France. Alors pourquoi le fabriquer en Corée ?  

Prix : 29.249 € TVAC
Puissance : 150 ch
V-max : 183 km/h

Conso. mixte :
5,7 l/100km
CO2 : 148 g/km


+


Insonorisation

Look plus consensuel


Rapport prix/équipement intéressant


Vraies aptitudes

tout-chemin (4x4)


Bon confort général…

D'abord parce que la marque y dispose d'une usine pratiquement neuve capable de répondre aux normes de qualité Renault, ensuite parce que les marchés principaux du Koleos sont l'Asie et la Russie. Géographiquement, ça se tient. Et puis la production en Corée a un autre avantage, pour nous Européens : le rapport prix/équipement. Dans la gamme Renault, le Koleos est sans conteste la meilleure affaire. La version 4x4 la plus chère est facturée 35.550 euros TVAC, et on ne peut lui ajouter que deux options : peinture métal et phares bi-xénon. Tout le reste y est, de la clim bi-zone au système audio Bose, en passant par le GPS, le toit ouvrant panoramique, le cuir, la boîte auto… Enfin tout, quoi !


A l'usure

-


… bien qu'en léger retrait


Détails de finition


Pourquoi ces explications ? Parce que le Koleos est un engin plaisant, qu'il faut découvrir pour se faire une idée et qu'il serait dommage de passer à côté pour de mauvaises raisons. De fait, votre serviteur se souvient de la semaine passée à bord du Koleos en 2008. Autant je n'étais pas fan du design, autant j'étais plus convaincu de jour en jour par ce qu'il avait à offrir, à savoir un confort supérieur à celui de ses concurrents. Il m'a eu à l'usure et je ne dois pas être le seul, en témoigne son schéma de carrière. Mais attention, on a vu souvent des face-lifts corriger ce qui ne devait pas l'être. Alors !?

 
Visage adouci

La première chose que l'on remarque, évidemment, c'est le nouveau visage.

Exit la face étrange des années Le Quément, le Koleos est désormais plus consensuel.
 
Des phares discrets, une "vraie" calandre portant le losange en son milieu et c'est à peu près tout ce qui a changé, puisque l'arrière est resté identique. A bord, on a juste ajouté ci et là quelques touches d'alu brossé et modifié la couleur d'éclairage des cadrans.



Châssis endurci

Côté châssis par contre, on a retravaillé. Comme vous l'avez lu plus haut, le Koleos était probablement le plus confortable des SUV de sa catégorie. Sans être mou du genou, son châssis présentait une étonnante faculté à gommer les plaies et les bosses du revêtement. Un vrai coussin. Mais Renault semble penser que pour convaincre les Européens, il faut absolument afficher un semblant de prétentions dynamiques. Du coup, nous avons eu l'impression que les suspensions avaient un peu perdu de leur douceur. On reste loin du SUV anti-vertèbres comme on sait en faire du côté de l'Allemagne, mais sur les routes secondaires un peu gondolées de la grande banlieue parisienne, les choses n'étaient plus très raccord avec nos souvenirs. Pourtant, le compromis confort/dynamisme est resté du bon côté : celui du confort. D'autant que l'insonorisation a encore progressé. Bref, l'agrément général fait toujours bonne impression, et l'excellent 2.0 dCi version 150ch (unique motorisation disponible) ne fait que renforcer tout cela. 

Le Koleos 2.0 dCi 150 4x2

en quelques chiffres


 

Moteur : 4 cylindres, 1.995cc;

150ch à 4.000tr/min;

320Nm à 2.000tr/min.

Transmission : aux roues avant.
Boîte : manuelle 6 rapports.

L/l/h (mm) : 4.520/1.855/1.690
Poids à vide (kg): 1.649
Volume du coffre (l) : 450 – 1.380
Réservoir (l) : 65
0 à 100 km/h (sec.) : 10
 



Tout-chemin


Comme de coutume dans le segment, le Koleos est disponible en transmission avant, ou en 4x4. Dans ce dernier cas, la traction intégrale est empruntée au Nissan X-Trail (bonne référence) et repose sur un coupleur arrière à gestion électronique. Trois modes de fonctionnement : 2WD, Auto ou 4WD-Lock. En 4WD-Lock, la répartition de la force motrice est verrouillée en 50% devant, 50% derrière. Renault nous a gratifiés d'un petit parcours off-road pas vraiment extrême, mais suffisant pour juger du fait que le Koleos n'a peur ni de la boue, ni des croisements de ponts, ni des pentes plutôt raides, pendant lesquelles on peut à tout moment activer l'aide à la descente. Il est assez rare qu'un constructeur nous fasse ce genre de démonstration, donc on le souligne. Au passage, notons que les suspensions de la version 4x4 semblaient plus douces, donc aussi confortables que dans le passé.

Conclusion


Voici un face-lift bienvenu. Pas seulement pour corriger une esthétique pas très heureuse, mais aussi pour se remettre à l'esprit toutes les qualités d'un véhicule qui gagne à être connu.


Laurent Zilli


 

Les autres motorisations


2.0 dCi 150 4x4 : 150ch, 6,4l/100km, 182km/h, 30.850 euros TVAC.

2.0 dCi 150 4x4 auto : 150ch, 7,1l/100km, 180km/h, 35.550 euros TVAC.






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